Au-delà des clichés, la réalité de l’autonomie

C’est curieux, non ? Dès que l’on évoque le grand âge, l’imaginaire collectif file tout droit vers des images un peu tristes de personnes grabataires, confinées entre les murs d’un CHSLD. C’est une réalité, bien sûr, et elle est parfois pénible pour ceux qui la vivent, mais il faut absolument remettre les pendules à l’heure : ce n’est absolument pas le cas de la majorité de nos aînés.
Regardons les chiffres, c’est souvent plus parlant. Si l’on se fie aux données de l’INSPQ, figurez-vous que 88 % des gens âgés de 75 à 84 ans vivent de manière totalement autonome à leur domicile. Et même après ça, le chiffre reste impressionnant : 62 % des personnes de 85 ans et plus sont toujours chez elles. Vieillir, ou ce que les scientifiques appellent la « sénescence », c’est en fait un processus tout ce qu’il y a de plus naturel, continu et progressif.
On a souvent du mal à l’admettre, mais selon la littérature scientifique, nos fonctions corporelles atteignent leur sommet… à 30 ans. C’est jeune, je sais. Et dès le début de l’âge adulte, le déclin s’amorce doucement. On s’en rend compte par de petits détails agaçants : soudainement, les lunettes deviennent indispensables pour déchiffrer le journal. Les enfants jasent dans la pièce d’à côté et on ne saisit plus vraiment ce qu’ils disent. Et que dire du sport ? Cette course qu’on bouclait en 30 minutes à 20 ans ? À 45 ans, elle nous semble bien plus laborieuse. Ce n’est pas dans votre tête, c’est le vieillissement, tout simplement. Évidemment, plus les années passent, plus ces petits déclins impactent le quotidien, mais heureusement, on a quelques cartes en main pour bien vieillir.
Gardez le cap : Stimuler le corps et l’esprit

Il y a une crainte légitime qui grandit avec l’âge, c’est celle de voir son esprit s’embrouiller. Le risque de développer une forme de démence augmente effectivement avec les années. Toujours selon l’INSPQ, on estime que 25 % des personnes âgées de plus de 85 ans souffrent de démence. C’est pourquoi il est crucial de garder le cerveau en éveil, un peu comme un muscle qu’on ne doit pas laisser s’atrophier. Il a besoin de stimulation pour rester alerte.
Les solutions sont souvent plus simples qu’on ne le pense : lire un bon roman, s’amuser avec des jeux de mots, regarder des documentaires ou des émissions éducatives… ou même, tout bêtement, jouer aux cartes. Le simple fait de voir des amis est aussi un excellent stimulant. Ce sont des activités qui permettent de maintenir vos facultés cognitives à un niveau optimal.
Et puisque l’on parle de bouger, parlons du corps. L’exercice physique reste, sans surprise, la meilleure prévention pour une foule de pépins de santé. Chez une personne âgée, garder la forme aide à maintenir la masse et la force musculaires, ce qui est votre meilleure assurance contre le risque de chutes. Je vous rassure tout de suite, personne ne vous demande de vous lancer dans un triathlon. Une simple marche quotidienne, c’est déjà formidable. D’ailleurs, l’offre de cours en groupe pour les aînés explose ces temps-ci. Pourquoi ne pas tenter une petite heure de sport ? En plus de préserver vos capacités physiques, ça brise l’isolement, ce qui, par ricochet, aide aussi votre cerveau.
Le carburant de la machine : Alimentation et Sommeil

En vieillissant, notre corps change, et il est logique d’adapter ce qu’on lui donne à manger. Parfois, l’appétit n’est plus ce qu’il était. Si c’est votre cas, ne vous forcez pas à faire de gros repas ; optez plutôt pour de plus petites portions, mais mangez plus souvent. Le contenu de l’assiette compte aussi énormément : privilégiez des aliments sains, bourrés de fibres et de protéines. C’est l’idéal pour faire d’une pierre deux coups, car les protéines sont essentielles pour soutenir vos muscles.
Un petit conseil au passage : essayez de boire de l’eau avant toute autre boisson. Et si vous êtes perdu dans les choix à faire, consulter un professionnel en diététique n’est jamais une mauvaise idée pour s’y retrouver.
Ensuite, il y a la question du sommeil. On entend tellement souvent dire, à tort, que « les vieux ont besoin de moins dormir ». C’est une idée reçue totalement fausse ! Un aîné a besoin de ses sept à huit heures de sommeil, tout autant qu’un adulte actif. Une bonne nuit, c’est la clé pour préserver ses capacités cognitives et avoir l’énergie de profiter de sa journée. Pour y arriver, attendez d’être vraiment fatigué avant d’aller au lit et essayez de vous lever à heure fixe. Évitez l’alcool ou le café en soirée, ça perturbe tout. Et si le besoin d’une sieste se fait sentir ? Faites-la en début d’après-midi, mais attention : limitez-la à 30 minutes, pas plus.
Conclusion : Un équilibre à trouver

Au final, il faut être réaliste : la sénescence est influencée par une multitude de facteurs. Il y a la biologie, la génétique — on ne choisit pas ses parents, comme on dit —, mais aussi l’environnement et le contexte social. On ne maîtrise pas tout.
Cependant, sans prétendre être exhaustifs, les quelques conseils que nous venons de survoler constituent une base solide. En adoptant un mode de vie sain, vous mettez toutes les chances de votre côté pour réussir votre vieillissement, et surtout, pour le vivre en santé.
Selon la source : journaldemontreal.com
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