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Froid polaire au Québec : record de consommation électrique, pannes et perturbations en cascade
Crédit: lanature.ca (image IA)

Une demande électrique historique sous le froid mordant

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On le sent tous, ce froid qui traverse les manteaux, n’est-ce pas ? Le froid polaire frappe le Québec de plein fouet depuis quelques heures, mettant tout le monde, littéralement, en état d’alerte. C’est du sérieux. D’ailleurs, le territoire a atteint, samedi matin, un nouveau sommet en matière de demande d’électricité pour la saison hivernale actuelle. C’est un pic assez impressionnant.

Lynn St-Laurent, la porte-parole d’Hydro-Québec, a bien résumé la situation en expliquant qu’au début décembre, ou même au début janvier, on n’avait pas encore touché ce niveau-là. « Donc, c’est pour l’instant les pointes les plus élevées pour cette saison hivernale », a-t-elle précisé. Pour vous donner une idée de l’ampleur, la société d’État a dû fournir pas moins de 39 963 mégawatts d’électricité pour répondre aux besoins.

Cela dit, il faut remettre les choses en perspective… ce n’est pas le record absolu de tous les temps. Le record historique, lui, remonte au 3 février 2023. Je m’en souviens encore, c’était brutal. La consommation avait grimpé jusqu’à 43 124 mégawatts alors que le mercure indiquait des températures délirantes allant jusqu’à −52 °C. C’est fascinant de noter qu’en hiver, le Québec consomme pratiquement deux fois plus d’électricité qu’en été, selon les données d’Hydro-Québec.

Gestion de la pointe et conseils pratiques pour le réseau

credit : lanature.ca (image IA)

Le record de cette année a été enregistré aux alentours de 8 heures ce matin. C’est logique, finalement : « La consommation augmente quand les gens se lèvent et font toutes leurs choses à la maison », précise Mme St-Laurent. On se prépare aussi à une autre hausse en fin de journée, au moment où tout le monde rentre et lance les appareils de cuisine pour le souper.

Face à cette pression sur le réseau, Hydro-Québec nous conseille — c’est un petit geste, mais ça compte — de réduire de 1 ou 2 degrés la température dans les pièces qu’on n’utilise pas. Mme St-Laurent insiste sur l’effet de groupe : « On peut penser que ça ne fera pas une différence, mais quand tout le monde le fait, l’effort collectif est très aidant pour ces périodes où le réseau d’électricité du Québec est davantage sollicité ».

Et puis, soyons honnêtes, c’est bon pour le portefeuille. Les clients peuvent voir leur facture diminuer d’environ 5 % simplement en baissant le chauffage d’un petit degré. Parmi les autres astuces, la porte-parole recommande de reporter l’utilisation de l’eau chaude hors des heures de pointe et, pour ceux qui sont équipés, de recharger la voiture électrique la nuit.

Du côté des infrastructures, on assure être prêt. Plusieurs équipes sont sur le terrain, prêtes à intervenir en cas de pépin. D’ailleurs, à Montréal, dans le secteur de Côte-Saint-Luc, des milliers d’adresses se sont retrouvées dans le noir à cause d’un bris d’équipement, bien qu’Hydro-Québec ne puisse pas encore confirmer à 100 % si le froid glacial en est la cause directe. La Croix-Rouge est aussi mobilisée, surveillant les pannes et donnant un coup de main aux haltes-chaleur.

L’impact sur les routes et les loisirs : un week-end au ralenti

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Le froid ne s’attaque pas qu’aux fils électriques, il est impitoyable pour les voitures. CAA Québec est actuellement, disons-le, surchargé. L’organisme a dû jongler avec le double du volume d’appels habituels. Simon Bourassa, conseiller en communication, ne cache pas que la période est intense : « On est dans une période très achalandée jusqu’à lundi [à cause] des températures. Donc, on a plus d’effectifs mobilisés et on a beaucoup de travail aujourd’hui ».

Sans surprise, les appels concernent surtout des batteries déchargées. Les prévisions ? Environ 5000 appels pour samedi et dimanche, et ça risque de grimper à 7000 pour la journée de lundi. M. Bourassa explique ce pic à venir par le retour au travail : « Les gens sont plus enclins à prendre leur voiture le lundi puisqu’ils travaillent. C’est toujours notre journée la plus achalandée et là les gens qui n’auront pas pris leur voiture de la fin de semaine pourraient avoir de la difficulté lundi ».

Côté loisirs, le ski a pris un coup. Le ski de soirée a été purement et simplement annulé à la station Mont-Saint-Anne (Capitale-Nationale) et au mont Saint-Bruno en Montérégie. En Estrie, Bromont a dû fermer plus tôt, à 19 h samedi, en annulant sa nuit blanche, tandis que Saint-Sauveur, dans les Laurentides, a mis une croix sur son école de glisse.

Mais il y a toujours des irréductibles ! À Sutton, plusieurs courageux ont affronté le froid, se réchauffant près des foyers mis à disposition. Nadya Baron, directrice marketing du Mont-Sutton, a été agréablement surprise : « C’est assurément une journée plus tranquille qu’un beau week-end quand il y a de la neige et [qu’]il fait chaud, mais les gens étaient quand même au rendez-vous ». La station a pu garder ses heures d’ouverture (fermeture à 16h), bien que les cours pour les tout-petits aient été annulés par prudence.

Conclusion : Perturbations aériennes et contexte global

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Enfin, il faut noter que le Québec n’est pas seul dans cette galère météorologique. Une tempête hivernale majeure frappe aussi nos voisins des États-Unis, ce qui a des répercussions ici. Sur le site de l’aéroport international Montréal-Trudeau, on affichait 33 vols annulés, concernant majoritairement des destinations américaines.

Anne Sophie-Hamel, responsable des affaires publiques à YUL, se veut tout de même rassurante. Elle précise que l’aéroport demeure pleinement fonctionnel et que, somme toute, moins de 10 % des vols sont affectés par ces caprices de la météo. Une chance, dans les circonstances.

Selon la source : journaldemontreal.com

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

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