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Cancer du col de l’utérus : Julie Carayon confirme le remboursement à 100% du vaccin HPV, un tournant décisif
Crédit: lanature.ca (image IA)

Une urgence sanitaire encore trop méconnue

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C’est un chiffre qui, franchement, fait froid dans le dos quand on y pense. Le cancer du col de l’utérus reste la deuxième cause de décès par cancer chez les femmes de moins de 45 ans. On parle tout de même de 1 100 décès par an en France. C’est énorme, surtout pour une maladie qu’on sait aujourd’hui prévenir. Alors que nous sommes en pleine Semaine européenne de prévention, il est urgent de remettre ce sujet sur la table. On a parfois l’impression que le message passe, mais les chiffres nous rappellent à l’ordre.

Pour y voir plus clair, on s’est tourné vers quelqu’un qui est au cœur du réacteur : Julie Carayon. Elle est sage-femme et coordonnatrice au sein du centre de dépistage des cancers dans le Grand Est. Son constat est sans appel : cinq minutes de prévention peuvent littéralement sauver une vie, et pourtant, le réflexe n’est pas encore automatique pour tout le monde.

Le dépistage : entre verre à moitié plein et obstacles du quotidien

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Alors, où en est-on vraiment ? Julie Carayon nous donne les chiffres de 2024, et c’est… mitigé, dirons-nous. Au niveau national, 60,9 % des femmes se font dépister via le frottis. Dans le Grand Est, on est quasiment raccord avec 60,8 %. Comme le dit Julie, « ça dépend comment on se place » : considérer que 6 femmes sur 10 se font suivre, c’est déjà très bien, c’est vrai. Mais bon, on se dit aussi qu’on pourrait faire beaucoup mieux aujourd’hui, non ? Le dépistage n’est pas encore cette habitude pleinement ancrée qu’elle devrait être.

Mais pourquoi ? Pourquoi tant de réticences ? C’est complexe. Julie Carayon explique que les causes sont multiples et souvent très humaines. Il y a d’abord le problème, classique hélas, de l’accessibilité aux professionnels de santé dans certains territoires. Mais il y a aussi la « vraie vie ». On sait que pour certaines femmes, la santé passe malheureusement au second plan, écrasée par des problématiques quotidiennes beaucoup plus urgentes. Et puis, il ne faut pas négliger la méconnaissance ou les barrières linguistiques qui isolent certaines patientes du système de soin.

Vaccin remboursé à 100% et parcours de soin : ce qui change la donne

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Il faut aussi démystifier le parcours : le gynécologue n’est pas le seul recours. Julie insiste là-dessus : pensez à votre sage-femme ! Elles sont parfaitement aptes à effectuer ce frottis. Dans certaines régions en pénurie de spécialistes, des médecins généralistes prennent aussi le relais. On peut même aller directement en laboratoire de biologie médicale, à condition d’avoir pensé à demander une ordonnance en amont. Pour rappel, le dépistage commence dès 25 ans. Un petit détail qu’on oublie souvent : à partir de 65 ans, le dépistage devient individuel. C’est-à-dire que c’est aux femmes de faire la démarche vers le pro de santé, on ne vient plus vous chercher, donc vigilance.

Mais la grande révolution, c’est la vaccination. L’OMS vise une couverture vaccinale supérieure à 90 %, alors qu’en France, on traîne encore entre 50 et 60 %. Pourtant, les nouvelles sont bonnes : ce vaccin contre les HPV, qui concerne les filles ET les garçons (car oui, eux aussi transmettent le virus), doit idéalement se faire entre 11 et 15 ans. Et là, Julie Carayon lâche l’info capitale : depuis décembre 2025, le vaccin est remboursé à 100 %. Cela concerne les filles, les femmes, mais aussi les garçons et les hommes de 11 ans jusqu’à 26 ans révolus. C’est une avancée majeure pour le porte-monnaie et pour la santé publique.

Conclusion : Vers une éradication quasi totale ?

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Au final, l’équation est presque simple, même si sa mise en œuvre demande des efforts collectifs. Si les femmes se dépistent régulièrement, on éviterait déjà 90 % des cancers du col de l’utérus. C’est énorme. Mais si on associe cette prévention mécanique à la vaccination généralisée, les chiffres s’envolent : on atteint 97 % de diminution du risque de cancer.

Avec le remboursement intégral acté fin 2025, nous n’avons plus vraiment d’excuse pour ne pas protéger les générations futures. C’est un combat qu’on peut gagner, à condition de ne laisser personne sur le bord de la route.

Selon la source : francebleu.fr

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

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