Iran sous haute tension : entre répression tragique et l’ombre menaçante de Washington
Auteur: Adam David
Introduction : Une mobilisation qui vire au drame

Ça chauffe terriblement en Iran, et franchement, les nouvelles qui nous parviennent ne sont pas bonnes du tout. Depuis la fin du mois de décembre, le pays est secoué par une vague de mobilisations qui, malheureusement, commence à coûter très cher en vies humaines. On sentait bien que la situation était tendue, mais les derniers rapports font froid dans le dos.
Jeudi, l’ONG Iran Human Rights (IHR), qui surveille tout ça depuis la Norvège, a lâché un nouveau bilan qui pèse lourd : on parle d’au moins 45 manifestants tués. Et ce qui brise le cœur, c’est que parmi ces victimes, il y a huit mineurs. Des gamins, quoi. C’est une situation qui dérape, et il est difficile de rester indifférent face à une telle escalade de la violence.
Les chiffres alarmants d’une répression qui s’étend
Il faut se pencher un peu sur les détails pour comprendre l’ampleur du désastre. Mahmood Amiry-Moghaddam, le directeur de l’ONG IHR, ne mâche pas ses mots : selon lui, la répression s’étend et devient « chaque jour plus violente ». Ce n’est pas juste une impression. Mercredi a été, tenez-vous bien, la journée la plus meurtrière de ce mouvement qui dure déjà depuis douze jours. Rien que sur cette journée, 13 manifestants ont perdu la vie. C’est énorme.
Et ce n’est pas tout… Le bilan humain ne s’arrête pas aux décès. Il y a aussi des « centaines » de blessés et, chiffre effarant, plus de 2 000 personnes arrêtées. Vous imaginez un peu les prisons ? D’un autre côté, si on écoute les médias iraniens et les autorités — enfin, ce qu’ils veulent bien dire —, le bilan est un peu différent. L’AFP a fait son propre décompte basé sur ces sources officielles, et on arrive à au moins 21 morts, un chiffre qui inclut aussi des membres des forces de l’ordre. C’est le chaos, clairement.
Ce qui est frappant aussi, c’est la géographie de la colère. Ce n’est pas juste à Téhéran. Selon l’AFP, des rassemblements ont éclaté dans une cinquantaine de villes, surtout des petites et moyennes localités dans l’ouest du pays. Officiellement, ça touche 25 provinces sur 31. C’est quasiment tout le pays qui est en ébullition.
L’avertissement cinglant de Donald Trump

Pendant ce temps-là, de l’autre côté de l’Atlantique, Donald Trump a décidé de s’en mêler avec la « subtilité » qu’on lui connaît. Lors d’un entretien ce jeudi 8 janvier avec l’animateur radio conservateur Hugh Hewitt, le président américain a tapé du poing sur la table. Il a menacé Téhéran de « frapper très fort » — oui, ce sont ses mots exacts — si les autorités iraniennes franchissaient la ligne rouge.
Je vous cite ce qu’il a dit, c’est assez parlant : « Je leur ai fait savoir que s’ils commençaient à tuer des gens, ce qu’ils ont tendance à faire pendant leurs émeutes, ils ont beaucoup d’émeutes, s’ils le font, nous les frapperons très fort ». C’est du brutal, comme on dit. Il met la pression directement sur le régime pour éviter un bain de sang, même si on peut se demander si ce genre de déclaration n’ajoute pas un peu d’huile sur le feu…
Appels au calme et réactions diplomatiques

En Iran même, le président Massoud Pezeshkian tente de calmer le jeu, mais on sait bien qu’il est coincé. Il ne détient pas le vrai pouvoir — c’est le guide suprême Ali Khamenei qui a les clés de la boutique. Malgré tout, Pezeshkian a publié un communiqué sur son site Internet jeudi, appelant à « la plus grande retenue ». Il demande d’éviter « tout comportement violent ou coercitif » et prône le « dialogue » et « l’écoute des revendications du peuple ». C’est louable, mais est-ce que sa voix porte vraiment ?
À l’international, l’Allemagne a aussi réagi, et plutôt fermement. Alors que la police iranienne utilisait encore du gaz lacrymogène et ouvrait le feu pour disperser la foule, Johann Wadephul, figure de la diplomatie allemande, s’est exprimé sur X (l’ancien Twitter). Il a dénoncé un « usage excessif de la force » contre des gens qui, rappelons-le, sont des « manifestants pacifiques ». Pour lui, exprimer son opinion sans violence est un « droit » absolu, et il a rappelé à Téhéran ses « obligations internationales ». On sent que l’Europe commence à perdre patience.
Selon la source : lemonde.fr
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