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Ce chameau survit en buvant de l’eau salée qui tuerait n’importe quel autre animal
Crédit: lanature.ca (image IA)

Une anomalie de la nature

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La nature est souvent étrange, parfois cruelle, mais toujours fascinante. Les chameaux, par exemple, sont des créatures magnifiquement bizarres, parfaitement adaptées à la vie rude des déserts où l’eau se fait rare et où la déshydratation est une menace bien réelle. Mais aucun n’est plus remarquable que le chameau de Bactriane sauvage, ou Camelus ferus pour les intimes.

Dans son habitat naturel du nord-ouest de la Chine et du sud-ouest de la Mongolie, on peut observer ces mammifères à bosses en train de boire joyeusement à des sources d’eau salée. Et je ne parle pas d’une petite pincée de sel ; ils consomment une eau plus salée que celle de la mer.

Le plus fou ? Les scientifiques ne savent toujours pas exactement comment ils font. C’est un véritable mystère physiologique. Ils tolèrent des niveaux de salinité qui, soyons honnêtes, déshydrateraient rapidement ou empoisonneraient la plupart des autres grands animaux.

Une biologie impossible et une identité unique

Faisons une petite comparaison avec nous, les humains. Si nous essayons d’ingérer de l’eau plus salée que l’eau de mer, c’est la catastrophe assurée. Nos reins sont tout simplement incapables d’excréter l’excès de sel assez rapidement. Résultat ? Les niveaux élevés de sodium dans le sang attirent l’eau hors des cellules par osmose.

Cela provoque une déshydratation cellulaire, un stress intense et des déséquilibres électrolytiques potentiellement mortels. Le chameau de Bactriane sauvage, lui, a, d’une manière ou d’une autre, développé un système rénal capable de gérer ces conditions extrêmes. C’est assez incroyable quand on y pense.

Il est crucial de ne pas confondre cette espèce avec les nombreux chameaux domestiques que l’on trouve en Asie et en Afrique du Nord. N’essayez surtout pas d’étancher la soif de ces derniers avec de l’eau de mer ! Les humains n’ont jamais domestiqué le chameau de Bactriane sauvage, et il est génétiquement distinct de toutes les autres espèces de chameaux. Son plus proche parent est le chameau de Bactriane (Camelus bactrianus), ce cousin hirsute utilisé comme animal de bât en Asie intérieure.

Un sanctuaire radioactif devenu piège mortel

credit : lanature.ca (image IA)

Ces animaux sont particulièrement associés à une région connue sous le nom de Lop Nur, dans la province chinoise du nord du Xinjiang. L’histoire de cet endroit est… particulière. Ce paysage désertique a été utilisé pour tester des armes nucléaires entre 1955 et 1996.

Paradoxalement, cela a été une bonne chose pour les chameaux sauvages — à condition, je suppose, qu’ils ne se trouvent pas directement dans la zone d’impact — car cela signifiait que la zone était largement vide d’humains. Mais depuis que les essais nucléaires ont cessé, la menace humaine a refait surface. En conséquence, ils sont actuellement inscrits comme espèce en danger sur la Liste rouge de l’UICN.

John Hare, fondateur de la Wild Camel Protection Foundation basée au Royaume-Uni, expliquait déjà la situation à BBC News en 2001 : « L’éloignement de la zone a aidé à les préserver. Mais avec l’arrêt des essais nucléaires, les chasseurs illégaux et les mineurs à la recherche d’or et de minerai de fer s’installent. Nous avons trouvé des mines terrestres posées près des sources d’eau salée ».

La réalité est brutale : « Alors, quand les chameaux viennent boire, ils marchent dessus — boum ! Ils sont réduits en miettes et ramassés comme viande », déplorait-il.

Conclusion : Au-delà du sel, une machine de survie

Leur capacité à siroter de l’eau salée n’est pas leur seule adaptation aux conditions extrêmes. Le genre chameau possède des globules rouges uniques, de forme ovale. Cette particularité les rend très résistants au stress osmotique, leur permettant d’endurer une déshydratation extrême et de se réhydrater rapidement sans que leurs cellules n’éclatent.

Et bien sûr, il y a leurs bosses. C’est un mythe courant de croire qu’elles stockent de l’eau ; elles sont en réalité remplies de tissu adipeux utilisé comme source de nourriture d’urgence. Ce sont essentiellement des ventres de graisse bombés sur leur dos, et non des réservoirs d’eau.

Cependant, ils peuvent engloutir et traiter d’énormes quantités de liquide. Un chameau typique peut boire jusqu’à 200 litres d’eau en trois minutes. C’est une performance qui ferait passer n’importe quel étudiant fêtard descendant une bière cul sec pour un petit joueur.

Selon la source : iflscience.com

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

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