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Des milliers de restaurants canadiens pourraient fermer définitivement en 2026 : un rapport alarmant
Crédit: lanature.ca (image IA)

Une prévision sombre pour nos assiettes

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C’est une nouvelle qui risque de faire grincer des dents, tant les amateurs de bonne chère que les entrepreneurs locaux. Une toute nouvelle prévision émanant de l’Université Dalhousie dresse un tableau plutôt noir de la situation : l’an dernier, ce sont pas moins de 7 000 restaurants qui ont mis la clé sous la porte à travers le Canada. Et comme si ce chiffre n’était pas déjà assez vertigineux, le rapport prédit qu’environ 4 000 autres établissements pourraient fermer en 2026. On retient son souffle, surtout en Ontario, car la province devrait être particulièrement touchée par cette vague.

Mais pourquoi une telle hécatombe ? Les pressions sur l’industrie s’accumulent des deux côtés du grand livre de comptes, c’est indéniable. Sylvain Charlebois, ce professeur et chercheur bien connu de l’Université Dalhousie, met le doigt sur le problème avec précision. « Du côté de l’offre, bien sûr, il faut regarder les coûts des intrants, les coûts de main-d’œuvre aussi », explique-t-il, avant d’ajouter que les changements apportés au programme des travailleurs étrangers temporaires constituent évidemment des problèmes majeurs pour de nombreux opérateurs. C’est un cocktail difficile à avaler pour ceux qui nous nourrissent.

Témoignage : « C’est un sport de contact »

credit : lanature.ca (image IA)

Pour Richard Pinto, propriétaire de restaurant à Toronto, ces pressions sont bien plus que de la simple théorie économique ; c’est son quotidien. Monsieur Pinto, qui est propriétaire du St Matthew’s BBQ Chicken, confie que la hausse des coûts a touché pratiquement chaque parcelle de son entreprise. Ce n’est pas rien.

« Ce n’est pas juste la nourriture », précise-t-il, un peu désemparé. « Les contenants, l’aluminium, les métaux, tout ce qui entre dans l’industrie alimentaire. » Il lâche ensuite un chiffre qui donne le vertige : « D’une année à l’autre, nous avons vu des augmentations de l’ordre de 20 à 30 pour cent. Ce n’est pas normal, non ? Mais c’est quelque chose avec lequel nous devons composer, et il y a une limite à ce que vous pouvez refiler au client avant que cela ne devienne insupportable. »

Ce restaurant familial roule sa bosse depuis 30 ans, une éternité dans ce milieu, mais Pinto avoue que posséder un restaurant peut être un véritable défi. Il utilise d’ailleurs une image frappante : « C’est un sport de contact. Vous devez être capable de surfer sur les hauts et les bas, et c’est malheureux parce que chaque restaurant a une histoire. » Malgré tout, la résilience est là. « Ma femme et moi avons pris un engagement envers cet endroit et nous faisons tout notre possible pour le garder ouvert », assure-t-il avec émotion.

L’Ontario et Toronto : L’épicentre de la crise

credit : lanature.ca (image IA)

L’Ontario semble être la province la plus durement touchée, et de loin. L’Association des restaurants, hôtels et motels de l’Ontario (ORHMA) affirme que de nombreuses entreprises tentent encore de se remettre de la pandémie, et soyons honnêtes, certaines ne s’en sont jamais vraiment remises. Tony Elenis, le PDG de l’ORHMA, ne mâche pas ses mots : « L’Ontario est probablement confronté à un problème pire que le reste des provinces, car la plus grande capacité de restaurants est située ici, dans cette province. »

Les zones d’amélioration commerciale (BIA) à travers la ville tirent également la sonnette d’alarme. John Kiru, PDG de l’Association des zones d’amélioration commerciale de Toronto, rappelle que les restaurants jouent un rôle clé pour stimuler le tourisme. Leur perte pourrait laisser des vides durables dans les rues de la ville, ce qui changerait le visage de nos quartiers.

« Les petites entreprises, les petits restaurants ont toujours été plus mis au défi que les chaînes nationales traditionnelles », souligne M. Kiru. Il explique que toute augmentation des coûts de main-d’œuvre ou des coûts de produits est un facteur qui impacte directement leur résultat net. Pour beaucoup d’entre eux, c’est le « mode survie » à l’heure actuelle. C’est une réalité brutale.

Conclusion : Un appel à l’aide pour sauver nos quartiers

Face à cette tempête parfaite, les deux groupes industriels interpellent désormais les gouvernements pour qu’ils interviennent. Ils demandent des allègements fiscaux ciblés et des politiques visant spécifiquement à maintenir les petites entreprises ouvertes. C’est un appel à l’aide assez clair.

Pendant ce temps, les leaders de l’industrie préviennent que davantage de restaurants pourraient disparaître au cours de l’année à venir. Cela risque de remodeler de façon permanente la scène culinaire et les quartiers de Toronto. Espérons que nos coins de rue préférés tiendront le coup.

Selon la source : ottawa.citynews.ca

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

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