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Slip ou Caleçon ? La Science a Enfin Tranché le Débat
Crédit: lanature.ca (image IA)

Une question de température et de fertilité

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Si vous êtes équipé d’une paire de testicules, vous avez probablement déjà entendu ce vieux refrain : il faut éviter que le scrotum et sa précieuse cargaison ne surchauffent si l’on veut maintenir des spermatozoïdes en bonne santé. Ce lien, désormais prouvé, entre la température et la fertilité est souvent la pierre angulaire des arguments pro-caleçons lors des débats passionnés avec les porteurs de slips.

Eh bien, figurez-vous qu’une nouvelle étude de la Harvard TH Chan School of Public Health vient jeter de l’huile sur le feu de cette guerre interminable de la lingerie. Les chercheurs ont confirmé que les sous-vêtements moulants sont associés à une réduction de la concentration et du nombre de spermatozoïdes, et ce, en utilisant la plus grande cohorte d’hommes en âge de procréer jamais étudiée. Rien que ça.

Bien que les mécanismes physiologiques exacts derrière ce schéma restent un peu mystérieux, les auteurs ont découvert quelque chose d’intrigant. Les hommes qui portaient des slips classiques, des modèles type « jockeys » (moulants mais longs) ou des « bikinis » (moulants et très courts) présentaient des taux sanguins différents d’hormone folliculo-stimulante (FSH). C’est un messager chimique, produit par l’hypophyse dans le cerveau, qui est impliqué dans la spermatogenèse.

Hormones et mécanismes compensatoires : Ce que l’étude révèle

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Ce qui distingue vraiment ce travail, selon le Dr Lidia Mínguez-Alarcón, première auteure de l’étude publiée dans Human Reproduction, c’est l’approche globale. Elle a déclaré que « une force importante de cette étude est que nous avons pu étudier la relation potentielle entre le type de sous-vêtements portés et des indicateurs de la fonction testiculaire tels que les niveaux d’hormones reproductives et les dommages à l’ADN, qui manquaient dans toutes les études précédentes sur le sujet ».

Elle et ses collègues notent que de nombreuses investigations ont essayé de relier directement les différences de température dues aux sous-vêtements à la santé reproductive, mais bon… les résultats ont souvent été incohérents, voire contradictoires. C’est là que leur analyse devient fascinante. Ils ont pu identifier un mécanisme compensatoire potentiel.

En gros, voici l’idée : une production de sperme diminuée, liée au type de sous-vêtement, envoie un signal à l’hypothalamus pour augmenter la sécrétion de gonadotrophines. Ces hormones agissent sur les testicules et cela se reflète par des niveaux accrus de FSH, le corps essayant désespérément, je suppose, d’augmenter la production de sperme pour compenser la perte.

Les chiffres ne mentent pas : L’analyse des données

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Pour arriver à ces conclusions, l’équipe n’a pas chômé. Leurs données proviennent de l’analyse de 1 186 échantillons de sperme prélevés sur 656 hommes qui, aux côtés de leurs partenaires, cherchaient un traitement de fertilité au Massachusetts General Hospital entre l’an 2000 et 2017. C’est une période assez longue pour être significative.

De ce groupe, 304 hommes ont également eu un prélèvement sanguin unique. Cela a permis aux médecins d’évaluer les niveaux de FSH, d’estradiol (un type d’œstrogène) et d’hormone lutéinisante (l’autre hormone gonadotrophine impliquée dans le développement des cellules reproductrices).

Les résultats sont assez frappants. Globalement, les hommes qui portaient des caleçons — soit 53 % du groupe — avaient des concentrations de spermatozoïdes 25 % plus élevées, un nombre total de spermatozoïdes 17 % plus élevé, et des niveaux de FSH 14 % plus bas que les hommes portant des sous-vêtements plus serrés. Et attention, ces chiffres tiennent après ajustement pour plusieurs facteurs connus pour influencer le sperme : l’âge, l’IMC (indice de masse corporelle), les antécédents de tabagisme, et le délai rapporté par l’homme entre la collecte de l’échantillon et sa dernière éjaculation.

Conclusion : Nuances et recommandations pratiques

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Bien sûr, tout n’est pas blanc ou noir. Les auteurs admettent certaines limites. Par exemple, les rythmes circadiens sont connus pour changer la qualité du sperme au cours de la journée, et leurs résultats ont été inévitablement impactés par le fait que 67 % des participants n’ont soumis qu’un seul échantillon. De même, une révélation assez amusante qui mériterait probablement sa propre étude a peut-être brouillé les pistes : les hommes qui portent des caleçons sont plus susceptibles de prendre des bains chauds et de se prélasser dans des jacuzzis ! Les auteurs ont essayé d’ajuster les statistiques pour ces facteurs, mais c’est un détail qui compte.

De plus, il ne faut pas oublier que ces résultats ne peuvent pas être extrapolés aveuglément au grand public, car tous les sujets étaient des patients d’une clinique de fertilité. À l’avenir, le Dr Mínguez-Alarcón espère confirmer le mécanisme moléculaire derrière les niveaux d’hormones et les dommages testiculaires, et voir si ce schéma émerge aussi dans des groupes d’hommes plus diversifiés.

Cependant, le conseil final reste pragmatique. « À ce stade, nous recommanderions de porter des caleçons ou des sous-vêtements plus amples par rapport aux sous-vêtements serrés », a-t-elle déclaré à IFLScience. Pourquoi ? Parce que c’est un mode de vie modifiable qui pourrait facilement améliorer la qualité du sperme des hommes. C’est simple, non ?

Selon la source : iflscience.com

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

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