Votre chaise est-elle votre pire ennemie ? L’habitude vitale de 5 minutes qui change la donne
Auteur: Adam David
Un constat qui fait mal au dos (et au reste)

On ne va pas se mentir, on s’en doutait un peu, mais les chiffres font quand même froid dans le dos. En France, nous sommes devenus une nation de « culs de plomb », si vous me passez l’expression. Les citoyens passent en moyenne 7 heures par jour assis. Et pour un tiers d’entre nous ? C’est pire, on dépasse allègrement la barre des 8 heures d’immobilité quotidienne. C’est effrayant quand on y pense.
Face à cette sédentarité que je qualifierais d’alarmante – et je ne suis pas le seul, puisque l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) est sur le pied de guerre –, de nouvelles recommandations viennent de tomber. L’idée ? Se lever et marcher au moins 5 minutes toutes les 30 minutes. Ça semble dérisoire, non ? Une petite pause café, un tour de couloir… Et pourtant, cette pratique toute bête pourrait avoir un impact absolument majeur sur notre santé publique. Reste à voir si on arrivera à s’y tenir entre deux dossiers urgents.
Quand la science décortique nos habitudes immobiles

Notre pays est devenu trop immobile, c’est un fait. Entre l’ordinateur, la voiture pour aller au boulot, et la télévision le soir… la sédentarité s’est installée confortablement dans nos vies, un peu comme nous dans nos canapés. Mais l’addition est salée. L’Anses nous rappelle que ce manque d’activité physique est directement lié à 3 000 nouveaux cas de cancer chaque année en France. Et je ne vous parle même pas des risques accrus de diabète, d’hypertension ou de cette perte musculaire insidieuse qui nous guette. L’agence n’y va pas par quatre chemins et qualifie la situation de « dramatique chez les jeunes ». On sacrifie une génération à l’autel de l’écran, j’ai l’impression.
Pour en arriver là, ils n’ont pas chômé : l’Anses a passé au crible pas moins de 76 études internationales publiées ces dix dernières années. C’est du sérieux. Irène Margaritis, qui est professeure de physiologie et directrice adjointe à l’évaluation des risques à l’Anses, explique le mécanisme : « Se lever et bouger dès qu’on dépasse une demi-heure de position assise réduit le taux de sucre dans le sang et améliore les fonctions cognitives ». En gros, ça réveille la machine. Chez les adultes, ces cinq minutes toutes les demi-heures améliorent la glycémie et l’insulinémie. Pour les enfants ? C’est un peu différent, il leur faudrait trois minutes d’activité plus intense pour obtenir des effets encore plus bénéfiques. Allez dire ça à une maîtresse d’école…
Concrètement, on fait comment au bureau ?

Je vous entends d’ici : « Impossible d’aller courir entre deux visioconférences ! ». Rassurez-vous, personne ne vous demande de préparer le marathon de Paris en costume-cravate. Pas besoin de ça. Marcher dans le couloir ou monter quelques marches suffit amplement. La seule condition, c’est de le faire à un bon rythme pendant 3 à 5 minutes. Au bureau, ça peut être une pause-café « active » (on ne reste pas planté devant la machine), passer un coup de fil en faisant les cent pas, ou faire quelques étirements légers. L’objectif, ce n’est pas la performance sportive, c’est juste de casser cette satanée sédentarité.
Mais qu’est-ce que ça change vraiment à l’intérieur de notre corps ? Eh bien, bouger fréquemment stimule la circulation sanguine, régule la glycémie et préserve la masse musculaire. À la longue, ça protège même le cerveau. Les études évoquent un effet positif sur la concentration – ironique pour ceux qui pensent que la pause tue la productivité –, l’humeur et la fatigue. Ces mini-pauses aident aussi à maintenir la densité osseuse et à prévenir la perte de mobilité liée à l’âge. C’est un peu comme mettre de l’huile dans le moteur régulièrement plutôt que d’attendre la panne sèche.
Conclusion : Vers une révolution de la pause ?

Alors, on fait quoi maintenant ? Cette recommandation pourrait bien être intégrée aux futures politiques de prévention. Mais bon, soyons réalistes deux minutes : comment on aménage ça concrètement dans les écoles ou les entreprises open-space ? Le journal Ouest-France ironisait d’ailleurs en demandant s’il fallait installer « des récréations toutes les demi-heures ou des tapis de marche au bureau ? ». C’est vrai que ça prête à sourire.
Mais les experts sont formels, et le message est limpide : se lever, c’est déjà se soigner. On me demande souvent pourquoi rester assis est si dangereux. C’est simple : l’immobilité prolonge le ralentissement du métabolisme et ouvre la porte au diabète, à l’obésité et aux maladies cardiovasculaires. Inutile de transpirer à grosses gouttes, une intensité légère à modérée suffit. Si vous ne pouvez pas quitter votre poste, levez-vous, étirez vos jambes, faites quelques pas sur place. Tout mouvement compte, vraiment. C’est votre santé qui est en jeu, après tout.
Selon la source : passeportsante.net
Créé par des humains, assisté par IA.