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« Je mettais tout sur le compte de la grossesse » : le combat de Carly Brown contre un cancer silencieux
Crédit: lanature.ca (image IA)

Quand le corps envoie des signaux qu’on refuse de voir

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C’est une histoire qui résonne étrangement, presque cruellement, avec le quotidien de tant de mères. On se dit souvent que la fatigue, les douleurs ou les petits dérèglements sont le prix à payer pour avoir donné la vie, non ? C’est exactement ce que s’est dit Carly Brown. À 32 ans, cette mère de deux enfants originaire de Devizes, dans le Wiltshire, était persuadée que les changements qu’elle observait chez elle étaient tout à fait normaux. Une suite logique de l’accouchement, pensait-elle.

Mais la réalité était bien plus sombre. Ce qu’elle prenait pour des séquelles post-grossesse cachait en fait un cancer du col de l’utérus. Un diagnostic qui aurait pu être posé plus tôt si elle n’avait pas, comme beaucoup d’entre nous le font par peur ou négligence, repoussé ce fameux dépistage.

Le déni des symptômes et le rendez-vous manqué

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Il faut dire que les signes étaient là, mais Carly, sans doute prise dans le tourbillon de la vie de famille, a préféré les rationaliser. Elle avait remarqué des changements significatifs dans son cycle, avec des règles beaucoup plus abondantes que d’habitude. Mais voilà, au lieu de s’alarmer, elle a mis ça sur le compte de son âge et de ses grossesses successives. C’est humain, après tout, de minimiser les signaux d’alerte, de se convaincre qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter.

Le problème, c’est que ce déni l’a conduite à éviter le dépistage. Le frottis, cet examen pourtant crucial proposé aux femmes de 25 à 64 ans, elle l’a repoussé encore et encore. Elle n’est pas la seule : les chiffres montrent qu’environ une femme éligible sur trois ne s’y rend pas. Carly s’est confiée à la BBC avec une honnêteté désarmante : « Je repoussais sans cesse le dépistage du cancer du col de l’utérus. Je ne voulais tout simplement pas savoir et je me répétais que j’étais trop jeune pour avoir ce type de cancer ».

Finalement, à 32 ans, elle finit par prendre ce rendez-vous. Une décision tardive, certes, mais qui allait tout changer.

Le choc du diagnostic et l’épreuve du traitement

credit : lanature.ca (image IA)

Après ce premier examen, les choses s’accélèrent brutalement. Carly est orientée vers le Royal United Hospital (RUH) de Bath pour des examens plus poussés et une biopsie indispensable. Et puis, ce coup de fil que personne ne veut recevoir. L’hôpital l’appelle. Le verdict tombe. « Lorsque j’ai reçu l’appel du RUH m’annonçant que j’avais un cancer, j’ai fondu en larmes. Je ne savais tout simplement pas quoi faire », raconte-t-elle, encore marquée par l’émotion de cet instant où le sol se dérobe.

S’ensuit alors un véritable parcours du combattant. Carly entame un protocole lourd : cinq semaines de chimiothérapie, enchaînées directement avec cinq semaines de radiothérapie. C’est long. C’est dur. Elle décrit cette période comme épuisante, un véritable test d’endurance physique et mentale. Mais dans ce chaos, elle tient à souligner une chose essentielle : l’humanité du personnel soignant. Elle insiste sur le fait qu’elle n’a « rien à reprocher au RUH », qualifiant les soins, le soutien et la compassion reçus de « fantastiques tout au long du processus ».

Rémission, vigilance et les signes à surveiller

credit : lanature.ca (image IA)

Aujourd’hui, Carly Brown a 35 ans. Elle est en rémission. « Apprendre que je n’avais plus de cancer était incroyable, inimaginable », confie-t-elle. C’est une nouvelle qu’elle a du mal à décrire tant elle est merveilleuse. Cependant, la vigilance reste de mise : elle retourne au Royal United Hospital tous les trois mois pour des contrôles. Sa leçon est claire et sans appel : « S’il y a une chose que j’ai apprise, c’est qu’on ne peut pas rattraper le temps perdu : prenez le temps d’aller à ces rendez-vous ».

Son histoire sert d’avertissement, car selon Cancer Research UK, environ 3 300 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année au Royaume-Uni. Il ne faut jamais ignorer certains signes, aussi anodins paraissent-ils :

  • Des saignements vaginaux inhabituels (pendant ou après les rapports, entre les règles, ou après la ménopause).
  • Des règles plus abondantes que la normale.
  • Des changements dans les pertes vaginales.
  • Des douleurs pendant les rapports sexuels.
  • Des douleurs persistantes dans le bas du dos, le bassin ou le bas du ventre.

Ce sont des signaux que notre corps nous envoie. Les ignorer, c’est jouer avec le feu.

Selon la source : aufeminin.com

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

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