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Bilan d’une année Trump : la grande désillusion américaine
Crédit: lanature.ca (image IA)

Un an plus tard, le réveil est brutal

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Ça y est, nous y sommes. Nous avons maintenant, au propre comme au figuré, plus d’une année de Donald Trump dans le corps. Et quelle année… Elle a été marquée par une succession de décrets purement idéologiques et une impopularité qui, franchement, ne cesse de grimper. Le président a beau avoir tenté de nous convaincre cette semaine qu’« aucun président n’avait tant fait en si peu de temps », la vérité, c’est que les Américains n’y croient simplement plus.

Il faut dire qu’il y avait au départ cette espèce d’illusion — ou appelons ça de l’espoir, soyons généreux pour une fois — que les États-Unis allaient enfin secouer ce « mal de vivre » tenace, en partie hérité des années de pandémie. Face à un Joe Biden visiblement fatigué et une Kamala Harris jugée peu inspirante, Trump avait réussi à vendre une image de vigueur insolente. Mais voilà, la dernière année et la campagne électorale qui a précédé sa victoire ont fini par révéler le pot aux roses : sa volonté farouche de revenir à la Maison-Blanche n’était, au fond, qu’une grande cabale personnelle.

Obsessions idéologiques et bombe à retardement économique

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Tout ça pour bien peu, finalement. L’obsession quasi maladive de l’administration pour l’anti-DEI (diversité, équité, inclusion) ou l’anti-WOKE n’a strictement rien apporté au pays. Aucune cohésion sociale, aucune croissance économique réelle. Au mieux, elle a soulagé l’aigreur d’une partie de l’électorat blanc et masculin qui se sentait dépassé par une société en changement. Même la lutte contre l’immigration illégale — qui était pourtant nécessaire vu l’incompétence de l’administration Biden à gérer l’afflux aux frontières — s’est transformée en une opération militarisée inquiétante. Il faut être vaguement sadique pour accepter que les propres citoyens américains en viennent à vivre dans la méfiance et la peur au quotidien.

Et que dire de l’économie ? Elle a des allures de bombe à retardement. C’est le calme avant la tempête : il ne se crée pas d’emplois, le taux d’inflation refuse obstinément de reculer et les investisseurs vivent avec l’épée de Damoclès d’un éclatement de la bulle financière de l’intelligence artificielle.

Le pire reste sans doute cette histoire de tarifs douaniers. Le Trésor américain se vante un peu partout d’avoir empoché 200 milliards de dollars grâce aux mesures du président. Sauf que la réalité est bien différente. L’Institut Kiel pour l’économie mondiale vient de remettre les pendules à l’heure après avoir analysé pas moins de 25 millions de transactions. Le verdict est sans appel : 96 % de la facture a été assumée par les consommateurs américains et les entreprises importatrices. Seulement un maigre 4 % a été absorbé par des exportateurs étrangers. On est loin de la promesse initiale.

Une affaire de famille : corruption et règlements de comptes

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Sur le plan éthique, le constat est tout aussi lourd. Donald Trump s’est essentiellement arrangé pour que l’appareil d’État serve à régler ses comptes personnels, notamment en faisant annuler les poursuites lancées contre lui après ses efforts pour renverser le résultat de l’élection de 2020. Ce n’est pas anodin : le procureur spécial Jack Smith est venu rappeler devant une commission du Congrès cette semaine que Trump avait « délibérément enfreint les lois mêmes qu’il avait juré de respecter ».

Pendant ce temps, lui et sa famille continuent de s’enrichir à une vitesse folle, en violation de toutes les normes historiques et probablement des lois — si seulement les élus républicains osaient le défier. La liste donne le vertige :

  • Des jetons virtuels $TRUMP et $MELANIA ;
  • Un contrat faramineux de 5,5 milliards de dollars signé par Eric Trump au Qatar ;
  • Des millions de dollars de contrats du Pentagone empochés par des entreprises liées à Donald Jr.

Jamais un président et son entourage n’ont monétisé aussi ouvertement le pouvoir exécutif. C’est de la corruption pure et simple, étalée au grand jour.

Conclusion : Le verdict des urnes (et des sondages) est tombé

credit : lanature.ca (image IA)

Il y a une fin à tout, et les Américains semblent en avoir assez. On se doutait depuis des mois que le président était profondément impopulaire, mais les chiffres sont cruels. Le récent sondage New York Times/Siena est venu confirmer qu’il a perdu l’appui d’électeurs qu’il avait pourtant réussi à mobiliser en 2024, à la surprise générale : les jeunes, les non-Blancs, et les gens généralement peu informés ou engagés.

Les statistiques sont parlantes : 69 % des 18 à 29 ans désapprouvent désormais la gestion de la présidence par Trump, contre seulement 26 % qui l’approuvent. Et cette chute se répète partout. La tendance est claire et, honnêtement, après la semaine que nous venons de connaître, il est difficile d’imaginer ce qui pourrait encore sauver l’image du président. Une large part de la population, soit 42 % des Américains, est désormais convaincue qu’il est en voie de devenir le pire président de l’histoire américaine.

Selon la source : journaldemontreal.com

Créé par des humains, assisté par IA.

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