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Plus d’un million de pertes : l’arithmétique macabre d’une guerre qui s’enlise

Quand les chiffres donnent le vertige

Il y a des seuils psychologiques qu’on espère ne jamais franchir, et puis il y a la réalité du terrain. Fin 2025, le compteur a tourné, dépassant le million symbolique. Aujourd’hui, en ce début janvier 2026, nous en sommes à 1,2 million de pertes russes. Tués, blessés, disparus… peu importe l’étiquette, ce sont 1,2 million d’hommes rayés de la carte ou brisés à vie. Rien qu’en quelques mois, le bilan s’est alourdi de 200 000 noms supplémentaires. C’est terrifiant quand on y pense, non ?

D’après une analyse d’Al Jazeera publiée le 8 janvier, l’année 2025 a été particulièrement sanglante avec près de 420 000 soldats russes mis hors de combat. C’est littéralement une génération qu’on sacrifie. Et le plus glaçant dans tout ça, c’est que ces chiffres ne sortent pas d’un chapeau. Volodymyr Zelensky l’a martelé lors de son allocution du 6 janvier : nous sommes dans une guerre filmée. Chaque frappe de drone, chaque escarmouche est documentée. On ne parle plus de rumeurs, mais de preuves vidéo.

Le commandant en chef ukrainien, Oleksandr Syrskyi, a d’ailleurs confirmé que pour le seul mois de décembre 2025 — le mois le plus meurtrier de l’histoire de ce conflit — plus de 35 000 soldats russes ont été éliminés. Et attention, il précise bien que ce sont les cas confirmés. La réalité, cachée dans le chaos des tranchées et de la boue, est probablement pire. Pourquoi cette hausse soudaine ? Moscou veut des victoires, coûte que coûte, avant d’éventuelles négociations. Alors ils envoient des vagues humaines sur Pokrovsk, dans le Donbass, tandis que les Ukrainiens, eux, répondent avec une précision technologique accrue. Syrskyi a lâché une stat qui fait froid dans le dos : en décembre, les drones ukrainiens ont neutralisé autant de soldats que la Russie a réussi à en recruter. Un pour un.

L’hémorragie humaine et le casse-tête du recrutement

Janvier 2026 ne s’annonce pas meilleur. Les rapports tombent jour après jour et c’est une litanie funèbre : 940 pertes le 6 janvier, puis 1 400 le lendemain selon Ukrinform, et encore 1 030 le 9 janvier d’après l’Ukrainska Pravda. Ça fluctue, certes, mais la tendance est lourde : on parle de plus de 1 000 hommes par jour. Je me demande sincèrement combien de temps une nation, aussi vaste soit-elle, peut supporter une telle saignée sans que son système ne s’effondre.

C’est là que l’équation devient impossible pour le Kremlin. Les analystes militaires sont formels : le taux de mortalité dépasse désormais les capacités de recrutement. En 2025, la Russie avait un objectif de 403 000 recrues, un chiffre atteint selon le renseignement ukrainien (environ 33 583 par mois). Pour 2026, ils visent un peu plus haut, autour de 34 083 mensuels. Le problème ? S’ils en perdent 35 000 par mois comme en décembre, le déficit se creuse. L’armée se vide plus vite qu’elle ne se remplit.

Et puis, il y a la qualité des troupes… On est loin des soldats de métier de 2022. Aujourd’hui, ceux qui signent pour les 200 000 roubles de prime sont souvent plus âgés, sans formation, attirés par l’argent plus que par le patriotisme. Face à cette pénurie, Moscou semble préparer l’impensable : puiser dans les réservistes. L’Institute for the Study of War (ISW) a repéré des mouvements inquiétants dans la région de Belgorod dès novembre 2025. On y distribue du matériel lourd — obusiers, armes thermobariques — à des unités de réserve. Ce n’est pas pour faire de la figuration ou de la défense territoriale. C’est du matériel d’assaut. Si Poutine envoie ces hommes-là, ces pères de famille qui pensaient être à l’abri, le contrat social tacite avec la population russe risque de voler en éclats.

Guerre des drones et cimetière de ferraille

Ce qui change vraiment la donne sur le terrain, c’est la technologie. Le 6 janvier 2026 restera peut-être comme une date clé : ce jour-là, l’Ukraine a abattu 879 drones russes en 24 heures. Vous réalisez le volume ? C’est un essaim permanent. Zelensky a d’ailleurs nommé Mykhailo Fedorov à la Défense pour accélérer encore cette transition digitale, avec une production hallucinante de 1 000 drones d’interception par jour. Mais ne soyons pas naïfs, la Russie s’adapte aussi. Syrskyi rapporte qu’ils ont désormais des unités spécialisées comptant 80 000 hommes, avec l’objectif de monter à 210 000 d’ici 2030.

Les Russes innovent, malheureusement. Ils utilisent maintenant des drones à fibre optique, insensibles au brouillage, qui auraient aidé à la capture récente de Siversk. Pire encore, des drones Shahed équipés de missiles MANPADS pour chasser les avions ukrainiens ont été repérés. C’est une course technologique effrénée. Mais au sol, c’est un carnage matériel d’un autre âge. Les chiffres sont étourdissants : la Russie a perdu 11 512 chars depuis le début du conflit. Rien que le 6 janvier, cinq de plus sont partis en fumée. C’est quasiment la totalité de leur stock d’active d’avant-guerre.

L’artillerie subit le même sort, avec 35 831 systèmes détruits (dont 46 en une seule journée début janvier !). Tout ça pour quoi ? Pour des gains territoriaux minimes. Certes, la Russie contrôle les deux tiers de Pokrovsk et a grignoté 0,8 % du territoire ukrainien en 2025 (environ 13,24 km² par jour). Mais le coût est exorbitant. Chaque kilomètre carré est payé avec des milliers de vies et des tonnes d’acier calciné. C’est une stratégie de la terre brûlée qui semble, ironiquement, brûler l’agresseur autant que l’agressé.

Conclusion : L’impasse et le risque d’effondrement

Au final, derrière cette avalanche de statistiques, il y a une réalité humaine que Poutine refuse de voir. 1 213 460 pertes, ce sont autant de familles brisées. Le silence imposé en Russie commence à se fissurer. Selon un rapport attribué au commandant Valery Gerasimov (cité par Al Jazeera, bien que difficile à vérifier indépendamment), le moral est au plus bas. Les désertions explosent : on parle de 160 000 dossiers ouverts côté ukrainien, et les recrutements russes auraient chuté de moitié en 2025, passant de 28 000 à 14 000 par mois vers la fin de l’année.

L’arithmétique est cruelle mais elle ne ment pas. Si la Russie continue de perdre ses hommes et son matériel à ce rythme industriel, l’effondrement n’est plus une hypothèse farfelue, c’est une trajectoire mathématique. 2026 sera l’année de vérité. Soit le Kremlin décrète une mobilisation générale au risque de provoquer une révolte, soit la machine de guerre s’arrête faute de carburant humain. Pour l’instant, l’hécatombe continue, jour après jour, sans que personne ne semble capable d’appuyer sur le frein.

Selon la source : newsukraine.rbc.ua

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

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