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Tensions et paradoxes : Delcy Rodriguez refuse les ordres de Washington tout en négociant
Crédit: Side-by-side fusion: "Delcy Rodriguez June 2016 (27571633682) (cropped).jpg" by U.S. Department of State from United States (Public domain) via Wikimedia Commons + "January 2025 Official Presidential Portrait of Donald J. Trump.jpg" by Daniel Torok (Public domain) via Wikimedia Commons

Un cri de souveraineté face aux États-Unis

credit : lanature.ca (image IA)

C’est une déclaration qui ne manque pas de piquant, surtout quand on connaît le contexte actuel. La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, n’y est pas allée par quatre chemins ce dimanche. Elle a fermement exhorté les États-Unis à garder leurs distances avec la politique intérieure de son pays. Vous savez, c’est cette vieille lutte pour l’indépendance qui refait surface.

Lors d’un message adressé spécifiquement aux travailleurs pétroliers de l’État d’Anzoategui, situé dans l’est du pays, elle a lancé cette phrase choc : « Les ordres de Washington aux politiques vénézuéliens, ça suffit ». On sent bien l’agacement, n’est-ce pas ? Elle a insisté pour que ce soit la politique vénézuélienne, et elle seule, qui résolve les divergences et les conflits internes de la nation. « Assez des puissances étrangères », a-t-elle martelé. C’est un discours qui résonne fort, surtout quand elle ajoute, non sans émotion, qu’il a « coûté très cher à cette république d’avoir à faire face aux conséquences du fascisme et de l’extrémisme dans notre pays ».

Retour sur un changement de pouvoir spectaculaire

credit : lanature.ca (image IA)

Pour bien comprendre cette sortie médiatique, il faut remonter un tout petit peu en arrière. Delcy Rodriguez n’est pas là par hasard. Elle a été investie cheffe de l’État par intérim très récemment, le 5 janvier pour être précis. Et les circonstances… eh bien, elles sont dignes d’un film d’action hollywoodien.

Son investiture fait suite à la capture du président socialiste Nicolas Maduro par les États-Unis. Ce n’était pas une simple arrestation, mais une opération militaire spectaculaire menée directement à Caracas. C’est du jamais vu, ou presque. Suite à cet événement marquant, le président américain Donald Trump n’avait pas caché ses intentions. Il avait annoncé, sans prendre de gants, que Washington entendait désormais « dicter » les décisions du Venezuela jusqu’à nouvel ordre. C’est cette tutelle affichée que Mme Rodriguez semble aujourd’hui rejeter en bloc, du moins dans ses discours publics.

Entre rhétorique et réalité : les actions concrètes

credit : lanature.ca (image IA)

Cependant, et c’est là que la politique devient complexe — comme souvent, me direz-vous —, il y a un fossé entre les mots et les actes. Malgré ses appels à repousser l’influence américaine, la réalité du terrain montre une tout autre dynamique depuis sa prise de fonction.

En effet, sous la pression américaine qui est, on s’en doute, colossale, Delcy Rodriguez a déjà posé des actes significatifs qui vont dans le sens de l’apaisement, voire de la collaboration. Elle a notamment signé des accords pétroliers avec les États-Unis. Mais ce n’est pas tout. Elle a engagé une vaste réforme législative qui comprend, entre autres, une nouvelle loi sur les hydrocarbures. Sur le plan humain et politique, elle a également fait libérer des prisonniers politiques et a lancé des appels pour trouver des terrains d’entente avec l’opposition. C’est un équilibre précaire, un peu comme marcher sur un fil.

Conclusion : Vers un rapprochement diplomatique ?

credit : lanature.ca (image IA)

Alors, où va-t-on ? Les signaux sont contradictoires mais indiquent un dégel certain. La semaine dernière, un événement important s’est produit : la Maison-Blanche a annoncé son intention d’inviter Mme Rodriguez aux États-Unis. Aucune date n’a été fixée pour le moment, c’est encore flou, mais l’intention est là.

Cette annonce survient après un entretien téléphonique direct entre Donald Trump et Delcy Rodriguez. Il semblerait que le courant soit passé, puisque le président américain a fait plusieurs déclarations élogieuses à son égard. C’est assez ironique, non ? D’un côté, elle crie « ça suffit », et de l’autre, elle prépare peut-être ses valises pour Washington. La politique a ses raisons que la raison ignore parfois.

Selon la source : tvanouvelles.ca

Créé par des humains, assisté par IA.

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