Une réunion d’urgence et des discours fleuves

Les chefs des 27 États membres de l’Union européenne se sont retrouvés à Bruxelles. L’ordre du jour ? Une réunion d’urgence, pour discuter des menaces verbales incessantes de Donald Trump qui, visiblement, n’en démord pas : il veut annexer le Groenland. C’est quand même incroyable quand on y pense, sachant qu’il s’agit d’une région autonome du Royaume du Danemark, pas d’un terrain vague à vendre.
Le lendemain, le 23 janvier, alors que le Forum économique mondial de Davos fermait ses portes, le spectacle a continué. Donald Trump y a tenu le crachoir pendant plus d’une heure face aux participants du sommet. C’était du Trump tout craché, oscillant sans cesse entre deux postures contradictoires : d’un côté, il menace plusieurs nations souveraines, et de l’autre, il jure ses grands dieux qu’il n’utilisera pas la force militaire pour s’emparer du territoire, contredisant presque ses propres intimidations précédentes. C’est difficile de savoir sur quel pied danser avec lui.
Un désir confus et un supposé « accord-cadre »

Franchement, la position de Trump sur le sujet est pour le moins… déroutante. D’un côté, il n’hésite pas à dénigrer le Groenland en le traitant de simple « bloc de glace » sans intérêt, et de l’autre, il a clairement fait savoir qu’il comptait bien mettre la main dessus durant son second mandat. Son discours à Davos n’a fait que confirmer qu’il ne lâcherait pas l’affaire. Il a même annoncé, avec l’assurance qu’on lui connaît, avoir réussi à négocier un accord-cadre concernant le territoire.
Mais attention aux détails, car cet accord — dont toutes les infos nous parviennent via des représentants de l’OTAN et non par des canaux officiels signés — ne semble pas livrer les clés de la maison à l’Amérique. Au 23 janvier, rien n’était signé, soyons clairs. Ce qui est sur la table, c’est une collaboration pour protéger l’Arctique des menaces extérieures, et surtout, cela donnerait à Trump un certain contrôle sur les ressources minérales du Groenland. Il a aussi évoqué un projet de « Golden Dome » aux États-Unis, un système de défense antimissile calqué sur le modèle israélien, qu’il lie à cet accord. Officiellement, il dit vouloir assurer la pérennité du Groenland, mais on sent bien que l’accès aux minéraux rares et le renforcement de la sécurité face à la Chine et la Russie pèsent lourd dans la balance.
La riposte européenne : solidarité et inquiétudes

L’objectif principal était de montrer une façade unie : défendre les principes du droit international et la souveraineté nationale. Il s’agissait surtout d’afficher une solidarité sans faille avec le Danemark et le Groenland face aux appétits américains. Mais ne nous voilons pas la face, c’est un exercice d’équilibriste. La réunion visait concrètement à trouver un moyen d’apaiser les désirs de Donald Trump tout en garantissant que le Groenland reste autonome et sous contrôle danois.
Les retours que l’on a eus sont mitigés. Selon un porte-parole du Conseil européen, si l’idée de protéger le Groenland des forces extérieures n’est pas pour déplaire au Danemark, la volonté de Trump de contrôler une grande partie de l’économie locale passe très mal en Europe. Antonio Costa, le président du Conseil européen, n’a pas caché son inquiétude. Il a souligné la peur de voir Trump utiliser des droits de douane agressifs et punitifs contre les pays qui oseraient le contredire. M. Costa a d’ailleurs précisé que le Conseil allait devoir travailler avec Trump dans les semaines à venir pour trouver une solution hybride : satisfaire l’ego et les demandes du président américain, sans pour autant sacrifier le Groenland.
Conclusion
En somme, nous sommes dans une impasse diplomatique assez fascinante et effrayante à la fois. Entre les déclarations à l’emporte-pièce à Davos et les réunions de crise à Bruxelles, l’avenir du Groenland semble être devenu un enjeu majeur, bien au-delà de sa géographie glaciale. L’Europe tente de calmer le jeu tout en protégeant ses membres, mais avec un interlocuteur aussi imprévisible, les semaines à venir s’annoncent décisives.
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