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Violence chez les mineurs : Longueuil monte au créneau face à une situation explosive
Crédit: lanature.ca (image IA)

Un constat qui fait froid dans le dos

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On ne va pas se mentir, les chiffres font peur. C’est le genre de constat qui donne un coup au cœur à n’importe quel parent ou citoyen. Face à une montée en flèche de la violence et de la criminalité chez nos jeunes, le Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL) a décidé qu’il était temps de taper du poing sur la table. Ils lancent une série d’actions concrètes, main dans la main avec les écoles et les groupes communautaires, pour essayer de freiner ce qu’on pourrait qualifier d’hémorragie.

Ce n’est pas juste une impression : la liste des délits s’allonge et s’assombrit. On parle de bagarres violentes, de règlements de compte, d’extorsion, de voies de fait, et même d’incendies criminels. Entre 2021 et 2025, le nombre de mineurs impliqués dans des actes violents a bondi de 42 % par rapport à l’époque d’avant la pandémie sur le territoire du SPAL. C’est énorme, presque la moitié en plus.

Mais attendez, il y a plus inquiétant encore. Durant cette même période, les crimes commis par des jeunes avec une arme ont grimpé de 64 %. Patrick Bélanger, le directeur du service de police, n’y est pas allé par quatre chemins lors de sa conférence de presse ce matin. Il a lâché cette statistique qui fait réfléchir : aujourd’hui, une personne sur cinq impliquée dans un crime violent à Longueuil a entre 12 et 17 ans. L’âge moyen des accusés pour des infractions contre la personne en 2025 ? À peine 15 ans. C’est terriblement jeune.

Armes chargées, omerta et contexte provincial

credit : lanature.ca (image IA)

Ce qui circule dans les mains de ces ados a de quoi glacer le sang. On ne parle pas de jouets, mais bien de couteaux, de poivre de cayenne, d’armes à plombs et, malheureusement, d’armes à feu véritables. M. Bélanger a relaté un événement survenu pas plus tard que le 21 janvier dernier, près d’une école secondaire à la sortie des classes. Des jeunes avaient sur eux des armes létales, chargées. On a frôlé le drame. Et ce n’est pas isolé : affrontements dans des commerces, bagarres à plusieurs dizaines dans des centres commerciaux, ou des transactions louches qui finissent par des tirs sur une résidence… la violence est partout.

Le pire dans tout ça ? C’est le silence. Les policiers se heurtent à une véritable omerta. Patrick Bélanger soulignait avec dépit que lors des bagarres ou agressions, les jeunes témoins restent plantés là, passifs. Pire, ils sortent leur téléphone pour filmer la scène au lieu de composer le 911. Cette culture du silence, digne du crime organisé, rend le travail des enquêteurs incroyablement difficile, car victimes comme témoins refusent de parler.

Cela dit, Longueuil n’est pas une île déserte au milieu d’un océan de calme. C’est tout le Québec qui semble touché. D’après les données du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), les crimes d’adolescents explosent partout. De 2022 à 2024, les accusations contre des mineurs ont grimpé de 22 % au niveau provincial, passant de 17 426 à 21 324 dossiers en Chambre de la jeunesse. Je dois vous mentionner ce chiffre hallucinant : les accusations pour possession de matières incendiaires ont connu une hausse de 1067 %, passant de 3 cas en 2022 à 35 en 2024. Ça donne le vertige.

La riposte : policiers dans les écoles et surveillance numérique

credit : lanature.ca (image IA)

Face à ce tableau sombre, le SPAL a fait de la lutte contre la criminalité juvénile l’une de ses priorités opérationnelles pour 2026. La stratégie ? Être visible, très visible. Le corps de police va augmenter sa présence physique, aussi bien autour qu’à l’intérieur de certaines écoles secondaires identifiées par leurs services de renseignement. Pas plus tard que ce midi, on pouvait déjà voir des agents patrouiller à pied devant l’école secondaire Antoine-Brossard. C’est là, souvenez-vous, que le 21 janvier, des altercations avaient mené à des coups de feu et à une personne blessée par arme blanche.

Concrètement, ça veut dire quoi ? Jusqu’à nouvel ordre, des duos de policiers — certains en uniforme, d’autres en civil pour se fondre dans la masse — seront sur place le matin, le midi et à la sortie des classes. Ils vont aussi surveiller les secteurs chauds de la ville et mettre la pression sur les groupes criminalisés qui rôdent autour des établissements scolaires pour recruter de la chair fraîche.

La bataille se jouera aussi sur les écrans. Le SPAL ajoute deux postes d’analystes dédiés spécifiquement à la surveillance des réseaux sociaux, car c’est souvent là que les conflits s’enveniment avant d’éclater dans la rue. L’objectif est clair : casser la dynamique des gangs émergents.

Conclusion : Un appel à la vigilance parentale

Les résultats commencent timidement à se faire sentir. On apprend qu’au moins cinq arrestations ont déjà eu lieu récemment dans des dossiers d’extorsion et d’incendies criminels sur le territoire, et notez bien ceci : trois des suspects sont des mineurs. Mais la police ne peut pas tout faire toute seule. C’est pourquoi le SPAL lance un appel vibrant aux parents.

Patrick Bélanger a insisté là-dessus : les parents ne sont pas seuls, mais ils doivent être les premières sentinelles. Il demande aux pères et aux mères de rester attentifs, de ne pas ignorer un changement de comportement soudain, une fascination pour la violence ou des tensions bizarres dans le quartier. C’est un travail d’équipe, au fond. Si on veut que nos jeunes s’en sortent, il va falloir que tout le monde ouvre l’œil.

Selon la source : ici.radio-canada.ca

Créé par des humains, assisté par IA.

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