Les drones ukrainiens frappent 100 000 soldats russes : la guerre change de visage
Auteur: Simon Kabbaj
Une nouvelle formule de guerre qui porte ses fruits

C’est un peu une évidence, mais ça mérite d’être rappelé. Face à un adversaire qui dispose d’une supériorité numérique écrasante, l’armée ukrainienne a dû se réinventer, et vite. Vous savez, on parle souvent de l’ingéniosité, de la débrouille… et c’est bien réel. Cette guerre a vu naître une sorte de slogan dans les rangs : « les robots et les drones partent au combat en premier ».
Et les chiffres dévoilés début janvier 2026 par le président Volodymyr Zelenskyy donnent raison à cette approche. Ils sont, disons-le, assez saisissants. Rien qu’en décembre 2025, les frappes de drones ukrainiens ont touché 35 000 soldats russes. Ce chiffre, je précise, inclut les tués, les blessés graves et ceux considérés comme irrécupérables. Un véritable coup de massue.
Mais attention, comme le souligne Robert « Madyar » Brovdi, le chef des Forces ukrainiennes des systèmes sans pilote, ce total de 35 000 regroupe toutes les frappes liées aux drones. Ses propres troupes, les Forces des systèmes sans pilote, seraient responsables d’environ 13 000 de ces « hits », soit environ 40% du total. Le reste provient d’autres unités qui utilisent aussi ces engins. C’est devenu tellement omniprésent.
Des chiffres sous-estimés et une tendance qui ne trompe pas

Il y a un détail important qui explique peut-être pourquoi ces chiffres sont encore en dessous de la réalité. Chaque frappe doit être vérifiée pour être comptabilisée officiellement. Prenez un exemple simple : si un drone entre dans un abri où se trouvent sept soldats russes, mais que les troupes au sol ou les images d’un autre drone ne parviennent pas à enregistrer les corps… et bien cette frappe, aussi efficace soit-elle, n’est pas comptée. C’est un système prudent, mais il laisse penser que le nombre réel de soldats russes éliminés est « significativement plus élevé ». C’est logique, non ? Dans le chaos d’une guerre, tout compter à la virgule, c’est mission impossible.
Ce qui est encore plus parlant que le chiffre de décembre, c’est la tendance. Regardez l’évolution mensuelle des pertes russes infligées spécifiquement par les drones en 2025, d’après le ministère ukrainien de la Transformation numérique :
- Juillet : 16 262 impacts
- Août : 14 480 impacts
- Septembre : 18 023 impacts
- Octobre : 24 687 impacts
- Novembre : 26 155 impacts
- Décembre : 33 019 impacts
La courbe est clairement ascendante, presque exponentielle. Et dès les quatre premiers jours de janvier 2026, Brovdi annonce que ses forces ont déjà frappé plus de 1 000 soldats russes. Le rythme ne faiblit pas.
Objectifs, production et les nouvelles ambitions pour 2026

Zelenskyy l’a dit lui-même : « La technologie fonctionne efficacement. » Et les livraisons de drones aux troupes augmentent régulièrement. Mais ils ne visent pas que le personnel. Mykhailo Fedorov, le ministre de la Transformation numérique (et futur ministre de la Défense, si on en croit les rumeurs), a apporté un autre chiffre impressionnant. En décembre, les drones ukrainiens ont touché un total de 106 859 cibles. Oui, vous avez bien lu. C’est une augmentation de 31% par rapport à novembre. Parmi ces cibles, 128 systèmes de défense antiaérienne et radars russes ont été frappés, un record absolu.
Les raffineries de pétrole et les installations militaires russes apparaissent de plus en plus dans les statistiques. D’ailleurs, le 6 janvier, des informations faisaient état d’une frappe sur l’arsenal de la Direction principale des missiles et de l’artillerie (GRAU) à Neya, dans la région de Kostroma. Un endroit crucial, puisque le GRAU gère les réserves de munitions pour les directions ouest et centre du front.
Derrière cette puissance de frappe, il y a une industrie. Aujourd’hui, des dizaines d’entreprises en Ukraine produisent des drones pour tous les besoins : drones FPV, drones à fibre optique, systèmes longue portée, plateformes de 40 à 60 km de rayon d’action… C’est devenu l’un des principaux outils offensifs, un moyen clé pour détruire la main-d’œuvre et l’équipement russes.
Et maintenant ? Les ambitions pour 2026 sont à la hauteur des succès. Les Forces des systèmes sans pilote planifient d’augmenter le nombre de soldats russes touchés à entre 50 000 et 60 000 par mois. Faites le calcul sur un an… cela représente près de la moitié de l’armée russe dans son ensemble. C’est un objectif qui, s’il est atteint, pourrait tout changer.
Conclusion : La pression sur les ressources russes, le véritable enjeu

On sait que la Russie a une population bien plus importante, et donc un potentiel de mobilisation plus grand. Cela lui a permis de mener des assauts parfois peu préparés, en comptant sur le nombre plus que sur la finesse tactique. Une vieille méthode soviétique, en somme.
Mais cette approche montre peut-être des signes d’essoufflement. Les informations en sources ouvertes suggèrent que l’armée russe ne parvient à renouveler ses rangs qu’avec 30 000 à 40 000 hommes par mois. Du coup, le nombre total de ses troupes en Ukraine stagne, voire diminue légèrement. On pensait qu’à la fin 2025, le groupe offensif russe dépasserait les 800 000 hommes. En réalité, il tournerait plutôt autour de juste un peu plus de 700 000. Le Kremlin pourrait bien manquer de ressources humaines.
La question des finances est tout aussi cruciale, vous imaginez ? En Russie, la compensation pour un soldat tué est d’environ 15 millions de roubles. Rien que pour décembre, cela représente une facture théorique d’environ 500 milliards de roubles, sans compter les primes pour les nouvelles recrues. C’est astronomique.
C’est précisément pour cela, comme le souligne l’article, que les sanctions supplémentaires et les efforts pour couper les revenus pétroliers et gaziers russes sont si critiques. L’objectif ukrainien pour 2026 n’est pas juste de faire des chiffres. C’est de pousser l’économie de guerre russe et sa capacité à renouveler ses troupes dans leurs derniers retranchements, pour peut-être, enfin, faire pencher la balance. La suite, on la verra. Mais une chose est sûre : les drones ne sont plus un accessoire, ils sont au cœur de la bataille.
Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.