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Exercices aériens américano-canadiens au Groenland au cœur des tensions politiques
Crédit: lanature.ca (image IA)

Une arrivée militaire sur fond de crise diplomatique

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L’organisation de défense binationale — qui regroupe, rappelons-le, les États-Unis et le Canada — a confirmé que des avions de guerre du Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord (le NORAD) allaient bientôt arriver au Groenland. Officiellement, tout cela est prévu de longue date. Ces appareils américains et canadiens doivent se poser à la Pituffik Space Base, une base de l’US Space Force située sur l’île, pour soutenir ce qu’ils appellent « diverses activités du NORAD planifiées depuis longtemps ».

Dans leur communiqué publié sur X, le NORAD insiste lourdement sur la coopération, affirmant que cela s’appuie sur une entente durable entre les États-Unis, le Canada et le Royaume de Danemark. Ils précisent même, sans doute pour calmer le jeu, que « cette activité a été coordonnée avec le Royaume de Danemark » et que toutes les forces disposent des autorisations diplomatiques nécessaires. Le gouvernement du Groenland lui-même a été informé. Mais bon, on ne peut pas s’empêcher de trouver le timing un peu suspect, vous ne trouvez pas ? Tout cela arrive pile au moment où le président Donald Trump remet ouvertement en cause la souveraineté de ce territoire autonome.

Souveraineté menacée et chantage économique

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Il faut bien comprendre de quoi on parle ici. Le Groenland, c’est une île autonome, un territoire du Danemark, qui est lui-même un partenaire de l’OTAN. Les deux sont couverts par la garantie de sécurité de l’alliance. Il existe déjà un accord de défense qui donne aux États-Unis un accès assez large à l’île. Mais visiblement, ça ne suffit pas à l’appétit de Washington. Trump convoite ce territoire depuis longtemps, arguant que c’est une nécessité pour la défense nationale américaine. Et il ne fait pas semblant.

La tension est montée d’un cran sérieux, je dirais même inquiétant, depuis une opération militaire américaine plus tôt ce mois-ci qui a conduit à l’enlèvement du dirigeant autoritaire vénézuélien, Nicholas Maduro. Fort de cette action, Trump accentue maintenant la pression sur l’Europe pour qu’elle cède littéralement la terre à Washington. Bien sûr, l’Europe, le Canada et d’autres alliés ont volé au secours du Groenland, soutenant la souveraineté danoise sur la plus grande île du monde. La réponse de Trump ? Elle est brutale, comme souvent. Il menace d’instaurer des droits de douane de 10 % sur les marchandises de huit pays de l’OTAN qui s’opposent à son contrôle du Groenland. Et attention, il a prévenu : ce taux grimpera à 25 % en juin si la résistance continue. C’est du chantage pur et simple, non ?

L’argument du prix Nobel et l’obstination américaine

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C’est là que l’histoire prend une tournure presque surréaliste, franchement. Lundi, Trump a expliqué aux dirigeants européens l’une des raisons, disons… personnelles, de son insistance à sécuriser le Groenland : le fait qu’il n’ait pas reçu le prix Nobel de la paix. Il a lâché cette phrase incroyable : « Je ne me sens plus obligé de penser purement à la Paix ». On croit rêver, mais c’est bien ce qu’il a dit. C’est comme s’il réglait ses comptes avec la communauté internationale.

Toujours lundi, alors que tout le monde s’attend à ce que les dirigeants européens s’opposent fermement à son plan et à ses menaces tarifaires, Trump a balayé l’idée d’un revers de main devant les journalistes. « Je ne pense pas qu’ils vont riposter », a-t-il déclaré avec une assurance déconcertante. Pour lui, la question ne se pose même plus. « Nous devons l’avoir », a-t-il martelé, ajoutant que les Européens « doivent faire en sorte que cela se fasse » parce que, selon ses propres mots, « ils ne peuvent pas le protéger ». Une rhétorique de force qui laisse peu de place à la diplomatie traditionnelle.

Conclusion

En somme, ces exercices du NORAD, bien que présentés comme routiniers et planifiés, se déroulent dans un contexte qui n’a rien de normal. Entre les menaces économiques directes sur les alliés de l’OTAN et les déclarations fracassantes du président américain liant géopolitique et frustration personnelle, l’avenir du Groenland semble plus incertain que jamais. On peut se demander jusqu’où ira ce bras de fer entre des alliés historiques.

Selon la source : upi.com

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

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