Crash d’un train à grande vitesse dans le sud de l’Espagne : au moins 39 morts, de nombreux blessés
Auteur: Simon Kabbaj
Une « nuit de douleur profonde » près de Cordoue

C’est difficile de trouver les mots justes face à une telle tragédie. L’Espagne s’est réveillée avec la gueule de bois, le cœur lourd, après ce qui ressemble à un véritable cauchemar éveillé survenu ce dimanche 18 janvier. Il était environ 19h45, heure locale, quand l’impensable s’est produit près d’Adamuz, non loin de Cordoue, dans le sud du pays. Une collision effroyable entre deux trains.
Le bilan, qui glace le sang, est encore provisoire mais déjà terriblement lourd : on parle d’au moins 39 morts. Des dizaines d’autres personnes sont blessées, certaines luttant pour leur vie. Le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, n’a pas caché son émotion en évoquant « une nuit de douleur profonde pour notre pays ». Et franchement, comment ne pas partager ce sentiment ? C’est tout un pays qui retient son souffle.
Selon les premiers éléments – et c’est là que l’horreur prend tout son sens – tout a commencé quand un train reliant Málaga à Madrid a quitté les rails. Dans sa course folle, il est allé percuter un autre convoi qui arrivait en sens inverse, depuis Madrid vers Huelva. Le choc a été tel que ce deuxième train a déraillé à son tour avant de chuter en bas d’un talus. Une vision d’apocalypse pour les quelque 400 passagers et membres du personnel qui se trouvaient à bord de ces deux rames.
Le chaos des secours au milieu de la ferraille

Un passager, encore sous le choc, a raconté à la télévision publique RTVE : « Il y avait des gens qui hurlaient, les valises tombaient des étagères. J’étais dans le quatrième wagon vers Huelva, le dernier, par chance. » C’est ce genre de témoignage qui vous noue l’estomac. Sur place, c’est une course contre la montre au milieu des débris métalliques tordus.
La situation est d’autant plus critique que l’accès aux victimes est un véritable casse-tête pour les secouristes. Paco Carmona, le chef des pompiers de Cordoue, a été très clair, presque brutal dans sa description de la réalité du terrain : « Il y a encore des gens coincés. L’opération se concentre sur l’extraction des personnes dans des zones très étroites. » Il a même dû admettre, sans doute la mort dans l’âme, qu’il fallait parfois « déplacer les corps pour atteindre ceux qui sont encore en vie ». Une tâche qu’il qualifie de compliquée… un euphémisme, sans doute.
Les chiffres qui nous parviennent des services d’urgence donnent le tournis. Au moins 73 personnes ont été transportées à l’hôpital. Parmi elles, on compte plus d’une douzaine de cas critiques, mais d’autres sources parlent de 24 blessés graves. Le plus dur à encaisser, c’est qu’il y a quatre enfants parmi ces blessés sérieux. C’est, de loin, l’accident ferroviaire le plus meurtrier qu’ait connu le pays depuis au moins une décennie.
Un accident « vraiment étrange » et des questions sans réponse

Alors que les familles pleurent, les questions commencent déjà à fuser. Comment cela a-t-il pu arriver ? Óscar Puente, le ministre des Transports, semble lui-même perplexe. Il a décrit le déraillement comme étant « vraiment étrange ». Pourquoi ? Parce que l’incident s’est produit sur une portion de voie rectiligne – pas de virage dangereux, rien. De plus, cette section avait été réparée très récemment, en mai 2025. C’est à n’y rien comprendre pour l’instant.
Dans le détail, il semblerait que la majorité des victimes se trouvaient dans les deux premiers wagons du second train, là où l’impact avec l’autre train à grande vitesse a eu lieu. À l’intérieur, c’était la confusion totale. Des témoins racontent que les contrôleurs demandaient si quelqu’un avait une formation aux premiers secours pour aider les autres. Sur le réseau social X, un passager terrifié a partagé : « Dix minutes après le départ [de Cordoue], le train a commencé à trembler énormément, et il a déraillé au niveau de la voiture six derrière nous. Les lumières se sont éteintes. »
Pendant ce temps, l’angoisse monte pour les proches. Un porte-parole de la Croix-Rouge espagnole a souligné la détresse des familles : « Elles traversent une situation de grande anxiété due au manque d’information. Ce sont des moments très pénibles. » On ne peut qu’imaginer leur douleur, attendant un coup de fil, une nouvelle, n’importe quoi, alors que la nuit avance.
Conclusion : L’attente et le deuil

Au final, l’Espagne s’apprête à vivre des jours sombres. Entre l’identification des victimes, les soins aux nombreux blessés et l’enquête qui devra absolument éclaircir ce mystère sur une voie pourtant réputée sûre, le chemin sera long. Pour l’heure, nos pensées vont évidemment vers ceux qui ont perdu un être cher dans ce fracas de métal, un dimanche soir qui devait être comme les autres.
Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.