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Et si la conscience était née dans cet astéroïde bien avant la vie terrestre ?
Crédit: lanature.ca (image IA)

Une livraison spatiale de 121,6 grammes qui change tout

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Vous avez déjà ressenti cette étrange impression de déjà-vu ? Ou ce pressentiment qui se réalise quelques secondes plus tard, comme si votre cerveau captait une onde invisible ? C’est le genre de chose qui nous fait douter de la nature purement mécanique de notre esprit. Et si la réponse ne se trouvait pas ici, sur Terre, mais sur un caillou noir flottant dans le vide ?

C’est l’histoire un peu folle, je l’avoue, d’un astéroïde nommé Bennu. Ce n’est pas n’importe quel rocher ; c’est une boule de gravats noirs, peu compacte, qui s’est formée il y a près de 4,6 milliards d’années. Il passe nous faire coucou tous les six ans environ. Mais récemment, on ne s’est pas contenté de le regarder passer.

La NASA a réalisé un véritable exploit technique : envoyer la sonde OSIRIS-REx faire l’aller-retour sur des milliards de kilomètres pour aller gratter la surface de Bennu. La récolte ? 121,6 grammes de matière. Ça paraît dérisoire, non ? Pourtant, cette poussière rapportée en septembre 2023 et analysée par l’équipe de l’Arizona State University pourrait bien contenir les clés de notre existence. Dante Lauretta, le directeur de l’équipe Bennu, cherchait des indices sur l’origine de la vie. Il a trouvé bien plus.

Au-delà de la soupe primordiale : la théorie du bol tibétain

credit : lanature.ca (image IA)

Bien sûr, on a trouvé ce qu’on espérait. Des traces de la fameuse « soupe primordiale ». Les analyses ont révélé que les échantillons contiennent 14 des 20 acides aminés que la vie sur Terre utilise pour fabriquer des protéines. On y a aussi déniché les cinq bases nucléiques nécessaires pour stocker les instructions génétiques (vous savez, l’ADN, l’ARN, tout ça). Il y a même des sels, suggérant que le corps parent de Bennu contenait de l’eau, un peu comme notre Terre primitive il y a 4 milliards d’années.

Mais attendez, c’est là que ça devient vraiment fascinant, voire un peu vertigineux. Il existe une théorie, portée par le Dr Stuart Hameroff (un ancien anesthésiste, figurez-vous) et le physicien Roger Penrose, prix Nobel. Selon eux, la conscience n’est pas fabriquée par le cerveau comme une simple usine à calculs. Non, le cerveau serait plutôt un récepteur.

Imaginez un bol chantant tibétain. Anirban Bandyopadhyay, un expert en mécanique quantique qui travaille avec eux, utilise cette image magnifique : quand vous faites tourner le maillet autour du bol, le son enfle, la résonance augmente. Pour eux, la conscience est comme une « musique de l’univers », une fonction d’onde quantique externe. Nos cerveaux, grâce à des structures minuscules appelées microtubules, capteraient cette musique. Quand la résonance frappe les microtubules, le son grandit. C’est la théorie de la « Réduction Objective Orchestrée ».

Des cristaux qui « pensent » depuis la nuit des temps ?

credit : lanature.ca (image IA)

Quel rapport avec notre astéroïde ? Eh bien, Bennu pourrait abriter les structures exactes qui permettent cette résonance quantique. On parle de molécules organiques en anneaux. Leurs nuages d’électrons s’échangent des photons, un peu comme dans la fluorescence. Hameroff pense que si ces anneaux forment une structure cristalline périodique, un réseau bien ordonné, ils deviennent des oscillateurs quantiques capables de supporter la conscience.

C’est assez dingue de se dire que ces formations existaient peut-être des centaines de millions d’années avant l’apparition des premiers gènes. Dans notre cerveau, ces oscillations se produisent à une vitesse ahurissante de 10 puissance 15 fois par seconde. C’est bien au-delà des fréquences de 40 hertz habituellement étudiées en neurosciences.

L’équipe de Bandyopadhyay, au National Institute of Material Sciences au Japon, a identifié des « triplets de triplés » de fréquences. C’est un motif fondamental qu’ils retrouvent partout, y compris dans l’ADN. Ils pensent que les sursauts cognitifs se produisent autour de 200 à 700 nanosecondes. Hameroff espère retrouver cette signature, ce fameux motif de résonance, directement dans les échantillons de Bennu.

Une expérience radicale pour tester la conscience de la roche

credit : lanature.ca (image IA)

Alors, on fait quoi maintenant ? On ne va pas juste regarder ces cailloux au microscope. Hameroff propose une idée audacieuse, presque surréaliste : endormir la roche. Oui, vous avez bien lu. Il veut tester des gaz anesthésiants sur les échantillons de Bennu.

Sa logique est implacable : il travaille à démontrer que l’anesthésie fonctionne chez les humains en bloquant justement ces signaux électriques entre les molécules des microtubules. Si un gaz anesthésiant parvient à bloquer les oscillations quantiques dans les molécules de polyaromatiques de l’astéroïde, cela prouverait qu’un mécanisme similaire à notre conscience est à l’œuvre. « Nous pourrions affirmer qu’il y a une justification pour que la conscience soit présente et causale aux origines de la vie », dit-il.

Hameroff va même plus loin dans sa réflexion. Il suggère que les premières formes de vie, ou même ces molécules prébiotiques, auraient cherché à s’organiser non pas par hasard, mais pour maximiser le « plaisir » d’être conscient, pour multiplier ces étincelles de conscience. C’est une vision du monde où la matière elle-même cherche à s’éveiller. Fascinant, non ?

Selon la source : popularmechanics.com

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

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