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Succession de François Legault : Fréchette contre Drainville, le duel au sommet pour l’âme de la CAQ
Crédit: lanature.ca (image IA)

Un retrait qui change la donne

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C’est maintenant officiel, et disons que ça rebat sérieusement les cartes. Avec Simon Jolin-Barrette qui a finalement décidé de passer son tour, on se retrouve avec un face-à-face qui promet d’être intense pour reprendre le flambeau de la CAQ et, par la bande, le poste de premier ministre du Québec. La course se polarise donc inévitablement : ce sera Christine Fréchette contre Bernard Drainville. On a beau entendre des appels à l’unité ici et là, ne soyons pas naïfs : la bataille s’annonce féroce, flirtant avec ce fameux clivage bleu/rouge qui tiraille le parti.

Pour revenir sur le cas Jolin-Barrette, la décision n’a pas dû être simple. Son entourage immédiat sentait que c’était une possibilité depuis une dizaine de jours, même si la machine électorale semblait déjà en marche. Au final, le ministre de la Justice, qui est tout de même un jeune père de famille de 38 ans, a vécu ce qu’on qualifie de « grand déchirement ». Il a préféré ne pas se lancer cette fois-ci, et ce, malgré des appuis solides tant au sein du caucus que parmi les membres. Il laisse donc toute la place, sans vouloir manquer de respect à Jean-François Simard, le ministre de la Capitale-Nationale, qui est toujours en période de réflexion.

L’ironie du sort : passifs et stratégies

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Les deux camps n’ont pas perdu de temps, mais avec des styles bien différents. D’un côté, on a la « superministre » de l’Économie et de l’Énergie, Christine Fréchette. Elle a avancé ses pions à une vitesse fulgurante et jouit déjà de l’appui de plusieurs collègues; elle lancera d’ailleurs officiellement sa campagne ce dimanche. De l’autre, Bernard Drainville a peut-être mis un peu plus de temps à afficher ses couleurs, mais sa première sortie publique mercredi a donné le ton : il est combatif. Deux élus ont d’ailleurs immédiatement lancé un mouvement en sa faveur.

Mais attendez, c’est là que l’histoire devient savoureuse, presque ironique. Il faut se rappeler que Christine Fréchette n’est pas une nouvelle venue sans bagage. Cette ex-directrice adjointe du cabinet du ministre péquiste Jean-François Lisée avait, à l’époque, claqué la porte avec fracas. La raison ? Elle voulait protester contre la charte des valeurs… présentée par nul autre que Bernard Drainville. Comme quoi, le passé a cette fâcheuse tendance à nous rattraper.

Une drôle de guerre des couleurs

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On s’attendait à un choc, et on risque de l’avoir. Le départ du « père de la coalition », François Legault, laisse présager des frictions entre l’aile bleue et l’aile rouge. Ce n’est pas forcément le vieux débat souverainiste/fédéraliste, mais plutôt un clivage profond sur l’immigration et l’identité. Un ministre confiait d’ailleurs cette semaine, à micro fermé, que cela renvoie à des « sensibilités politiques, à des cultures et des réflexes différents ». Clairement, tout le monde n’est pas à l’aise avec la frange plus identitaire. Un autre membre du cabinet a même glissé qu’il n’aurait pas appuyé Jolin-Barrette, préférant quelqu’un qui cherche à « additionner plutôt que soustraire ou diviser ». Le ministre des Finances, Eric Girard, y est aussi allé de son plaidoyer pour un nationalisme plus inclusif.

Cependant, quand on regarde les appuis, on a l’impression que les pinceaux sont mélangés ! C’est le monde à l’envers. Prenez Mathieu Lacombe, ministre de la Culture identifié comme un « bleu » pur et dur : il se rallie à Fréchette, la candidate économique. À l’inverse, Samuel Poulin, le très fédéraliste délégué à l’Économie venant de la Beauce, se range derrière l’ex-porte-étendard souverainiste Bernard Drainville. C’est fascinant. Une source dans l’entourage de Legault croit d’ailleurs que la clé du succès résidera justement là : le prochain chef sera celui capable d’aller chercher des votes dans le camp « opposé ».

Conclusion : Qui a l’étoffe d’un Premier Ministre ?

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Au bout du compte, la question que tout le monde se pose, c’est : qui a vraiment la stature pour diriger le Québec ? Christine Fréchette, bien qu’élue seulement en 2022, va jouer la carte de la compétence. Elle se présentera sûrement comme l’option la plus apte et, surtout, la plus rassurante face à l’incertitude économique et politique liée au retour possible de Trump.

Drainville, lui, a l’avantage de l’expérience, ayant été ministre sous le PQ. Il va probablement miser sur le nationalisme, les revendications face à des figures comme Mark Carney, et sa connexion avec les régions. Son côté populiste assumé ? C’est peut-être son meilleur atout. Comme le disait une source qui s’active pour lui : « On ne peut pas se permettre d’être beige à l’approche de l’élection ». Le ton est donné.

Selon la source : journaldequebec.com

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

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