Aller au contenu
Le Sénat américain évite le pire : un accord budgétaire sous haute tension
Crédit: Side-by-side fusion: "January 2025 Official Presidential Portrait of Donald J. Trump.jpg" by Daniel Torok (Public domain) via Wikimedia Commons + "Chuck Schumer official photo (cropped).jpg" by U.S. Senate Photographic Studio/Jeff McEvoy (Public domain) via Wikimedia Commons

Un sursis de dernière minute

credit : lanature.ca (image IA)

On a eu chaud, si je puis dire. Ce jeudi, une nouvelle est tombée depuis Washington qui a fait pousser un ouf de soulagement à pas mal de monde : un accord a finalement été trouvé au Sénat américain. Les démocrates et la Maison-Blanche ont réussi, non sans mal, à s’entendre pour éviter cette redoutée paralysie partielle du gouvernement.

Mais attention, ce n’est pas un chèque en blanc indéfini. L’accord vise principalement à financer de manière très temporaire le département de la Sécurité intérieure (DHS). Pourquoi temporaire ? Eh bien, c’est pour se donner le temps – environ deux semaines – de négocier de nouvelles restrictions. Tout cela fait suite au renforcement des contrôles d’immigration qui avait été ordonné par le président Donald Trump.

Ce qui a mis le feu aux poudres, c’est un événement tragique survenu à Minneapolis, où deux manifestants ont perdu la vie, tués par des agents fédéraux. C’est ce drame qui a poussé les deux camps à dissocier le financement de la sécurité intérieure du reste du budget. L’idée est de financer le DHS juste pour ces deux semaines, le temps de débattre sérieusement des exigences démocrates. Ils veulent, ni plus ni moins, limiter les pouvoirs de l’Agence fédérale de contrôle de l’immigration, la fameuse ICE. Faut dire que cet accord potentiel arrive juste après que les démocrates aient bloqué, jeudi, un premier projet de loi de financement du DHS.

Manœuvres politiques et réactions au sommet

Mike Johnson, official portrait, 116th Congress.jpg
credit : U.S. House Office of Photography/House Creative Services, Wikimedia Commons (Public domain)

Donald Trump, fidèle à ses habitudes, n’a pas tardé à réagir sur les réseaux sociaux. Il a affirmé, je cite, que « républicains et démocrates se sont unis pour assurer le financement de la grande majorité du gouvernement jusqu’en septembre ». C’est plutôt une bonne nouvelle pour la stabilité, non ? Cela inclut la prolongation du budget actuel du département de la Sécurité intérieure. Il a même encouragé les membres des deux partis à voter « oui », soulignant que ce vote bipartisan était indispensable.

Cependant, tout le monde n’était pas forcément ravi de la méthode. Prenez Mike Johnson, le président de la Chambre des représentants. Il s’est confié jeudi à l’Associated Press en expliquant qu’il s’était « fermement opposé » à cette idée de partitionner le budget. Mais bon, pragmatisme oblige… Il a ajouté : « S’il devait être partitionné, nous devrions agir au plus vite. Nous ne pouvons pas nous permettre une paralysie du gouvernement. » C’est le bon sens qui parle, j’imagine.

Du côté des démocrates, la stratégie est claire : ils ont demandé cette courte prolongation – deux semaines maximum, pas un jour de plus – et ils ne bluffent pas. Ils affirment être prêts à bloquer le vaste projet de loi de dépenses si leurs exigences ne sont pas satisfaites. Cela priverait les républicains des votes nécessaires et on risquerait, encore une fois, la paralysie des services publics. Les républicains, eux, voulaient une prolongation plus longue pour le DHS, mais comme l’a noté John Thune, le chef de la majorité sénatoriale, les deux camps « se rapprochaient d’un accord ».

Le cœur du conflit : L’ICE et le drame d’Alex Pretti

Il faut comprendre que ces discussions ne sont pas juste des querelles de chiffres. Il y a une dimension humaine très lourde derrière tout ça. Ces échanges bipartisans entre Trump et Chuck Schumer, le chef de la minorité démocrate au Sénat, sont qualifiés de « rares et inattendus ». Pourquoi ? Parce qu’ils surviennent après la mort par balles d’Alex Pretti, un homme de 37 ans, tué au Minnesota le week-end dernier. Ce drame a provoqué des appels des sénateurs des deux bords pour une enquête approfondie. Schumer n’a pas mâché ses mots, qualifiant ces discussions de « moment de vérité ».

Il a déclaré avec force : « Le peuple américain soutient les forces de l’ordre. Il soutient la sécurité des frontières. Il ne soutient pas que l’ICE terrorise nos rues et tue des citoyens américains ». C’est dit. Les démocrates mettent sur la table un code de conduite contraignant. Ils veulent que les agents de l’ICE soient responsables. Concrètement ? Schumer demande qu’ils retirent leurs masques, qu’ils actionnent leurs caméras d’intervention et qu’ils portent une pièce d’identité visible. C’est quand même la base, c’est ce qui se fait dans la plupart des services de police, non ?

Le groupe démocrate semble uni comme jamais sur ces réformes. Tina Smith, sénatrice démocrate du Minnesota – l’État où le drame a eu lieu – a bien résumé la situation : « En résumé, il s’agit d’exiger que ces agents de l’ICE, qui agissent en toute impunité, respectent les mêmes règles que la police locale. Il faut qu’ils rendent des comptes. »

L’enjeu est énorme. Sans accord définitif, cette impasse menaçait de replonger le pays dans une paralysie, seulement deux mois après le dernier blocage lié aux subventions de santé. On s’en souvient tous, ce différend avait causé la fermeture des services gouvernementaux pendant 43 jours, car les républicains refusaient de négocier. Personne ne veut revivre ça.

Selon la source : ici.radio-canada.ca

Créé par des humains, assisté par IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu