Un réveil tout blanc pour la Ville Reine

On a parfois du mal à croire ce que la nature nous réserve, n’est-ce pas ? Eh bien, imaginez la surprise des Torontois ce lundi matin. La Ville Reine, comme on l’appelle souvent, vient tout simplement de vivre sa journée la plus neigeuse jamais enregistrée. Ce n’est pas une petite averse : la ville s’est réveillée sous une couche de neige dépassant carrément le demi-mètre par endroits. C’est le genre de situation où l’on regarde par la fenêtre et où l’on se demande si on rêve.
C’est une situation inédite, vraiment. Plus de 50 cm de neige au sol… du jamais-vu dans la plus grande ville canadienne. Je pense qu’il faudra du temps pour déblayer tout ça.
Une tempête record aux chiffres vertigineux

Tout a commencé dimanche, lorsqu’une tempête hivernale historique a frappé le sud de l’Ontario de plein fouet. La visibilité ? Presque nulle par moment, c’était un véritable mur blanc. Ce qui s’est passé, c’est que des vents d’est soufflant sur le lac Ontario ont créé ce fameux effet de lac, intensifiant les précipitations de manière spectaculaire. La neige tombait à un rythme effréné, je dirais entre 3 à 5 cm par heure, ensevelissant les voitures et les routes à une vitesse folle. La région s’est retrouvée totalement paralysée.
Les chiffres donnent le tournis, regardez un peu ça. À l’aéroport international Pearson (YYZ), on a mesuré 46 cm de neige. C’est un record absolu, c’est officiellement la journée la plus neigeuse jamais enregistrée à cet endroit depuis le début des relevés en 1938. L’ancien record tenait depuis le 25 février 1965, avec 39,9 cm… il a été pulvérisé. Mais attendez, ce n’est pas tout. Au centre-ville de Toronto, on a mesuré jusqu’à 56 cm d’accumulation !
Pour vous donner une idée de l’ampleur de la chose : il est tombé plus de neige en seulement six heures dimanche, soit 32 cm, que la normale mensuelle pour tout le mois de janvier à l’aéroport, qui est de 31 cm. C’est dire la violence du phénomène.
Souvenirs de 1971 et conséquences immédiates

Forcément, avec de telles conditions, la vie quotidienne s’arrête. La plupart des écoles du grand Toronto sont restées fermées lundi et, sans surprise, des centaines de vols ont été annulés. Ça complique la vie de bien des gens, je suppose.
Ces images de voitures ensevelies à Toronto, ça ne vous rappelle rien ? Pour nous, les Québécois, ça évoque immédiatement la fameuse « tempête du siècle » de mars 1971. Vous savez, celle qui avait mis la métropole à l’arrêt pendant des jours. Comme le rappelle si bien la présentatrice Véronique Saumure : « Cette tempête reste gravée dans les mémoires de plusieurs. Montréal avait été paralysée pendant presque une semaine et 17 personnes avaient malheureusement perdu la vie ».
C’est troublant de voir les similitudes. À l’époque, Montréal avait reçu 47 cm de neige entre le 3 et le 5 mars. Bien sûr, c’étaient aussi les vents violents qui avaient posé problème en 71. Mais avec ses 46 cm à l’aéroport et ses 56 cm au centre-ville, la tempête qui vient de frapper Toronto est tout à fait comparable en termes d’accumulations, même si, cette fois-ci, la neige est tombée beaucoup plus rapidement.
Conclusion : Un écho à la tempête de 2012

Si on regarde un peu plus près de nous dans le temps, ces quantités reçues à Toronto — je pense aux 46 cm de l’aéroport — ressemblent beaucoup à la dernière grande tempête d’un jour qu’a connue Montréal. Si ma mémoire est bonne, il faut remonter au 27 décembre 2012 pour voir une accumulation similaire dans la métropole québécoise.
Comme quoi, l’hiver nous réserve toujours des surprises de taille, et ces événements nous rappellent à quel point nous sommes petits face aux éléments. Reste maintenant à pelleter…
Selon la source : meteomedia.com
Créé par des humains, assisté par IA.