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Le Canada accorde la résidence permanente à la famille d’un homme après le meurtre de sa femme et de ses 4 enfants
Crédit: lanature.ca (image IA)

Une lueur d’espoir après l’horreur absolue

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C’est une nouvelle qu’on attendait avec une certaine anxiété, pour être honnête. Le Canada a officiellement approuvé le statut de résident permanent pour le père et le frère sri-lankais d’un homme d’Ottawa dont la vie a basculé dans l’horreur la plus totale. Vous vous souvenez sans doute de cette affaire, difficile de l’oublier. Dhanushka Wickramasinghe a perdu sa femme et ses quatre enfants dans une attaque au couteau d’une violence inouïe, un véritable massacre qui a secoué le quartier de Barrhaven.

Pour rappeler les faits, qui glacent encore le sang, le drame s’est joué en mars 2024 dans leur maison en rangée. Les victimes ? Darshani Ekanayake, une mère de 35 ans, et ses petits : Inuka, un garçon de sept ans, et ses trois filles, Ashwini (4 ans), Ranaya (3 ans) et la toute petite Kelly, un bébé de seulement deux mois. C’est impensable. Gamini Amarakoon, 40 ans, un ami de la famille qui vivait avec eux, a aussi été tué ce jour-là. Dhanushka, le père et mari, a été blessé lors de l’attaque mais il est le seul à avoir survécu à ce carnage.

Ronalee Carey, l’avocate spécialisée en immigration qui se bat aux côtés de la famille, a confirmé ce lundi que les demandes du frère et du père ont été approuvées plus tôt ce mois-ci, en janvier 2026. Maintenant, c’est juste une question de logistique : ils attendent simplement que leurs cartes arrivent par la poste.

Condamnation et soutien familial indéfectible

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Il faut dire que cette famille revient de loin. En novembre dernier, la justice a tranché concernant le responsable de cette tragédie. Febrio De-Zoysa a été condamné à la prison à vie, sans aucune possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans. Il n’y a pas eu de procès à rallonge puisqu’il a plaidé coupable à quatre chefs de meurtre au premier degré, deux chefs de meurtre au second degré et un chef de tentative de meurtre. Une affaire bouclée, du moins sur le plan pénal.

C’est juste après ces meurtres que le frère et le père de Wickramasinghe ont sauté dans un avion pour le Canada. Ils sont venus pour le soutenir, pour être là, tout simplement. L’année dernière, voyant que leur demande de résidence permanente traînait en longueur sans aucune nouvelle pendant des mois, ils ont fini par demander l’aide du gouvernement fédéral. C’était un processus lourd, surtout dans un tel contexte de deuil.

L’avocate Ronalee Carey explique que la situation se débloque enfin pour eux, mais ce n’est pas la fin du parcours du combattant pour tout le monde. Loin de là.

Le casse-tête bureaucratique continue pour le frère

C’est là que ça se complique encore, comme souvent avec l’administration. Maintenant qu’il a son statut, le frère de Dhanushka, Chelaka Wickramasinghe, prévoit de parrainer sa propre femme et sa fille. Le problème ? Elles se sont déjà vu refuser des visas de visiteur qui leur auraient permis de venir au Canada plus tôt. Et les délais, on le sait, c’est le nerf de la guerre.

Selon Me Carey, le délai de traitement pour ce type de parrainage est actuellement de 14 mois. « Évidemment, ce n’est pas idéal car la famille est séparée depuis si longtemps déjà », a-t-elle souligné avec, j’imagine, une pointe d’agacement dans la voix. Elle avait pourtant demandé au ministre de l’Immigration du Canada de reconsidérer ces refus de visas visiteurs. Le résultat ? Aucune réponse. Silence radio.

L’avocate ne baisse pas les bras pour autant. Elle est en train de rassembler les documents de la précédente demande de visa visiteur et compte bien refaire une tentative pour s’assurer que, cette fois, ça passe. L’objectif est clair : les faire venir le plus vite possible.

Conclusion : En attendant la réunification

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La stratégie est assez pragmatique pour le moment. « Comme les délais de traitement sont si longs pour la demande de parrainage, nous aimerions qu’elles viennent en tant que visiteuses pour l’instant », explique Carey. C’est du bon sens, non ? Une fois au Canada, l’épouse de Chelaka pourrait demander un permis de travail.

Mais là encore, il y a un hic. Me Carey prévient que les délais de traitement pour ce permis sont tels qu’elle devra attendre longtemps avant qu’il ne soit approuvé. C’est une chaîne sans fin d’attentes administratives. L’avocate a cependant une suggestion pour l’IRCC (Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada) : ils pourraient accélérer le traitement de son permis de travail en le délivrant conjointement avec un permis de séjour temporaire, s’ils le décident. Reste à voir s’ils feront preuve de cette flexibilité pour une famille qui a déjà tant souffert.

Selon la source : globalnews.ca

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

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