Un appartement au Québec transformé en « château de glace » après une coupure de chauffage
Auteur: Simon Kabbaj
Un désastre silencieux dans le froid québécois

Vous imaginez un peu ? Un appartement, complètement transformé en château de glace. C’est le spectacle glaçant – et c’est le cas de le dire – qu’ont découvert les propriétaires d’un immeuble à Trois-Rivières, à environ deux heures à l’est de Montréal.
Le locataire est parti et a carrément coupé le chauffage. Avec le froid mordant de l’hiver québécois, le résultat était presque prévisible, et pourtant tellement extrême. Les tuyaux ont gelé puis éclaté, et l’eau qui s’est déversée a gelé à son tour, créant cette scène de désolation digne d’un film catastrophe.
Jacques Nault, de Logispro Mauricie, la société qui possède l’immeuble, l’a baptisé le « château de glace ». Une image poétique pour une réalité très coûteuse et problématique.
L’étendue des dégâts et une facture salée

Alors, à quoi ça ressemble, un appartement qui a pris l’eau… et la glace ? D’après Jacques Nault, c’est un véritable carnage. « Il y a de l’eau dans les plafonds, dans les murs, partout. La moisissure va pousser », a-t-il confié à Noovo Info. C’est ça, le pire, peut-être. Les dégâts visibles, la glace, c’est une chose. Mais l’humidité qui s’infiltre partout, c’est une bombe à retardement pour la structure et la salubrité.
Le plan, maintenant, c’est de tout démolir, assécher et reconstruire. Une opération lourde dont le coût reposera, en partie du moins, sur les épaules de l’assurance. Nault, visiblement sous le choc, avoue n’avoir « jamais entendu parler d’une situation aussi extrême » auparavant. Ça donne une idée de l’ampleur du phénomène.
Pourquoi couper le chauffage ? Le contexte économique difficile

Mais pourquoi faire une chose pareille ? C’est la question qui vient tout de suite. Pour Jacques Nault, l’explication est malheureusement liée à notre époque. « Tout est cher. Le coût de la vie est de plus en plus élevé », constate-t-il. Dans ce contexte, certains locataires cherchent à économiser sur tout, même sur l’essentiel.
L’idée, pour eux, c’est de couper le chauffage quand ils ne sont pas là, pendant les vacances par exemple. « Les gens veulent économiser de l’argent. Pour eux, chauffer ne fait pas une grosse différence. S’ils ne sont pas dans le logement, ils se disent : ‘Baissons les coûts d’électricité’ », explique Nault. Il ajoute, avec un brin d’amertume, qu’à son avis, « ce n’est pas une bonne façon d’économiser de l’argent ». Le remède est bien pire que le mal, en somme.
Il rappelle une règle de base, pourtant cruciale sous nos latitudes : il faut chauffer son logement correctement en hiver pour éviter que les tuyaux ne gèlent. Une consigne qui semble évidente, mais que la précarité pousse parfois à oublier.
La situation du locataire et la découverte fortuite

Dans cette histoire précise, le locataire du « château de glace » n’habitait déjà plus les lieux depuis plusieurs mois et ne payait plus son loyer. Son éviction a été officialisée lundi 5 janvier. Une situation de départ déjà conflictuelle, à laquelle s’ajoute désormais ce dégât des eaux monumental.
L’immeuble en question est un triplex. Et c’est d’ailleurs par un heureux hasard – ou malheureux, ça dépend du point de vue – que la situation a été découverte. C’est lors d’une visite dans l’unité voisine que les dégâts ont été constatés. Une chance, si l’on peut dire, car cela a peut-être permis de limiter les dégâts pour les autres résidents.
D’ailleurs, et c’est un petit miracle, les deux autres logements du triplex n’ont pas été affectés. Le cauchemar est resté confiné à cet unique appartement laissé à l’abandon, devenu une étrange et coûteuse sculpture de glace au cœur de la ville.
Conclusion : Une leçon coûteuse à retenir
Cette histoire du « château de glace » de Trois-Rivières, c’est un peu la parabole des mauvaises économies. Elle nous rappelle une évidence qui a son prix : en hiver au Québec, un logement doit rester chauffé, point final. C’est une question de préservation du patrimoine, de sécurité pour les voisins, et finalement, de bon sens.
La tentation de couper les radiateurs pour alléger la facture est compréhensible avec la hausse des coûts, mais les conséquences peuvent être astronomiques. Comme le dit si bien Jacques Nault, ce n’est décidément pas une bonne façon d’économiser. C’est plutôt un bon moyen de se retrouver avec des réparations dont le montant dépasse largement les quelques dollars économisés sur l’électricité.
Espérons que ce cas extrême serve de leçon à tous, propriétaires et locataires, sur l’importance vitale d’un minimum de chauffage, même dans un logement vide. Parce que personne n’a envie de se réveiller avec un vrai palais de glace dans son immeuble.
Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.