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Alerte d’urgence possible aujourd’hui après la chute incontrôlée d’une fusée chinoise
Crédit: EU SST

Une menace venue du ciel ?

lanature.ca

C’est le genre de nouvelle qui fait lever les yeux au ciel avec un mélange de curiosité et, disons-le franchement, d’une légère appréhension. Le gouvernement britannique est actuellement sur le qui-vive et prend des dispositions pour une éventuelle alerte d’urgence. La raison ? Une fusée chinoise, la Zhuque-3, qui est totalement hors de contrôle et qui dégringole depuis l’espace.

Les autorités surveillent de très près les débris de cet engin, car il existe une petite probabilité — aussi mince soit-elle — qu’ils atterrissent en Grande-Bretagne. La fusée devrait faire sa rentrée dans l’atmosphère terrestre aujourd’hui même, ce 30 janvier, aux alentours de midi. C’est une situation un peu tendue, vous ne trouvez pas ?

Pour la petite histoire, la Zhuque-3 a été lancée le 3 décembre 2025 depuis le Centre de lancement de satellites de Jiuquan, en Chine. Si la mission principale, qui consiste à transporter des engins spatiaux ou des satellites, a réussi avec une mise en orbite, tout ne s’est pas passé comme prévu pour le reste… Le propulseur réutilisable, qui utilise une technologie similaire à celle de SpaceX, n’a pas réussi son atterrissage sécurisé et a fini par exploser. C’est donc ce qu’il en reste qui nous préoccupe aujourd’hui.

Prévisions de chute et mobilisation des réseaux

lanature.ca (image IA)

Alors, quand est-ce que ça tombe exactement ? D’après les calculs du traqueur de l’Aerospace Corporation, la rentrée atmosphérique est prévue vers 12h30 ce vendredi. Mais attention, c’est de la science spatiale, pas une horloge suisse : il y a une marge d’erreur de plus ou moins 15 heures. C’est une fenêtre assez large, je vous l’accorde.

Face à cette incertitude, un porte-parole du gouvernement a confirmé au journal The Telegraph qu’ils ont pris contact avec les réseaux de téléphonie mobile du Royaume-Uni. L’objectif ? Vérifier que le système d’alerte d’urgence fonctionne correctement. C’est une mesure de précaution, histoire que les gens vivant dans les zones concernées puissent être prévenus à l’avance si jamais ces déchets spatiaux décidaient de visiter la campagne anglaise.

Cela dit, pas de panique inutile. Le porte-parole a tenu à préciser qu’il était « extrêmement improbable » que cela arrive. Il a rappelé que ces systèmes d’urgence sont « testés régulièrement » et qu’ils sont toujours prêts, au cas où. « Il est extrêmement improbable que des débris pénètrent dans l’espace aérien britannique », a-t-il insisté. Il faut savoir que ce genre d’événement arrive environ 70 fois par mois — oui, vous avez bien lu — et que la grande majorité des débris se désintègrent à l’entrée ou finissent leur course dans les océans.

Les experts pèsent le pour et le contre

lanature.ca (image IA)

Malgré les messages rassurants, les experts gardent un œil sur la trajectoire. Le professeur Hugh Lewis, un spécialiste du groupe de recherche en génie radio et environnement spatial de l’Université de Birmingham, a apporté quelques nuances intéressantes. Selon lui, les restes de la Zhuque-3 pourraient potentiellement passer au-dessus de l’Irlande du Nord, du nord de l’Écosse ou du nord de l’Angleterre.

« La plupart des objets spatiaux brûlent lors de la rentrée, donc on a tendance à ne pas trop s’inquiéter », explique le professeur Lewis. Mais il y a un « mais ». Il précise que si l’objet est plus gros, ou fait de matériaux très résistants à la chaleur comme l’acier inoxydable ou le titane, alors là, ils peuvent traverser l’atmosphère sans être totalement détruits.

Il ajoute une réflexion pleine de bon sens : « S’il y avait une forte possibilité que ça atterrisse au Royaume-Uni, alors une alerte d’urgence serait logique, mais pour autant que je sache, nous n’avons tout simplement pas encore cette certitude. » D’ailleurs, l’agence spatiale polonaise a aussi mis son grain de sel, affirmant que des fragments pourraient « passer au-dessus d’une grande partie de l’Europe, y compris la Pologne ». Ça fait quand même beaucoup de monde concerné.

Conclusion : Entre prédictions et réalité

Pour finir, il est bon de se rappeler que les prédictions spatiales ne sont pas toujours exactes. Prenons un exemple récent pour illustrer tout ça. En mai dernier, une vieille sonde spatiale soviétique de 53 ans, la Kosmos 482, est rentrée dans l’atmosphère. Les projections suggéraient qu’elle passerait au-dessus du sud de l’Angleterre. On imagine l’angoisse à l’époque.

Et finalement ? Eh bien, ces projections se sont révélées fausses. L’engin a fini par atterrir à l’ouest de Jakarta, en Indonésie, directement dans l’océan Indien. Comme quoi, entre les calculs savants et la réalité du terrain, il y a parfois un monde… ou du moins, quelques milliers de kilomètres. Espérons que pour la Zhuque-3, le scénario soit tout aussi inoffensif.

Selon la source : dailymail.co.uk

Créé par des humains, assisté par IA.

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