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L’impact caché de la gamelle : quand le dîner de votre chien pollue plus que le vôtre
Crédit: lanature.ca (image IA)

Une empreinte carbone qui a du chien

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On aime nos chiens, c’est indéniable. On veut ce qu’il y a de mieux pour eux, souvent en pensant que ce qui ressemble le plus à notre propre nourriture est l’idéal. Pourtant, une étude récente vient bousculer nos certitudes avec une réalité un peu… dérangeante. Il s’avère que les chiens nourris avec des aliments haut de gamme, très riches en viande, peuvent avoir une empreinte carbone alimentaire plus importante que celle de leurs propriétaires.

C’est ce que révèle la plus grande étude jamais réalisée sur l’impact climatique de la nourriture pour chiens. Menée par des scientifiques des Universités d’Édimbourg et d’Exeter, cette recherche met en lumière un fait surprenant : les produits humides, crus et particulièrement riches en viande sont associés à des émissions de gaz à effet de serre nettement plus élevées que les croquettes sèches classiques. C’est une pilule – ou devrais-je dire une croquette ? – parfois difficile à avaler pour les propriétaires soucieux de l’écologie.

Pour vous donner une idée de l’échelle, on estime que la production des ingrédients utilisés rien que pour la nourriture canine au Royaume-Uni contribue à environ 1 % des émissions totales de gaz à effet de serre du pays. Ce chiffre, publié dans le très sérieux Journal of Cleaner Production, nous force à reconsidérer ce que nous versons chaque matin dans la gamelle de Médor. Ce n’est pas anodin, loin de là.

Des chiffres vertigineux et une méthodologie rigoureuse

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Les chercheurs n’y sont pas allés de main morte pour obtenir ces résultats. Ils ont décortiqué, analysé et calculé l’empreinte carbone de près de 1 000 aliments pour chiens disponibles dans le commerce. C’est un échantillon colossal qui inclut une sélection variée : des aliments secs, humides, crus, mais aussi des options sans céréales ou à base de plantes. En se basant sur les informations nutritionnelles et les étiquettes des ingrédients, ils ont pu estimer les émissions générées spécifiquement par la production de ces composants.

Et là, tenez-vous bien, parce que la comparaison globale fait froid dans le dos. Les experts estiment que si l’on devait produire suffisamment de nourriture – du type de celle donnée au Royaume-Uni – pour tous les chiens de la planète, cela générerait des émissions de gaz à effet de serre équivalentes à plus de la moitié de celles issues de la combustion du carburant des avions commerciaux chaque année. Oui, vous avez bien lu. C’est comparable à une part énorme du trafic aérien mondial.

L’analyse révèle par ailleurs des différences frappantes, je dirais même abyssales, entre les différents produits. L’impact environnemental n’est pas uniforme, loin s’en faut. Les aliments ayant l’impact le plus lourd sont responsables de jusqu’à 65 fois plus d’émissions que les options les mieux notées. C’est un écart gigantesque qui prouve que tous les régimes canins ne se valent pas, du moins pour la planète.

Le dilemme de la viande : Loup de salon ou écolo ?

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Alors, d’où vient le problème exactement ? C’est assez simple, finalement. L’utilisation de grandes quantités de viande de premier choix – celle-là même qui pourrait être consommée par des humains – fait grimper les émissions en flèche. À l’inverse, l’utilisation de parties de carcasses nutritives mais peu demandées par le marché humain (les abats, par exemple) aide grandement à limiter l’impact environnemental. C’est une question de gestion des ressources, je suppose.

Les données montrent que la nourriture sèche, celle qui n’est pas commercialisée comme « sans céréales » (grain-free), a tendance à avoir un impact environnemental plus faible que les options humides, crues ou sans céréales. Les experts conseillent donc aux propriétaires qui souhaitent réduire leur impact – sans pour autant bouleverser totalement le régime de leur animal – de bien vérifier la description des morceaux de viande sur l’étiquette. L’objectif ? Viser une teneur plus faible en viande de premier choix.

Il y a aussi la piste des aliments à base de plantes. Une augmentation de leur utilisation réduirait probablement les émissions. Cependant, l’équipe de recherche reste prudente – et c’est tout à leur honneur – en notant que seul un petit nombre d’aliments à base de plantes étaient disponibles pour être testés dans le cadre de cette étude précise.

Conclusion : Vers une transparence nécessaire

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John Harvey, le chercheur principal de l’étude et membre de la Royal (Dick) School of Veterinary Studies de l’Université d’Édimbourg, résume parfaitement ce tiraillement que nous ressentons tous. En tant que chirurgien vétérinaire travaillant sur la durabilité environnementale, il confie voir régulièrement des propriétaires déchirés entre l’idéal du chien comme un « loup » carnivore et leur désir sincère de réduire les dommages environnementaux. « Nos recherches montrent à quel point l’impact climatique de la nourriture pour chiens est réellement important et variable », explique-t-il.

Son message est clair : il est crucial que les propriétaires sachent que choisir des aliments sans céréales, humides ou crus peut entraîner des impacts plus élevés par rapport aux croquettes sèches standard. Il appelle l’industrie de la nourriture pour animaux à prendre ses responsabilités. Elle devrait s’assurer que les morceaux de viande utilisés sont de types non consommés typiquement par les humains, et surtout, que l’étiquetage soit limpide. Comme le soulignent les experts, alors que le nombre d’animaux de compagnie continue d’augmenter, une meilleure transparence est indispensable pour aider les consommateurs à faire des choix éclairés. Ces étapes pourraient nous aider à avoir des chiens en bonne santé, bien nourris, mais avec une petite patte plus légère sur notre planète.

Selon la source : phys.org

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

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