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Trump profère des menaces contre 3 pays après l’arrestation du président vénézuélien et des frappes militaires
Crédit: shutterstock

Un coup de force au Venezuela suivi d’une série de menaces

le Président de la République du Venezuela, Nicolás Maduro. Palais du Planalto – Brasilia – DF. Photo : Ricardo Stuckert/RP via wikimedia / CC BY 2.0 / shutterstock

Alors que la nouvelle secoue toujours la scène internationale, l’administration de Donald Trump a franchi un pas des plus audacieux. Dans une opération militaire clandestine, les forces américaines ont réussi à capturer le président vénézuélien, Nicolás Maduro, pour le conduire aux États-Unis et l’y faire juger pour des accusations de « narco-terrorisme ». C’est le genre d’événement dont on parle pendant des décennies, vous ne trouvez pas ?

Pourtant, à peine quelques jours après ce coup d’éclat, l’ancien président, âgé de 79 ans, n’a pas cherché à calmer le jeu. Loin de là. Depuis son avion présidentiel, il a doublé la mise sur sa ligne dure envers l’Amérique latine. Une véritable vague de menaces a déferlé, visant cette fois trois autres pays. On sent que la région est plus que jamais sous tension, et les réactions, comme on le verra, ne se sont pas fait attendre.

« Nous sommes aux commandes » : Les déclarations explosives de Trump

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C’était le dimanche 4 janvier. À bord d’Air Force One, Donald Trump s’est adressé aux journalistes avec une assurance qui en a laissé plus d’un sans voix. Il a carrément affirmé que les États-Unis étaient désormais « aux commandes » du Venezuela. Une déclaration qui passe totalement outre la décision de la Cour suprême du pays, qui, elle, a nommé la vice-présidente Delcy Rodríguez à la tête d’un gouvernement intérimaire. Comme si cette institution n’existait tout simplement pas.

Mais ça ne s’est pas arrêté là. Le ton est vite devenu celui d’un avertissement. Trump a prévenu que l’armée américaine pourrait très bien revenir si la nation sud-américaine « ne se tenait pas correctement ». Et puis, son regard s’est tourné vers les voisins. La Colombie et Cuba sont soudainement entrés dans sa ligne de mire.

Il a décrit ces deux pays comme étant « très malades ». Concernant la Colombie, ses propos ont été particulièrement cinglants. Il a accusé le président Gustavo Petro de diriger un gouvernement mené par « un homme malade qui aime fabriquer de la cocaïne et la vendre aux États-Unis ». Et il a ajouté, d’une manière qui ne laisse guère de place au doute : « Et il ne va pas continuer très longtemps à le faire. Croyez-moi. » Quand un journaliste lui a demandé si cela signifiait qu’une opération similaire à celle du Venezuela attendait la Colombie, sa réponse a été d’une simplicité glaçante : « Ça me va très bien. »

Cuba, le Mexique, et l’onde de choc internationale

lanature.ca (image IA)

Ensuite, Trump s’est penché sur le cas de Cuba. Selon lui, l’île est « au bord de l’effondrement » suite à son intervention au Venezuela. Son raisonnement ? « Cuba n’a plus de revenus. Ils tiraient tous leurs revenus du Venezuela, du pétrole vénézuélien. Ils n’en reçoivent plus un seul. Cuba est littéralement sur le point de tomber. » Une analyse brutale, même s’il a estimé qu’il ne serait pas nécessaire d’envoyer des troupes pour intervenir directement là-bas. Un petit répit, peut-être.

Mais le regard du président américain est ensuite revenu vers le nord, vers le Mexique. Et là, nouveau coup de semonce. Il a déclaré que le pays « doit se reprendre parce que les [drogues] déferlent à travers le Mexique et nous allons devoir faire quelque chose ». Il a tout de même nuancé en qualifiant la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum de « personne formidable », avant d’ajouter, comme pour s’excuser presque : « Mais malheureusement, les cartels sont très puissants au Mexique. » On sent la pression monter d’un cran sur cette question brûlante de la frontière.

Toutes ces actions et ces déclarations n’ont pas manqué de provoquer un tollé. Des pays du monde entier ont réagi, mais c’est une déclaration conjointe de six nations qui résume le mieux l’indignation. Le Brésil, le Chili, la Colombie, le Mexique, l’Uruguay et même l’Espagne ont uni leurs voix pour condamner fermement les actions de Trump. Dans leur texte, ils expriment une « profonde inquiétude » et rejettent les actions militaires unilatérales sur le territoire vénézuélien. Ils estiment que ces actions vont à l’encontre des principes fondamentaux du droit international, comme l’interdiction de recourir à la force, et bafouent la souveraineté des États. Leur conclusion est sans appel : cela constitue « un précédent extrêmement dangereux pour la paix et la sécurité régionale » et met en danger les populations civiles.

Conclusion : Une région au bord de l’escalade ?

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Alors, où tout cela nous mène-t-il ? D’un côté, un ancien président américain qui affiche une volonté de fer, parlant sans détour de reprendre le contrôle et n’hésitant pas à menacer ouvertement des nations souveraines. De l’autre, une partie de l’Amérique latine qui se redresse et clame son unité face à ce qu’elle perçoit comme une ingérence inacceptable. Le président colombien Gustavo Petro l’a d’ailleurs clairement signifié sur le réseau social X, enjoignant Trump de « cesser de [le] calomnier » et avertissant que l’Amérique latine doit s’unir, sous peine d’être traitée « comme une servante et une esclave ».

La capture de Maduro n’était peut-être que le premier acte d’un scénario bien plus vaste et inquiétant. Avec ces nouvelles menaces envers la Colombie, Cuba et le Mexique, Trump a jeté de l’huile sur le feu. On a maintenant l’impression que toute la région est sur un fil, et le moindre incident pourrait déclencher une escalade dont personne ne veut vraiment imaginer les conséquences. L’histoire, décidément, est loin d’être écrite.

Selon la source : independent.co.uk

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

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