Emmanuel Macron tire la sonnette d’alarme : quand l’Amérique tourne le dos à ses vieux amis
Auteur: Simon Kabbaj
Une rentrée diplomatique sous tension

C’était ce jeudi, lors de ses vœux annuels au corps diplomatique, et l’ambiance n’était clairement pas à la fête. Emmanuel Macron, avec la gravité qu’on lui connaît dans ces moments-là, a dressé un tableau assez sombre de la situation mondiale en ce début d’année 2026. Son constat ? Les États-Unis, notre allié historique, semblent céder à une dangereuse « tentation » : celle de redessiner la carte du monde à leur seul profit. Il a eu cette phrase, assez terrible quand on y pense : « Nous évoluons dans un monde de grandes puissances, où il existe une réelle tentation de se partager le monde ». On sent bien que le président français est inquiet, et franchement, il y a de quoi.
Selon lui, Washington est une « puissance établie » qui, petit à petit, tourne le dos à ses alliés — dont nous faisons partie — et s’affranchit sans gêne des règles internationales qu’elle avait pourtant elle-même contribué à promouvoir. Ce discours, prononcé le 8 janvier 2026, marque une rupture assez nette. Macron ne mâche plus ses mots face à l’administration Trump. Il dépeint des puissances prédatrices qui cherchent à diviser la planète en zones d’influence, un peu comme au temps de la Guerre Froide, mais en plus chaotique.
Cependant, il faut noter une petite lueur d’espoir au milieu de ce tableau noir. Le président a tout de même tenu à saluer, sur un ton plus positif, les efforts diplomatiques américains pour tenter de mettre fin à la guerre en Ukraine. Comme quoi, tout n’est peut-être pas perdu, ou du moins, on essaie de s’accrocher aux bonnes nouvelles là où elles sont.
La doctrine « Donroe », le Groenland et le cas du Venezuela

Ce qui préoccupe particulièrement l’Élysée, c’est ce que certains appellent désormais la « doctrine Donroe » — un mélange, j’imagine, de Monroe et de Trump — qui verrait les États-Unis dominer sans partage l’hémisphère occidental. Emmanuel Macron a cité des exemples très concrets qui font froid dans le dos. Il a évoqué le renversement du président vénézuélien Nicolás Maduro par l’administration Trump, une action qui défie l’ordre mondial basé sur des règles. C’est d’ailleurs un sujet délicat pour Macron… souvenez-vous, il avait été critiqué au début pour sa réaction un peu trop douce, écrivant en ligne que le Venezuela ne pouvait que « se réjouir » de ce départ, en oubliant un peu vite de dire si la méthode était légale ou non. Je suppose qu’il a voulu rectifier le tir ce jeudi en accusant cette fois les États-Unis de briser les règles de sécurité.
Mais ce n’est pas tout. Il y a cette histoire incroyable avec le Groenland. Les menaces américaines d’annexer ce territoire danois autonome sont prises très au sérieux à Paris. Macron a même lancé cette phrase choc : « Chaque jour, les gens se demandent si le Groenland sera envahi, ou si le Canada devra faire face à la menace de devenir le 51e État [des États-Unis] ». Vous imaginez ? Le Canada !
Le président n’a pas cité le Venezuela explicitement dans toutes ses phrases, mais la situation à Caracas et celle du Groenland sont clairement en haut de la pile des dossiers urgents sur son bureau. La France essaie d’ailleurs, tant bien que mal, d’élaborer une réponse européenne commune face à ces menaces qui pèsent sur le territoire danois.
L’appel à l’autonomie stratégique face à la fragilité intérieure

Face à ce qu’il qualifie de « nouveau colonialisme », la réponse d’Emmanuel Macron est toujours la même, comme une vieille rengaine : l’Europe doit investir davantage dans son « autonomie stratégique ». Il prêche cela depuis des années, disant qu’il faut réduire notre dépendance envers les États-Unis et la Chine. C’est du bon sens, me direz-vous. Sauf que… eh bien, cet appel risque de sonner un peu creux aux oreilles de nos partenaires européens cette fois-ci. Pourquoi ? Parce que Macron est affaibli chez lui. Il entame sa dernière année civile complète de présidence avec un parlement sans majorité et des sondages qui font grise mine.
Et puis, il y a la colère qui gronde dans nos campagnes. Les manifestations d’agriculteurs à Paris contre l’accord commercial potentiel entre l’Union européenne et le Mercosur menacent de saper encore plus son autorité. Cet accord avec l’Amérique latine est extrêmement impopulaire en France, on le sait bien. Mais le problème, c’est que Paris ne semble pas avoir les moyens de le bloquer avant le vote crucial des pays membres de l’UE, prévu ce vendredi.
Dans son discours, le président a tenté de rassurer en affirmant que l’Europe doit protéger ses frontières avec des accords commerciaux incluant des « clauses de sauvegarde » et des « clauses miroirs » plus fortes. Il a déclaré : « Lorsque vous imposez des règles à vos producteurs… et qu’ensuite vous vous ouvrez à des marchés qui ne respectent pas ces règles, vous ne recueillerez pas le soutien massif de vos producteurs ». Il a ajouté, avec une logique implacable : « Le bon sens dicte que vous devriez les écouter ». Reste à savoir si, cette fois, le bon sens l’emportera sur la realpolitik.
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