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Maduro souffle le chaud et le froid : silence sur l’attaque, mais porte ouverte à Trump
Crédit: lanature.ca (image IA)

Un silence stratégique face aux rumeurs de guerre

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C’est une situation pour le moins étrange, vous ne trouvez pas ? Jeudi dernier, le président vénézuélien Nicolas Maduro s’est retrouvé dans une position délicate. Il a soigneusement évité de confirmer ou même de démentir une supposée attaque américaine qui aurait visé des installations portuaires au Venezuela. C’est pourtant une accusation grave, lancée plus tôt cette semaine par nul autre que Donald Trump.

Le locataire de la Maison-Blanche avait affirmé lundi, avec son aplomb habituel, que les États-Unis avaient détruit une zone de mise à quai. Selon lui, ces infrastructures servaient à des bateaux accusés de participer au trafic de drogue. Si cela s’avère vrai, ce serait historique : la toute première attaque terrestre américaine directement sur le sol vénézuélien. Rien que ça.

Mais à Caracas, l’ambiance est lourde. Le pouvoir en place subit une pression colossale de la part de Washington. Imaginez un peu : une flottille de guerre a été déployée dans les Caraïbes, les sanctions pétrolières ont été durcies, et les Américains ont même saisi au moins deux navires chargés de brut vénézuélien. Face à cela, Maduro joue la carte du mystère, tout en laissant, paradoxalement, la porte entrouverte à la discussion.

L’interview télévisée : Entre déni et appel du pied

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C’est lors d’une interview diffusée jeudi sur la chaîne publique VTV que Nicolas Maduro s’est exprimé face au journaliste espagnol Ignacio Ramonet — un habitué, puisqu’il lui accorde un entretien chaque année. Quand on lui a posé la question fatidique sur ce silence gouvernemental concernant l’attaque, sa réponse a été, disons, nébuleuse.

« Cela peut être un sujet dont nous parlerons dans quelques jours. Très certainement, nous pourrions discuter d’ici quelques jours », a-t-il lâché, sans plus de détails. Il a préféré rassurer son peuple avec des phrases bien rodées : « Ce que je peux te dire, c’est que le système de défense nationale a garanti et garantit l’intégrité territoriale […]. Notre peuple est en sécurité et en paix. » Une façon de dire que tout est sous contrôle, même si on peut en douter.

Mais le plus surprenant, c’est cette volonté affichée de négocier. Maduro a clarifié qu’il n’avait pas eu de deuxième conversation téléphonique avec Trump depuis celle de novembre, mais il se dit « prêt ». Et il ne fait pas semblant : « Quand ils le veulent, où ils le veulent et comme ils le veulent », a-t-il martelé.

Son offre est claire, presque commerciale : si Washington veut lutter contre le narcotrafic, il est partant. S’ils veulent du pétrole ? Le Venezuela est prêt à accueillir des investissements américains. Il a même cité nommément le groupe Chevron. C’est du pragmatisme pur : « Aux États-Unis, ils doivent savoir que, s’ils veulent des accords intégraux de développement économique, ici au Venezuela aussi ! », a-t-il insisté.

Le dossier épineux des migrants et les accusations croisées

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Il y a aussi cette histoire de migrants qui complique tout. C’était un sujet prioritaire pour Donald Trump, et apparemment, il y avait une certaine coopération… jusqu’à récemment. Nicolas Maduro a révélé, non sans amertume, que tout fonctionnait « parfaitement » jusqu’à ce que les autorités américaines décident, il y a trois semaines environ, de ne plus renvoyer les migrants.

Washington a suspendu ces vols en décembre, alors qu’ils avaient continué pendant une bonne partie de la crise. Pour Maduro, l’hypocrisie est totale : « ils parlent de la question migratoire, mais ce sont eux qui ont suspendu l’accord ». Il garde tout de même espoir qu’avec un peu de « rationalité et de diplomatie », ces sujets pourront être remis sur la table.

Bien sûr, le contexte est explosif. D’un côté, Trump accuse Maduro d’être à la tête d’un vaste réseau de narcotrafic. De l’autre, Maduro jure que c’est faux et accuse les États-Unis de vouloir le renverser uniquement pour mettre la main sur les réserves de pétrole du pays — qui sont, rappelons-le, les plus grandes de la planète. On a l’impression d’un dialogue de sourds, n’est-ce pas ?

Conclusion : Libérations de prisonniers sur fond de contestation électorale

credit : lanature.ca (image IA)

Pour finir sur une note un peu différente, parlons de ce qui se passe à l’intérieur du pays. Est-ce un gage de bonne volonté ou juste un geste pour les fêtes ? Difficile à dire. Toujours est-il que les autorités ont annoncé jeudi la libération de 88 personnes. Ces gens avaient été emprisonnés suite à l’élection présidentielle de 2024, un scrutin, rappelons-le, très contesté par l’opposition.

Cela survient juste une semaine après la libération de 99 autres détenus pour Noël. Mais attention, ne nous y trompons pas : ces personnes restent sous le coup de procédures judiciaires. Ce n’est pas une amnistie totale.

D’ailleurs, une mission de l’ONU a récemment tiré la sonnette d’alarme, soulignant que la répression s’était intensifiée ces derniers mois. L’opposition utilise même une image assez forte, celle des « portes tournantes » des prisons : on libère d’un côté, mais on continue d’arrêter de l’autre. Selon l’ONG Provea, il resterait encore quelque 700 détenus politiques dans le pays. C’est un chiffre qui fait réfléchir.

Tout cela découle de la réélection de Nicolas Maduro pour un troisième mandat de six ans en 2024, proclamée par le Conseil national électoral (CNE). Le problème ? Le CNE n’a jamais donné les résultats détaillés, prétextant une attaque informatique, et ni les États-Unis ni une grande partie de la communauté internationale ne reconnaissent cette victoire.

Selon la source : lapresse.ca

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

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