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Mark Carney : le Canada soutient la volonté du peuple vénézuélien de déterminer son avenir
Crédit: shutterstock

Une position canadienne mesurée face à l’intervention américaine

Canada’s Liberal Party leader, Mark Carney, attends a federal election campaign rally at Sheraton Vancouver Airport Hotel in Richmond, British Columbia, Canada, on April 7, 2025.

C’est une nouvelle qui a secoué ce début d’année 2026, vous ne trouvez pas ? Alors que nous nous remettions à peine des fêtes, le Premier ministre Mark Carney a dû réagir à une annonce pour le moins explosive venue de nos voisins du sud. Ce samedi 3 janvier, après que le président américain Donald Trump a révélé que ses forces avaient capturé le président vénézuélien tôt dans la matinée, M. Carney a tenu à réaffirmer la position du Canada. Il a déclaré que le pays soutient le droit du peuple vénézuélien à « décider et construire son propre avenir dans une société pacifique et démocratique ».

C’est une situation délicate, c’est le moins qu’on puisse dire. Dans une déclaration sur les réseaux sociaux samedi soir, le Premier ministre a rappelé que le Canada n’a jamais reconnu le régime de Nicolás Maduro, qualifié d’illégitime depuis cette élection contestée de 2018 — on s’en souvient encore. Il a précisé : « Le gouvernement canadien accueille donc favorablement l’opportunité de liberté, de démocratie, de paix et de prospérité pour le peuple vénézuélien. »

Cela dit, Carney reste fidèle à la ligne diplomatique traditionnelle, enfin, je suppose que c’est pour éviter de froisser qui que ce soit. Il a ajouté que le Canada soutient depuis longtemps un processus de transition « pacifique, négocié et dirigé par les Vénézuéliens » qui respecte la volonté démocratique, tout en appelant l’ensemble des parties à respecter le droit international. Une photo de presse, prise un peu plus tôt, le 27 décembre 2025 à Halifax, montrait déjà un Mark Carney aux traits tirés, comme s’il anticipait une année chargée.

Détails de l’opération américaine et accusations judiciaires

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Revenons un instant sur les faits, car ils sont d’une violence assez inouïe. Samedi matin, Donald Trump a affirmé que les États-Unis avaient mené avec succès une « frappe à grande échelle » contre le Venezuela pour capturer Maduro. Imaginez la scène : de multiples explosions ont retenti durant la nuit et des avions volant à basse altitude ont balayé Caracas, la capitale de cette nation si riche en pétrole. Le gouvernement de Maduro a immédiatement accusé les États-Unis d’attaquer des installations civiles et militaires. C’est le chaos total.

Sur le plan judiciaire, ça ne rigole pas non plus. La procureure générale des États-Unis, Pam Bondi, a indiqué sur les réseaux sociaux que Maduro et son épouse, Cilia Flores, ont été inculpés par le tribunal du district sud de New York. Ses mots étaient d’une dureté implacable : « Ils affronteront bientôt la colère de la justice américaine sur le sol américain dans des tribunaux américains. »

Plus tard dans la matinée de samedi, Trump a enfoncé le clou lors d’une conférence de presse, déclarant aux journalistes que les États-Unis allaient « diriger » le Venezuela jusqu’à ce qu’une transition « sûre, appropriée et judicieuse » soit possible. Pour les observateurs — et j’en fais partie — cette situation marque l’intervention la plus directe de Washington en Amérique latine depuis l’invasion du Panama en 1989. Ça remonte, hein ?

Sécurité des Canadiens et réactions ministérielles

U.S. Department of State flickr

Au milieu de tout ce tumulte, on peut légitimement s’inquiéter pour nos compatriotes là-bas. Affaires mondiales Canada a voulu se montrer rassurant dans une déclaration à CBC News, affirmant ne pas avoir connaissance de rapports signalant des Canadiens blessés dans les attaques. Mais attention, la prudence est de mise. L’agence exhorte tout citoyen au Venezuela cherchant un soutien consulaire à contacter l’ambassade du Canada à Bogota, en Colombie. Pourquoi ? Tout simplement parce que notre ambassade au Venezuela est fermée depuis 2019. C’est bon à savoir si vous avez de la famille dans le coin.

La ministre des Affaires étrangères, Anita Anand, a fait écho aux propos du Premier ministre plus tôt samedi. Elle a rappelé que le Canada a « refusé de reconnaître toute légitimité au régime de Maduro et s’est opposé à sa répression du peuple vénézuélien ». Elle a ajouté : « Conformément à notre engagement de longue date à faire respecter l’État de droit et la démocratie, le Canada appelle toutes les parties à respecter le droit international. »

M. Carney, dans sa déclaration, a souligné que le Canada attache une grande importance à la résolution des crises par l’engagement multilatéral. « Nous sommes avant tout prêts à aider les Canadiens par l’intermédiaire de nos fonctionnaires consulaires », a-t-il dit, promettant de continuer à soutenir les réfugiés vénézuéliens. Fait notable : Carney n’a pas directement commenté la légalité des actions américaines, préférant probablement la prudence diplomatique.

L’opposition divisée : entre célébration et condamnation

X/@realDonaldTrump

C’est ici que les choses deviennent vraiment intéressantes sur la scène politique intérieure. Les réactions de l’opposition sont, disons… contrastées. D’un côté, le chef conservateur Pierre Poilievre n’a pas caché sa joie. « Félicitations au président Trump pour avoir arrêté avec succès le narco-terroriste et dictateur socialiste Nicolás Maduro, qui devrait finir ses jours en prison », a-t-il lancé samedi matin sur les réseaux sociaux, ajoutant un vibrant « À bas le socialisme. Vive la liberté. »

À l’opposé complet, le chef par intérim du NPD, Don Davies, est furieux. Pour lui, l’attaque américaine n’est ni de la légitime défense ni autorisée par le Conseil de sécurité de l’ONU. « C’est donc totalement illégal et une violation des pactes de l’ONU », a-t-il martelé, ajoutant que les États-Unis n’ont « aucune crédibilité » pour faire respecter le droit international quand ils violent eux-mêmes ces principes. Il exige que le Canada condamne fermement cette « agression ».

Et le Bloc Québécois dans tout ça ? Yves-François Blanchet a joué la carte de la nuance, mais avec une inquiétude palpable. S’il reconnaît que le régime de Maduro « défie les libertés fondamentales » et fait face à des allégations de trafic de drogue, il trouve « troublant » que les États-Unis se posent en justiciers au mépris du droit international. Il craint pour les vies civiles et la souveraineté des États. Le Bloc invite plutôt à utiliser les instruments multilatéraux comme l’ONU. Quant aux Verts, ils ont carrément condamné les frappes et ce qu’ils qualifient de « kidnapping » de Maduro.

Conclusion

En fin de compte, cet événement marque un tournant majeur, non seulement pour le Venezuela, mais pour l’équilibre géopolitique de notre hémisphère. On sent bien que le gouvernement canadien marche sur des œufs, tentant de concilier son soutien à la démocratie avec le respect du droit international, tout en gérant un voisin américain pour le moins imprévisible.

L’histoire nous dira si cette intervention mènera à la transition pacifique espérée par M. Carney ou à une instabilité encore plus grande. En attendant, les yeux du monde restent rivés sur Caracas, et nous, on ne peut qu’espérer que les civils seront épargnés.

Selon la source : cbc.ca/

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

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