Succession de François Legault : Bernard Drainville lance les grandes manœuvres ce dimanche à Lévis
Auteur: Adam David
Le coup d’envoi d’une course majeure

C’est ce dimanche, à Lévis, que les choses sérieuses commencent vraiment. On s’y attendait un peu, mais c’est désormais confirmé par notre Bureau parlementaire : Bernard Drainville lancera officiellement sa campagne au leadership en cette fin de semaine. Son objectif ? Rien de moins que de succéder à François Legault, non seulement comme chef de la Coalition Avenir Québec (CAQ), mais aussi comme premier ministre de la province.
Il avait déjà laissé entendre ses intentions – on connaît l’homme, il n’est pas du genre à cacher ses couleurs bien longtemps –, mais là, il s’agit de préciser sa pensée. Il va enfin mettre de la viande autour de l’os concernant ses idées pour cette fameuse « troisième voie politique ». C’est un moment charnière, disons-le franchement.
Entre fidélité aux racines et bataille de positionnement

On le sait, Bernard Drainville est un fervent défenseur d’un nouveau lien entre Québec et sa Rive-Sud. Il ne s’en est jamais caché. Mais au-delà des ponts et des tunnels, il a déjà affirmé vouloir rester fidèle à ce qu’il appelle l’ADN de la CAQ : « un nationalisme de centre droit, enraciné dans nos régions ». C’est sa marque de commerce, je suppose.
Ce qu’il veut surtout, c’est se positionner comme le porte-voix du « vrai monde ». L’expression peut faire sourire certains, mais elle résonne. Dans la vidéo diffusée pour confirmer sa candidature, le député de Lévis l’a illustré assez clairement : il parle des « gens ordinaires qui travaillent fort, paient leurs impôts, élèvent leurs familles et veulent offrir un avenir meilleur à leurs enfants ». C’est un discours classique, mais souvent efficace.
Dimanche, il ne sera pas seul pour dévoiler les grandes lignes de sa plateforme. Il devrait être entouré de supporters additionnels, ce qui ne sera pas de trop pour affronter sa principale rivale, Christine Fréchette. Il faut dire qu’elle a pris une certaine avance, bénéficiant déjà d’une vingtaine d’appuis parmi les députés et ministres caquistes. De son côté, Drainville compte actuellement neuf élus dans son camp. Il a aussi l’appui notable de l’ex-infirmière et syndicaliste Régine Laurent. Une prise de position qui n’a pas été sans conséquence, d’ailleurs… Mme Laurent a été forcée de démissionner de son poste d’administratrice de Santé Québec après s’être mouillée dans cette course au trône. Ça brasse, comme on dit.
Le parcours du combattant : Règles, sous et dates limites
Ce n’est pas tout de vouloir être chef, encore faut-il respecter la paperasse et les règles du jeu. Et elles sont strictes. Pour qu’un aspirant-chef soit validé, il doit récolter pas moins de 1000 signatures. Et attention, on ne ramasse pas ça n’importe où : elles doivent provenir d’un minimum de 75 circonscriptions sur les 125 que compte le Québec. Il faut aussi l’aval de 15 élus du caucus actuel et de 100 membres de la commission relève. C’est tout un défi logistique.
Les intéressés ont jusqu’au 21 février pour se manifester. Ah, et il faut sortir le chéquier ! Les candidats devront fournir une contribution non remboursable de 30 000 $. Côté budget, ils devront respecter un plafond de dépenses fixé à 150 000 $, un montant qui inclut le dépôt initial. Une fois ces formalités réglées, la place sera aux échanges d’idées. Au moins deux débats sont prévus au calendrier : le premier aura lieu le samedi 21 mars à Québec, et l’autre suivra une semaine plus tard, le samedi 28 mars, à Laval.
Le sprint final vers le 12 avril
Tout cela nous mènera au grand jour. Le nouveau chef sera désigné lors d’un congrès à la direction le 12 avril prochain. Le système de vote choisi est le mode préférentiel. Pour faire simple, les membres ne cocheront pas juste un nom ; ils pourront exprimer leur voix en classant les candidats en ordre de préférence. Celui ou celle qui l’emportera devra obtenir la majorité absolue, c’est-à-dire 50 % des suffrages exprimés plus une voix.
Si vous comptez participer à ce choix crucial pour l’avenir de la formation politique, notez bien ceci : la date limite pour devenir membre de la CAQ et obtenir le droit de vote a été fixée au 13 mars. Après ça, il sera trop tard.
Selon la source : journaldequebec.com
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