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Donald Trump : pourquoi notre obsession est, hélas, parfaitement justifiée
Crédit: The White House, Public domain, via Wikimedia Commons

Une fatigue générale, mais impossible à ignorer

credit : lanature.ca (image IA)

C’est tout à fait normal, vous savez, d’être tanné. On est tous un peu épuisé, voire carrément essoufflé par ce retour au pouvoir de Donald Trump. Comme le titrait si bien le journal Libération, une année au pouvoir a eu l’air d’un siècle. Et pour ne rien arranger, sa deuxième année a commencé avec une intensité encore plus forte, si c’était possible. Trump, c’est un personnage qui passionne autant qu’il inquiète ou qu’il intrigue, c’est indéniable.

Je vois bien que vous êtes nombreux à vous brancher sur TVA ou à cliquer frénétiquement sur le site du Journal pour rester informés des derniers développements. Pourtant, certains d’entre vous m’ont écrit, un peu agacés, pour me dire qu’on en faisait trop. On m’a dit qu’on parlait trop de lui, et qu’il suffirait peut-être que les médias cessent de le couvrir pour qu’il finisse par disparaître… J’aimerais que ce soit si simple.

Mais soyons réalistes une minute : on ne peut pas ignorer le président du pays le plus puissant du monde. Pas nous. Surtout pas au Canada. Donald Trump ne disparaîtra pas comme par magie simplement parce qu’on détourne le regard. Il va continuer de bousculer, d’attaquer sans relâche, et ses actions auront des effets majeurs, concrets, sur nos vies à tous.

Cette dépendance qui nous lie aux États-Unis

credit : lanature.ca (image IA)

Rappelez-vous ce qu’il a lancé de sa tribune à Davos, avec cet air arrogant et menaçant qu’on lui connaît : « Le Canada existe grâce aux États-Unis ». C’est brutal, non ? Des téléspectateurs nous ont d’ailleurs écrit pour savoir à quel point cette affirmation tenait la route, si nous étions vraiment à ce point dépendants de nos voisins du Sud. La réponse est complexe, mais les chiffres ne mentent pas.

Regardons les faits : au total, le commerce international représente 67 % du PIB canadien. Et tenez-vous bien, plus de 75 % de nos exportations prennent la direction des États-Unis. Nos chaînes d’approvisionnement sont fortement intégrées ; il suffit de penser au secteur de l’automobile en Ontario qui souffre actuellement pour s’en rendre compte. Mais ce n’est pas tout.

Nous sommes aussi incroyablement dépendants de leur industrie pharmaceutique pour nous soigner, et de leur défense, à la fois pour nous approvisionner en équipement et simplement pour protéger notre immense territoire. Il y a aussi cette grande dépendance financière : quand Trump parle, les marchés bougent instantanément. Et, peut-être le plus insidieux, il y a une dépendance sociétale profonde. On se divertit sur leurs plateformes — Facebook, Netflix, Amazon et j’en passe —, on utilise leur intelligence artificielle et on importe leurs débats sociaux, que ce soit le mouvement « woke », les questions d’environnement ou ce virage autoritaire qui nous guette.

Leur politique influence directement la nôtre, c’est un fait. Sans Trump, il n’y aurait probablement pas de Mark Carney dans le paysage actuel. Ni même de politiciens avec le style de Pierre Poilievre.

Un ordre mondial brisé et des menaces réelles

credit : lanature.ca (image IA)

Donald Trump a brisé quelque chose d’important, quelque chose de fondamental. Mark Carney l’a d’ailleurs bien nommé lors de son passage à Davos : l’ordre mondial tel qu’on le connaissait, celui qui permettait aux plus petites puissances de prospérer dans un certain confort sans trop s’inquiéter, est bel et bien terminé. C’est fini, cette époque.

Concrètement, ça veut dire que des institutions comme l’OTAN ou le NORAD, ces ententes historiques qui nous ont protégés pendant des décennies sans qu’on ait eu besoin de s’y investir massivement, ne valent plus grand-chose aujourd’hui. C’est inquiétant.

Pire encore, ses élucubrations sur le « 51e État » ont même amené notre propre armée à se questionner sérieusement sur l’effet d’une potentielle intervention militaire au pays ! Vous imaginez ? Ne pas couvrir ces propos, faire l’autruche, n’empêcherait pas cette réalité d’exister. Elle est là, devant nous.

Conclusion : Agir plutôt que subir

credit : lanature.ca (image IA)

Donc oui, je maintiens que ce que dit Donald Trump est crucial pour nos vies ici, au pays. C’est tout à fait normal de vouloir lire et regarder ce qu’il dit, même si ça fait mal. Diffuser intégralement son discours à Davos ou sa conférence de presse pour souligner la première année de sa présidence était nécessaire ! Est-ce que c’est parfait ? Non, loin de là.

Nous ne pouvons pas changer Donald Trump, c’est une force qui nous dépasse. Mais nous pouvons au moins nous tenir les coudes. Nous pouvons choisir des politiciens qui vont agir pour nous, et remettre en question les choix faits pour, disons-le crûment, licher les bottes américaines — comme cette décision sur la fin de la taxe numérique, par exemple…

Ce pouvoir d’agir, ici, ensemble, personne ne peut nous l’enlever. C’est peut-être la seule chose qu’il nous reste vraiment.

Selon la source : journaldemontreal.com

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

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