Après 23 ans de vie en croisière, cet homme subit des conséquences physiques inattendues
Auteur: Simon Kabbaj
Une vie de rêve qui a un prix

On a tous, je pense, déjà rêvé de tout plaquer. Imaginez un instant : vivre une vie de luxe absolu, bercé par les flots, sans jamais avoir à faire son lit ou à cuisiner. Pour la plupart d’entre nous, cela reste un fantasme lointain, une douce évasion mentale après une longue journée de travail. Mais pour Mario Salcedo, ce rêve est devenu une réalité quotidienne, presque banale.
Cet homme, un ressortissant cubain au parcours fascinant, a pris une décision radicale il y a près d’un quart de siècle. Il a choisi de quitter la terre ferme pour de bon. Fini le stress, fini la routine. Mario a échangé son existence conventionnelle contre une vie en mer, naviguant d’un coin du globe à l’autre, se prélassant sur des plages exotiques et s’immergeant dans des cultures que nous ne voyons souvent qu’à la télévision.
Cependant, et c’est là que l’histoire prend une tournure un peu plus sombre — ou du moins, plus complexe —, ce fanatique des paquebots doit aujourd’hui faire face aux conséquences physiques de ses choix. Après avoir passé 23 ans à vivre sur l’eau, son corps a réagi d’une manière que personne, pas même lui je suppose, n’avait vraiment anticipée.
Du bureau à l’océan : La genèse de « Super Mario »

Revenons un peu en arrière, si vous le voulez bien. Nous sommes à la fin des années 1990. Mario Salcedo est alors directeur financier international pour une entreprise américaine au succès colossal. Sur le papier, il a réussi. Mais la réalité est moins rose : il passe sa vie dans les avions. Fatigué, usé par ces déplacements incessants pour son travail de 9h à 17h (qui ressemblait probablement plus à du 24h/24), il en a tout simplement marre.
C’est drôle comme la vie tient parfois à peu de choses, non ? À force de voyager, il passait plus de temps dans des chambres d’hôtel que dans sa propre maison à Miami. Alors, à l’âge de 47 ans, il a dit stop. Il a décidé de raccrocher le costume pour embrasser l’horizon.
Son périple a commencé par une série de tests, disons. Il a enchaîné plus de 100 croisières consécutives, cherchant le navire parfait, avant de tomber éperdument amoureux d’un bateau en particulier : le Voyager of the Seas de la compagnie Royal Caribbean. Il qualifie ce navire de « révolutionnaire ». Sa fidélité est telle qu’il ne navigue plus qu’avec eux. Pour vous donner une idée de l’ampleur de la chose, Mario a bouclé sa 1 000ème croisière avec cette compagnie courant 2024. Un chiffre qui donne le tournis.
À bord, il est devenu une véritable célébrité locale. On le surnomme affectueusement « Super Mario ». Il est l’ultime VIP, traitant les membres d’équipage comme ses propres amis, ses « potes ». Et contrairement à nous qui pestons souvent contre le prix du Wi-Fi en mer, Mario, lui, bénéficie d’un accès gratuit grâce à son statut imbattable dans le programme de fidélité. Cela lui permet de continuer à gérer son entreprise de gestion d’investissements à distance. Plutôt malin, n’est-ce pas ? Il travaille tous les jours avec une vue imprenable sur l’océan.
Le mal de terre : Quand le corps ne reconnaît plus le sol

Mais voilà, toute médaille a son revers. Même une médaille dorée à l’or fin comme celle de Mario. Si financièrement il s’y retrouve — il estime dépenser environ 82 000 dollars (soit près de 66 980 livres sterling) par an pour maintenir ce style de vie peu orthodoxe, ce qui inclut tout —, son corps, lui, a subi une transformation étrange.
Ce n’est pas le mal de mer qui l’inquiète. Au contraire, il a le pied marin comme personne. Le problème survient lorsqu’il doit, inévitablement, débarquer. Après avoir accumulé tant de kilomètres sur l’eau, Mario souffre de ce qu’on pourrait appeler un « mal de terre » permanent. C’est assez ironique quand on y pense.
Il a confié au magazine Condé Nast Traveller cette phrase assez surprenante : « J’ai perdu mes jambes de terre, donc quand je tangue autant, je ne peux pas marcher en ligne droite. » Imaginez un peu la scène… Un homme parfaitement à l’aise sur un navire en mouvement, mais qui titube comme s’il était ivre dès qu’il pose le pied sur le béton stable d’un port.
En 2021, il expliquait déjà à All Things Cruise : « Je suis tellement habitué à être sur des navires que cela me semble plus confortable que d’être sur terre. » Mario est littéralement devenu comme un poisson hors de l’eau. Son corps s’est tellement adapté au roulis perpétuel des vagues que la stabilité lui est devenue étrangère, voire désagréable.
Conclusion : Une vie sans regret
Malgré ces problèmes d’équilibre une fois à terre, Mario n’a aucune, mais alors aucune intention de ralentir. Il considère que chaque centime dépensé en vaut la peine. Il garde bien son appartement à Miami, mais il l’appelle désormais son « hôtel » personnel, car il n’y met presque jamais les pieds. C’est un point de chute, rien de plus.
Quand il ne travaille pas face à l’océan, il profite de la vie, la vraie. Il s’adonne à la plongée sous-marine, pratique la danse de salon et aime se détendre avec un bon cigare pendant son temps libre. C’est une existence hors du commun, c’est certain.
Alors oui, il ne marche peut-être plus très droit sur la terre ferme, mais est-ce vraiment grave quand on passe sa vie à flotter sur le bonheur ? Ça ne sonne pas trop mal, finalement, vous ne trouvez pas ?
Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.