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L’Ukraine prévoit de lancer davantage de drones à longue portée que la Russie en 2026, Moscou ciblée
Crédit: lanature.ca (image IA)

Un rythme de frappes qui s’accélère

lanature.ca (image IA)

Le moins qu’on puisse dire, c’est que le début d’année a été mouvementé du côté de Moscou. Selon les données du ministère russe de la Défense, l’Ukraine a ciblé la capitale russe avec des drones chaque jour depuis le 1er janvier 2026. Une cadence qui, pour les observateurs, marque une nette escalade par rapport aux attaques plus sporadiques et symboliques des mois précédents.

Rien que jusqu’à minuit dimanche, les systèmes de défense aérienne russes affirment avoir abattu 57 drones au-dessus de la région de Moscou. Et ce n’est qu’une fraction du total : sur l’ensemble du territoire russe, le bilan annoncé est de 437 engins détruits en une seule journée. Des chiffres qui donnent le tournis et qu’il faut prendre avec du recul, bien sûr, puisque Moscou ne communique que sur les interceptions et rarement sur les dégâts réels.

Du côté ukrainien, silence radio. Enfin, pas tout à fait. Kyiv, sans commenter directement ces frappes quotidiennes, a depuis des mois justifié l’utilisation de drones longue portée pour perturber la logistique militaire russe et ses infrastructures énergétiques. Une façon de répondre, disent-ils, aux bombardements incessants subis depuis le début de l’invasion russe il y a presque quatre ans maintenant.

Les conséquences sur le terrain : trafic aérien paralysé et chiffres vertigineux

Vladimir Putin and Sergey Sobyanin in opening of Moscow Central Ring via wikimedia

Ces attaques répétées ne sont pas sans conséquence pour la vie quotidienne. Le maire de Moscou, Sergei Sobyanin, multiplie les annonces d’interceptions depuis le réveillon du Nouvel An, souvent sans entrer dans les détails. Mais l’impact, lui, est bien concret. L’agence de surveillance aérienne russe, Rosaviatsiya, a confirmé à plusieurs reprises des fermetures temporaires d’aéroports pour raisons de sécurité.

Imaginez le tableau : c’est les fêtes, du Nouvel An jusqu’au Noël orthodoxe, qui s’étend cette année jusqu’au 9 janvier. Une période où les Russes voyagent énormément, en famille, pour les vacances. Et là, patatras. Les principaux aéroports desservant la capitale – Vnukovo, Domodedovo, et Zhukovsky – doivent fermer leurs pistes. Résultat : plus de 200 vols retardés et des milliers de voyageurs coincés. Un vrai casse-tête logistique et un coup dur pour le tourisme en pleine saison haute.

Les chiffres donnés par les médias russes sont, il faut le dire, astronomiques. L’agence de presse étatique RIA a calculé que, sur la seule semaine écoulée, les défenses russes avaient intercepté et détruit au moins 1 548 drones ukrainiens au-dessus du territoire russe et de la péninsule de Crimée annexée. Une intensité inédite.

Pour donner un exemple précis, le 4 janvier, le maire Sobyanin a signalé que les défenses anti-aériennes avaient abattu au moins 28 drones en approche de la ville. La veille, c’était 21 drones interceptés selon lui, et 29 selon le ministère de la Défense russe pour la nuit du 4 janvier. On se perd un peu dans les comptes, mais la tendance est claire : c’est du quotidien, et à grande échelle.

Un renversement de tendance dans la guerre des drones ?

shutterstock

Ce qui frappe les analystes, au-delà des chiffres, c’est le changement de nature de ces frappes. Avant, Moscou était touchée de manière plus intermittente, souvent autour de dates symboliques – un anniversaire, une fête nationale – comme un message à l’adresse du Kremlin. Aujourd’hui, ça ressemble à une campagne de pression systématique, presque routinière. Une forme de harcèlement à distance qui vise à user les défenses et à montrer que la guerre n’est pas si lointaine pour les Russes.

Et il y a peut-être un signe encore plus parlant de ce renversement. Selon le canal Telegram Polkovnyk GSh, qui suit de près ces questions, l’Ukraine aurait lancé plus de drones longue portée que la Russie pendant plusieurs jours consécutifs. Les chiffres de la Force aérienne ukrainienne semblent le confirmer, puisqu’ils affirment que les forces russes ont lancé 468 drones sur la même période que les 1 500 et quelques interceptés par la Russie.

Je suppose qu’il faut interpréter ça avec prudence, les communications de guerre sont toujours à double tranchant. Mais si c’est vrai, c’est un développement majeur. Cela indiquerait non seulement une capacité de production et d’innovation ukrainienne renforcée, mais aussi une volonté de prendre l’initiative dans ce domaine, même loin du front. Une façon de ramener le conflit, physiquement et psychologiquement, jusqu’au cœur du pouvoir russe.

La Russie, de son côté, maintient sa ligne habituelle : elle ne rapporte que ce qu’elle abat, et reste très discrète sur les dégâts subis, sauf quand des civils sont malheureusement tués. C’est une guerre des perceptions autant qu’une guerre de drones.

Conclusion : Une nouvelle normalité conflictuelle ?

Alors, que retenir de tout ça ? D’abord, que le conflit entre la Russie et l’Ukraine entre visiblement dans une nouvelle phase, où les frappes en profondeur deviennent une norme, et non plus l’exception. L’objectif ukrainien semble clair : perturber, user, et faire monter le coût de la guerre pour Moscou, en ciblant sa logistique, son énergie, et maintenant, le quotidien de ses citoyens pendant les fêtes.

Ensuite, les perturbations massives du trafic aérien montrent à quel point ces attaques, même si elles sont souvent interceptées, ont un impact opérationnel et économique réel. Contraindre des aéroports majeurs à la fermeture, c’est une victoire en soi sur le plan tactique.

Enfin, cette escalade dans les airs pose une question inquiétante. Jusqu’où peut aller cette surenchère technologique ? Si l’Ukraine produit et lance effectivement plus de drones longue portée que la Russie, comme certains canaux le suggèrent, alors la donne stratégique est peut-être en train de bouger, lentement mais sûrement. Une chose est certaine : pour les habitants de Moscou, le bourdonnement des drones et les alertes anti-aériennes risquent de faire partie du paysage sonore de cette année 2026.

Selon la source : militarnyi.com

reuters.com

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

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