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Ni virus, ni bactérie : cette forme de vie découverte en nous stupéfie la science
Crédit: lanature.ca (image IA)

L’inconnu qui dort en nous

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Honnêtement, chaque fois que l’on s’imagine avoir enfin compris comment fonctionne notre propre machine, le corps humain nous joue un tour. On pense avoir tout cartographié, tout étiqueté, et pourtant… quelque chose de frais, d’inattendu, vient de surgir des tréfonds de nos tissus.

Récemment, une équipe de chercheurs est tombée – un peu par hasard, il faut bien le dire – sur d’étranges entités. Ils les ont baptisées des « obélisques ». Ces choses vivaient là, littéralement à l’intérieur de corps humains, totalement inaperçues jusqu’à aujourd’hui. C’est assez vertigineux quand on y pense.

Leur présence surprenante bouscule pas mal de nos certitudes. Ça soulève surtout des questions assez pressantes : qu’est-ce qui peut bien se cacher d’autre en nous sans qu’on le sache ? Ces nouveaux visiteurs semblent encore plus petits que les virus classiques dont on nous parle dans les cours de biologie de base. Mais attention, ils ne se comportent pas comme les microbes familiers. Ils se présentent comme… autre chose. Une différence fondamentale qui force le respect, et l’interrogation.

Une découverte « dingue » signée par un prix Nobel

credit : lanature.ca (image IA)

Cette trouvaille n’est pas sortie de nulle part. Elle est survenue lorsque des chercheurs ont commencé à analyser des bibliothèques génétiques massives, en cherchant spécifiquement des modèles qui ne correspondaient à aucun organisme connu. C’était un peu comme chercher une aiguille dans une botte de foin, sans savoir à quoi ressemble l’aiguille.

Et ce n’est pas n’importe qui qui a mené la danse. Cette découverte inhabituelle a été dirigée par Andrew Fire, de l’Université de Stanford, qui est tout de même lauréat du prix Nobel de médecine. Ce n’est pas rien.

Ces fameux « obélisques » ne ressemblent pas aux formes de vie typiques. D’ailleurs, leur nom vient de leur forme bien particulière en bâtonnet. Pour Mark Peifer, biologiste cellulaire et du développement à l’Université de Caroline du Nord à Chapel Hill (UNC), le constat est sans appel : « C’est dingue », dit-il. Avant d’ajouter, peut-être avec un brin d’excitation nerveuse : « Plus nous regardons, plus nous voyons de choses folles. »

Pour vous donner une idée, ils ressemblent à ce que les scientifiques appellent des viroïdes. Ce sont des boucles infectieuses d’ARN, surtout connues pour leurs effets ravageurs sur les plantes. Sauf que là, nos obélisques partagent certains traits avec ces pathogènes végétaux, mais ils apparaissent dans des bactéries associées à l’humain. C’est un mélange des genres assez déroutant.

Matthew Sullivan, un biologiste intégratif de l’Ohio State University, reste d’ailleurs prudent. Selon lui, les implications pour la santé humaine restent floues. On nage encore en plein mystère.

Au cœur de la machinerie : l’ARN et ces boucles étranges

credit : lanature.ca (image IA)

Pour bien comprendre de quoi on parle, il faut revenir aux bases, mais promis, on va faire simple. L’ARN, ou acide ribonucléique, est une molécule vitale qui joue plusieurs rôles majeurs dans toutes les cellules vivantes. Imaginez-le comme le messager qui aide à transformer les instructions génétiques stockées dans l’ADN en protéines, ces briques qui construisent et réparent votre corps.

Contrairement à l’ADN, qui forme cette fameuse double hélice que tout le monde connaît, l’ARN est généralement simple brin. Il peut se plier en différentes formes pour effectuer diverses tâches. Il y a différents types d’ARN : l’ARN messager (ARNm), l’ARN de transfert (ARNt), et l’ARN ribosomal (ARNr), qui est un composant clé des ribosomes, les usines à protéines de la cellule.

Mais l’ARN ne sert pas juste à fabriquer des protéines. Il aide aussi à réguler l’expression des gènes et peut même agir comme catalyseur dans certaines réactions chimiques. Par exemple, certaines molécules d’ARN peuvent activer ou désactiver des gènes. C’est crucial pour tout, du développement embryonnaire à la réponse aux changements de votre environnement.

C’est là que nos obélisques deviennent bizarres. Les virus ont souvent des coquilles protectrices faites de protéines. Les obélisques, eux, semblent manquer de ce manteau familier. À la place, ils transportent leurs instructions ARN dans de minuscules boucles. Contrairement aux virus standards, ils ne semblent pas encoder de coquilles protéiques. Ces différences suggèrent que les définitions même de la vie pourraient avoir besoin d’un sérieux dépoussiérage.

Et ils sont partout ! Ce n’est pas juste un type unique d’obélisque. Des milliers de variétés uniques ont surgi quand les scientifiques ont peigné les jeux de données génétiques. Les découvertes ont émergé de multiples endroits autour du monde, ce qui indique que ces intrus ne sont pas des bizarreries rares cachées dans un coin. On les a trouvés dans la bouche, et même chez ceux qui habitent le tractus intestinal. Les signatures génétiques laissent penser que des types distincts préfèrent des régions particulières (comme les obélisques-alpha, béta, ou ceux liés à S. sanguinis). Ça suggère une relation complexe avec nos écosystèmes internes, même s’il est trop tôt pour dire ce qu’ils trafiquent là-dedans.

Conclusion : Une nouvelle pièce du puzzle de la vie

credit : lanature.ca (image IA)

Leur nature inhabituelle remue pas mal de questions sur la façon dont les virus, les viroïdes et ces nouveaux venus pourraient être liés. C’est un vieux puzzle évolutif : est-ce que les virus d’aujourd’hui viennent de formes d’ARN plus simples, ou ont-ils commencé complexes pour perdre des traits avec le temps ? Les entités comme les obélisques ajoutent de la couleur à ces débats. On se demande désormais à quel point ces formes sont anciennes et comment elles ont pris forme durant l’histoire biologique de la planète.

Pour l’instant, les obélisques ne rentrent pas sagement dans les cases existantes. Ce ne sont pas des virus standards, pas des bactéries classiques, et pas exactement des viroïdes non plus. Leur découverte laisse penser qu’on rate peut-être des classes entières de vie basée sur l’ARN. L’enquête a nécessité de scanner des catalogues de gènes colossaux dérivés de microbes humains, en utilisant de nouveaux outils informatiques pour repérer ces molécules d’ARN circulaires. Il a fallu filtrer soigneusement pour être sûr que ce n’était pas juste du bruit aléatoire.

« C’est l’une des parties les plus excitantes d’être dans ce domaine en ce moment », a déclaré Simon Roux, biologiste computationnel au DOE Joint Genome Institute du Lawrence Berkeley National Laboratory. Ce sentiment résume bien l’ambiance générale chez les experts qui trient ces données moléculaires.

L’étude qui a présenté les obélisques a été postée le 21 janvier sur bioRxiv et publiée dans la Royal Society Open Science. Si ces entités influencent le comportement bactérien, elles pourraient, par extension, façonner des aspects de notre propre biologie. Le corps humain est décidément un univers bondé de minuscules créatures, et beaucoup sont des étrangers que nous n’avons pas encore vraiment rencontrés. Les chercheurs continuent d’observer, d’apprendre et de se creuser la tête sur ces visiteurs miniatures qui ont réussi l’exploit de se cacher sous notre nez pendant tout ce temps.

Selon la source : earth.com

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

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