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La vice-présidente vénézuélienne réaffirme que Maduro est le seul président légitime
Crédit: lanature.ca (image IA)

Une déclaration de défi dans la tourmente

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C’est une situation pour le moins confuse, voire surréaliste, qui règne actuellement au Venezuela. Imaginez un peu la scène : samedi dernier, alors que le monde apprenait avec stupéfaction l’opération américaine, la vice-présidente vénézuélienne, Delcy Rodríguez, a pris la parole à la télévision. Elle n’y est pas allée par quatre chemins.

Quelques heures seulement après que les troupes américaines ont capturé le président Nicolás Maduro et son épouse pour les faire juger à New York, Mme Rodríguez a tenu à remettre les pendules à l’heure, du moins selon sa vision des choses. « Il n’y a qu’un seul président au Venezuela, et son nom est Nicolas Maduro Moros », a-t-elle martelé lors de son allocution télévisée adressée aux Vénézuéliens. C’est une affirmation qui résonne étrangement alors que le chef de l’État se trouve physiquement aux mains des forces étrangères.

Guerre des mots et accusations de « barbarie »

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Là où l’histoire devient vraiment complexe, c’est quand on écoute ce qui se dit du côté de Washington. Le président Trump a affirmé que Mme Rodríguez avait prêté serment en tant que *nouvelle* présidente du Venezuela. Mais, coup de théâtre ou simple fidélité politique, son soutien indéfectible à la présidence de Maduro semble balayer d’un revers de main les remarques de Trump.

Pour elle, pas de doute, cette attaque contre le Venezuela relève de la « barbarie ». Elle a exigé, avec une certaine véhémence, que les États-Unis libèrent immédiatement Maduro et sa femme, Cilia Flores. On sent bien l’indignation dans ses propos rapportés par le New York Times : « Nous avions déjà prévenu qu’une agression était en cours sous de faux prétextes et de fausses excuses, et que les masques étaient tombés ». Selon elle, il n’y a qu’un seul objectif derrière tout ça : un changement de régime.

Et pourquoi ce changement ? Eh bien, toujours selon la vice-présidente, ce serait pour permettre la saisie de leurs ressources énergétiques, minérales et naturelles. « C’est le véritable objectif, et le monde et la communauté internationale doivent le savoir », a-t-elle insisté. Pourtant, malgré ce ton accusateur, elle a glissé une petite phrase qui laisse la porte entrouverte : elle s’est dite prête à discuter et à « avoir des relations respectueuses » avec l’administration Trump. D’après l’Associated Press, elle a précisé que c’est « la seule chose que nous accepterons pour un type de relation après avoir attaqué [le Venezuela] ».

Les détails d’une opération militaire spectaculaire

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Sur le terrain, les événements se sont précipités à une vitesse folle. À la suite de ce qu’elle qualifie d’« agression brutale complète contre notre peuple », Rodríguez a demandé aux États-Unis de montrer une « preuve de vie » de Maduro et Flores. Une demande qui en dit long sur l’incertitude du moment.

Il faut dire que les États-Unis n’ont pas fait les choses à moitié. Ils ont mené des frappes dans la capitale, Caracas, tôt samedi matin. Ce n’était pas n’importe qui : c’est la fameuse Delta Force de l’armée américaine qui est entrée dans le complexe de Maduro pour l’arrêter, lui et Cilia Flores. Ils n’ont pas traîné sur place ; tous deux ont été transportés par avion vers le porte-avions USS Iwo Jima, qui fait route vers New York. C’est là-bas que le couple devra faire face à la justice.

D’ailleurs, parlons-en de cette justice. La procureure générale Pam Bondi a levé les scellés sur les chefs d’accusation contre Maduro et Flores. Il s’agit d’un acte d’accusation de remplacement (superseding indictment) déposé samedi, qui vient s’ajouter aux charges initialement déposées contre Maduro en 2020. C’est du sérieux.

Pendant ce temps, depuis son complexe de Mar-a-Lago, Trump a déclaré aux journalistes que les États-Unis allaient « diriger » le Venezuela jusqu’à ce qu’il y ait une transition pacifique du pouvoir. Chose intéressante, il n’a pas dit si la chef de l’opposition, María Corina Machado, devait prendre la relève. Il a même prétendu qu’elle « n’a pas le soutien ni le respect à l’intérieur du pays ». Une petite pique au passage qui ne passera pas inaperçue.

Conclusion : La joie de l’opposition

Malgré les réserves de Trump, María Corina Machado ne cache pas sa satisfaction. Elle a salué la capture de Maduro et a écrit dans une lettre partagée sur la plateforme sociale X (l’ancien Twitter) que « l’heure de la liberté a sonné ! ».

Pour elle, la suite est claire : c’est le leader de l’opposition Edmundo González Urrutia qui devrait prendre les commandes. Souvenez-vous, c’est lui que Maduro avait vaincu lors des élections vénézuéliennes de 2024, au milieu de toutes ces allégations de fraude électorale généralisée. Reste à voir comment tout cela va se goupiller dans les jours à venir.

Selon la source : thehill.com

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

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