Alerte rouge sur les océans : 2025 pulvérise tous les records de chaleur emmagasinée
Auteur: Mathieu Gagnon
Une année record qui donne le vertige

On aimerait parfois que les records soient faits pour ne pas être battus, surtout quand il s’agit de notre planète. Malheureusement, une équipe internationale de scientifiques a confirmé ce vendredi une nouvelle assez préoccupante : les océans du monde ont absorbé une quantité de chaleur absolument inédite en 2025. C’est un constat sans appel qui, selon eux, prépare le terrain pour des phénomènes que nous redoutons tous : la montée du niveau de la mer, des tempêtes de plus en plus violentes et, tristement, la mort des coraux.
Pour vous donner une idée de l’ampleur du phénomène, la chaleur accumulée dans les océans l’année dernière a augmenté d’environ 23 zettajoules. Je sais, dit comme ça, c’est un chiffre abstrait, presque impossible à visualiser. Mais imaginez ceci : cette quantité équivaut à près de quatre décennies de consommation mondiale d’énergie primaire. C’est colossal, non ?
Cette découverte, qui a été publiée très sérieusement dans la revue Advances in Atmospheric Sciences, représente tout simplement la lecture la plus élevée jamais enregistrée depuis que nous avons commencé à tenir des registres modernes, c’est-à-dire au début des années 1950. Les chercheurs sont formels là-dessus.
Sous la surface : Robots, science et conséquences en chaîne

Mais comment peut-on être aussi sûr de ce qui se passe dans les abysses ? Pour parvenir à ces calculs précis, ce n’est pas le travail d’une seule personne, mais celui de plus de 50 scientifiques issus de 31 institutions de recherche différentes. Ils ont dû croiser de multiples sources, en s’appuyant notamment sur une véritable armada de milliers de robots flottants. Ces appareils fascinants traquent les changements océaniques jusqu’à des profondeurs de 2 000 mètres. C’est une prouesse technologique indispensable.
Car, voyez-vous, scruter les profondeurs plutôt que de se contenter des fluctuations de surface offre un bien meilleur indicateur. Cela nous montre comment les océans réagissent à la « pression soutenue » des émissions humaines. C’est en tout cas ce qu’explique Karina von Schuckmann, co-autrice de l’étude. Selon cette océanographe de l’institut de recherche français Mercator Ocean International, qui s’est confiée à l’AFP, le tableau est limpide : « Les résultats pour 2025 confirment que l’océan continue de se réchauffer ».
Il faut bien comprendre le rôle crucial de nos mers. Les océans sont le principal régulateur du climat terrestre car ils absorbent, tenez-vous bien, 90 % de l’excès de chaleur dans l’atmosphère causé par nos rejets de gaz à effet de serre, comme le dioxyde de carbone. Mais toute cette énergie additionnelle a un effet domino puissant, un peu comme une réaction en chaîne qu’on ne maîtrise plus.
Des océans plus chauds augmentent l’humidité dans l’atmosphère, ce qui fournit littéralement du carburant pour les cyclones tropicaux et engendre des précipitations destructrices. De plus, des mers plus chaudes contribuent directement à la montée du niveau des eaux — c’est physique, l’eau se dilate quand elle chauffe — et rendent les conditions invivables pour les récifs tropicaux. Les coraux, ces joyaux de la biodiversité, finissent par périr lors des vagues de chaleur marine prolongées. Comme le résume Mme von Schuckmann : « Tant que la Terre continuera d’accumuler de la chaleur, le contenu thermique des océans continuera d’augmenter, le niveau de la mer montera et de nouveaux records seront établis ».
Une géographie inégale et le paradoxe de la surface

Ce qui est complexe avec le réchauffement des océans, c’est qu’il n’est pas uniforme. Certaines zones chauffent beaucoup plus vite que d’autres, créant des déséquilibres locaux. En 2025, les océans tropicaux, l’Atlantique Sud, la Méditerranée (si chère à nos cœurs), le nord de l’océan Indien et l’océan Austral figuraient parmi les eaux ayant absorbé des quantités record de chaleur.
Il y a d’ailleurs un détail curieux, presque paradoxal, qu’il faut noter. Ce record de chaleur stockée s’est produit alors même que les températures moyennes à la surface de la mer ont légèrement diminué en 2025. Attention toutefois, ne nous y trompons pas : elles sont restées à la troisième valeur la plus élevée jamais mesurée. Ce n’est donc pas vraiment un refroidissement.
Cette légère baisse en surface s’explique assez simplement par la météo cyclique : nous sommes passés d’un puissant événement El Niño (qui réchauffe) en 2023-2024 à des conditions de type La Niña, qui sont généralement associées à un refroidissement temporaire de la surface de l’océan. Mais en profondeur, la tendance lourde est là. À long terme, le rythme du réchauffement des océans s’accélère, et la cause est connue : une augmentation soutenue des concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, causée principalement par la combustion des énergies fossiles.
Conclusion : Le choix nous appartient

Au final, le message des chercheurs est à la fois sombre et porteur d’une forme de responsabilité. Tant que le réchauffement climatique ne sera pas traité à la racine et que la quantité de chaleur piégée dans l’atmosphère continuera d’augmenter, nos océans continueront de battre ces tristes records. C’est une certitude mathématique.
Mais il reste une part d’inconnu, et elle ne vient pas de la science. Comme le dit si justement Karina von Schuckmann : « La plus grande incertitude dans le système climatique n’est plus la physique, mais les choix que fait l’humanité ». C’est une phrase qui résonne, n’est-ce pas ?
Tout n’est pas perdu pour autant. Des réductions rapides des émissions peuvent encore limiter les impacts futurs. C’est la seule voie pour aider à sauvegarder un climat dans lequel nos sociétés et nos écosystèmes peuvent non seulement survivre, mais prospérer. La balle est, plus que jamais, dans notre camp.
Selon la source : phys.org
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