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Le lien maternel chez le cheval : une clé insoupçonnée pour un cerveau plus performant et une meilleure vie sociale
Crédit: lanature.ca (image IA)

Plus que du lait, une éducation à la vie

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C’est une vérité que l’on observe chez nous, les humains, mais qui résonne avec une force tout aussi puissante dans le reste du règne animal : le lien avec la mère est bien souvent la première boussole pour naviguer dans ce monde un peu chaotique. Chez les mammifères, on a tendance à réduire le rôle de la mère à l’allaitement, n’est-ce pas ? Pourtant, elle fait tellement plus. Elle enseigne les techniques de survie indispensables et, peut-être plus important encore, elle montre à sa progéniture comment bien s’entendre avec les autres.

Mais voilà que la science vient confirmer ce que l’intuition nous soufflait déjà. Une nouvelle recherche fascinante sur les chevaux domestiques, tout juste publiée dans la revue Nature Communications, révèle que le simple fait de rester auprès de sa mère modifie fondamentalement le développement du cerveau et du corps des poulains. Ce n’est pas juste une question de confort affectif, c’est physiologique.

L’expérience de l’INRAE : comparer l’usage agricole et la nature

credit : lanature.ca (image IA)

On sait déjà beaucoup de choses sur les dégâts causés par la perte précoce d’un parent ou par de mauvais soins, que ce soit chez les animaux ou les humains. C’est documenté, c’est triste, mais c’est connu. En revanche, on en sait beaucoup moins sur la façon dont le « temps social positif » façonne l’avenir d’un individu. C’est là que les chercheurs de l’INRAE (l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement en France) sont entrés en scène avec une curiosité piquée au vif.

Pour y voir plus clair, ils ont suivi deux groupes de poulains distincts. Le premier groupe a été séparé des mères à l’âge de six mois. Si vous connaissez un peu le monde équestre, vous savez que c’est une pratique standard dans de nombreux élevages. Le second groupe, lui, a eu la chance de rester avec les mères jusqu’à ce qu’ils aient plus d’un an, imitant ce qui se passe généralement avec les juments et leurs petits à l’état sauvage.

L’étude ne s’est pas contentée d’observations de surface. Oh que non ! Pour comprendre ce qui se passait réellement à l’intérieur de ces animaux, les scientifiques ont sorti l’artillerie lourde : des scans IRM pour observer leurs cerveaux — utilisant notamment le modèle et l’atlas du cerveau équin Turone mentionné dans l’étude de 2026 (DOI: 10.1038/s41467-025-66729-1) — ainsi que des tests sanguins pour vérifier leur santé globale. Ils ont aussi réalisé une analyse de réseau social, une méthode astucieuse pour voir avec quels autres chevaux ils sympathisaient et comment ils trouvaient leur place au sein du troupeau.

Des résultats surprenants : cerveau, poids et compétences sociales

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Les résultats ? Franchement, ils sont sans appel. Les poulains qui ont pu rester collés aux basques de leur mère s’en sont beaucoup mieux sortis, et ce, dans plusieurs domaines inattendus. D’abord, leurs cerveaux se sont développés plus rapidement, spécifiquement dans les zones qui contrôlent les émotions et le comportement social. Les chercheurs ont noté une connectivité plus forte dans le réseau du mode par défaut. Pour la petite histoire, chez nous les humains, ce réseau cérébral est crucial pour la cognition sociale. C’est fascinant de voir ce parallèle.

Mais ce n’est pas tout. Ces jeunes chevaux se sont montrés plus explorateurs que ceux ayant passé moins de temps avec leur mère, et ils étaient également plus faciles à dresser. Une aubaine pour les éleveurs, non ?

Cependant, l’une des découvertes les plus surprenantes concerne leur physique. Tenez-vous bien : ils ont pris plus de poids, alors même qu’ils passaient moins de temps à manger ! Comment est-ce possible ? Les chercheurs attribuent cela à une meilleure efficacité énergétique. C’est logique quand on y pense : parce que les chevaux se sentaient en sécurité, ils n’avaient pas à gaspiller leur « carburant » interne à stresser ou à être hyper-vigilants.

Conclusion : Vers une nouvelle approche du bien-être animal

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Les scientifiques ont résumé leur pensée de manière très éloquente dans leur article : « Nos résultats soulignent le rôle essentiel d’une présence maternelle prolongée pour favoriser le développement réussi des compétences sociales et suggèrent que les comportements affiliatifs [ces interactions amicales et sociales qui renforcent les liens] sont impliqués dans l’établissement des réseaux fondamentaux du développement social chez les espèces mammifères sociales ».

Au final, cette étude est une petite révolution. Elle met en lumière les avantages indéniables de garder les jeunes plus longtemps auprès de leur mère. Cela pourrait — et devrait peut-être — nous aider à repenser nos pratiques pour améliorer le bien-être animal et leur comportement à long terme. Après tout, la nature a souvent raison, il suffit parfois juste de l’écouter.

Selon la source : phys.org

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

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