Une annulation surprise et un discours qui fait des vagues : Mark Carney quitte Québec en coup de vent
Auteur: Adam David
Une conférence de presse avortée à la dernière minute

C’est une scène un peu confuse à laquelle on a assisté aujourd’hui du côté de Québec. Tout semblait pourtant réglé comme du papier à musique : le lutrin était en place, les caméras des journalistes étaient braquées et prêtes à tourner, attendant l’arrivée du premier ministre Mark Carney. Mais voilà, parfois, les plans changent brusquement.
Alors que tout le monde l’attendait sur le coup de 16h, son équipe a soudainement annoncé qu’il ne viendrait pas. Pas de conférence de presse, finalement. On nous a indiqué qu’il devait impérativement annuler cette rencontre avec les médias pour retourner « à toute vitesse » vers Ottawa. C’est curieux, non ? Surtout quand tout est déjà installé.
C’est finalement au ministre des Finances, François-Philippe Champagne, qu’est revenu la lourde tâche d’expliquer ce revirement assez inattendu devant les micros. Il a tenté de calmer le jeu en évoquant un simple problème d’agenda : « Conflit d’horaire. Le premier ministre était disponible ces derniers jours, je crois, et le sera la semaine prochaine, mais il y a eu quelques problèmes d’emploi du temps », a-t-il déclaré pour justifier l’absence de son chef.
Un discours sur l’histoire qui ne passe pas

On peut se demander si ce départ précipité n’a pas un lien avec l’ambiance un peu électrique des dernières heures. Depuis hier, disons-le franchement, Monsieur Carney essuie de très vives critiques. La cause ? Son discours sur l’unité canadienne, qui a visiblement heurté plusieurs sensibilités, surtout du côté des souverainistes.
Sa vision des faits historiques entourant la fondation du Canada a fait grincer des dents. Tenez, prenons par exemple la réaction de Paul St-Pierre Plamondon. En plein congrès national, le chef péquiste n’y est pas allé de main morte : il a carrément démoli ce qu’il qualifie de discours « colonialiste » du premier ministre canadien. Pour lui, une telle lecture de l’histoire « ne peut que mener à l’indépendance du Québec ». C’est dire à quel point le fossé est grand.
Mais qu’a-t-il dit exactement pour provoquer une telle tempête ? Eh bien, depuis la Citadelle de Québec, Mark Carney a affirmé ceci : « les plaines d’Abraham symbolisent un champ de bataille, oui, mais elles symbolisent aussi le lieu où le Canada a commencé à faire le choix historique de privilégier l’adaptation plutôt que l’assimilation, le partenariat plutôt que la domination, la collaboration plutôt que la division ». C’est précisément ce passage qui a mis le feu aux poudres sur les réseaux sociaux et dans les médias, relançant un vieux débat, toujours émotif, sur la nature même de l’histoire du pays.
Défenses et critiques : la classe politique divisée

Face à la montée de boucliers, François-Philippe Champagne a tenté de défendre la vision de son chef, un peu comme un pompier essayant d’éteindre un feu. Répondant aux commentaires acerbes de Paul St-Pierre Plamondon (PSPP), il a lancé : « Je pense qu’il n’a pas écouté le même discours que j’ai écouté ». Il a ajouté, tentant de rassurer : « Chacun peut avoir sa vision de l’histoire. Moi, je pense que derrière cette image-là, nous, on a décidé comme pays de travailler ensemble, de s’unir, et de bâtir quelque chose d’assez extraordinaire. » Une belle tentative de conciliation, vous en conviendrez, mais est-ce suffisant ?
Le problème pour M. Carney, c’est que la critique ne vient pas seulement de l’opposition indépendantiste. Même au sein de sa propre famille politique élargie, ça grogne. Charles Milliard, qui est tout de même candidat à la chefferie du Parti libéral du Canada, s’est lui aussi offusqué des propos tenus par le premier ministre. Et il n’a pas mâché ses mots sur ses réseaux sociaux.
Écoutez bien ce qu’il a écrit, c’est assez frappant : « La survie d’une nation francophone en Amérique ne repose pas sur un “partenariat choisi” avec les administrateurs britanniques, mais sur la résilience, la détermination et l’esprit de résistance des Canadiens français et des Québécois. On ne peut passer sous silence les pans plus sombres de notre histoire ». Quand même un candidat libéral recadre le tir ainsi, ça montre bien que le sujet est sensible.
Conclusion : Une rentrée qui s’annonce mouvementée

Au final, cet épisode un peu chaotique vient clore deux jours de rencontres intensives que le premier ministre Carney tenait avec son Conseil des ministres. L’objectif était pourtant simple : préparer la rentrée parlementaire qui doit avoir lieu la semaine prochaine.
Entre l’annulation de dernière minute, les explications un peu floues sur l’horaire et la polémique historique qui enfle, on peut dire que le retour en chambre risque d’être animé. Reste à voir si M. Carney clarifiera sa pensée une fois de retour à Ottawa.
Selon la source : tvanouvelles.ca
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