Une offensive verbale pour 2026

Donald Trump, fidèle à sa rhétorique habituelle, vient de lancer un appel pour le moins… direct aux républicains. Son objectif ? Les exhorter à littéralement « prendre le contrôle » et à « nationaliser » les élections. On sent clairement qu’il intensifie la pression sur le système électoral américain, et ce, alors qu’on regarde déjà vers les élections de mi-mandat de 2026. C’est lors d’une interview avec Dan Bongino — vous savez, l’ancien directeur du FBI — que l’ex-président a lâché ces commentaires, accusant sans détour les États de corruption. Comme souvent, il a suggéré l’existence d’une fraude électorale généralisée, bien que, disons-le franchement, c’est une affirmation qui reste fausse factuellement.
Dans cet échange, Trump n’y est pas allé par quatre chemins : « Les républicains devraient dire : Nous voulons prendre le contrôle », a-t-il martelé. Il a même été plus précis, enfin, façon de parler : « Nous devrions prendre le contrôle du vote… dans au moins 15 endroits. Les républicains devraient nationaliser le vote. Nous avons des États qui sont tellement corrompus et qui comptent les votes. »
Ce qui frappe ici, c’est l’absence totale de mode d’emploi. Il n’a fourni aucune preuve — aucune — pour appuyer ses dires, ni expliqué comment une telle « prise de contrôle » pourrait techniquement se faire sans piétiner la Constitution. C’est un peu le flou artistique, mais l’intention est là : saper la confiance dans l’administration électorale, surtout au niveau des États, qui sont pourtant les seuls maîtres à bord selon la Constitution américaine pour gérer les élections fédérales. C’est paradoxal, non ? D’un côté, il crie à l’irrégularité ; de l’autre, les experts et responsables électoraux répètent inlassablement que le vote des non-citoyens est rarissime et, de toute façon, déjà illégal.
La Constitution en ligne de mire et la frustration républicaine

On sent une véritable frustration chez l’ancien président. Durant l’interview, il a semblé agacé, reprochant aux républicains de ne pas se montrer « plus fermes » sur ce dossier. Pour lui, il y a une influence indue sur les résultats, c’est certain… ou du moins, c’est ce qu’il veut faire croire. Encore une fois, pas de données, pas de chiffres concrets pour étayer tout ça. Il présente la chose comme un échec politique urgent de son propre parti, plutôt que comme un système qui fonctionne avec ses garanties juridiques.
Évidemment, ça a fait bondir dans le camp adverse. Les dirigeants démocrates ont réagi au quart de tour à cet appel à « nationaliser » les élections. Chuck Schumer, le chef de la minorité au Sénat, n’a pas mâché ses mots. Il a qualifié ces propos d’« illégaux et extravagants ». Et il a lancé cette petite phrase assassine devant le Sénat : « Donald Trump a-t-il besoin d’un exemplaire de la Constitution ? ». C’est une référence directe à la clause électorale qui donne aux États l’autorité sur les procédures de vote. Les juristes sont d’ailleurs unanimes : les propos de Trump ne reposent sur aucun cadre juridique existant. Pour faire ce qu’il demande, il faudrait des changements radicaux que le Congrès n’a jamais débattus, et encore moins approuvés.
L’ombre de la Géorgie et l’action du FBI

Le timing de ces déclarations est, comment dire… intéressant. Elles surviennent alors que les autorités fédérales mènent des actions très sensibles liées à l’élection de 2020. Tenez-vous bien : la semaine dernière, le FBI a carrément procédé à une perquisition — autorisée par un tribunal, précisons-le — au centre électoral et opérationnel du comté de Fulton, en Géorgie. Ils ont saisi les registres électoraux originaux de 2020. On se souvient tous que la Géorgie était cet État clé remporté par Joe Biden.
La réaction de Trump ? Immédiate. Il a présenté cette saisie comme une validation de ses allégations, même si aucune conclusion publique ne parle de fraude pour l’instant. « Vous allez maintenant voir quelque chose en Géorgie, où ils ont pu obtenir, avec une ordonnance du tribunal, les bulletins de vote », a-t-il déclaré, ajoutant avec un certain mystère : « Vous allez voir des choses intéressantes sortir. » C’est tout le personnage : transformer une enquête en confirmation de ses théories, même quand les autorités ne signalent aucun comportement criminel lié aux résultats. Les dossiers judiciaires n’ont d’ailleurs pas infirmé les résultats certifiés de la Géorgie, mais Trump persiste. Il continue d’affirmer qu’il a gagné là-bas ou qu’il a été victime d’un processus truqué, malgré les recomptages, les audits indépendants et les décisions de justice qui disent le contraire.
Conclusion : Un conflit partisan sans fin

Au final, malgré les démentis qui s’accumulent, Trump ne lâche rien. Il insiste : l’élection de 2020 était « truquée », ou alors il l’a gagnée. C’est un disque rayé qu’on entend depuis sa présidence et bien après. Mais attention, ce regain d’intérêt pour les élections n’est pas anodin. Trump a lancé un avertissement aux républicains : s’ils ne remportent pas les élections de mi-mandat, cela pourrait conduire, selon lui, à une procédure de destitution à son encontre.
Pour ses détracteurs, c’est une stratégie claire : maintenir la légitimité des élections au centre d’un conflit partisan permanent, en s’appuyant sur des allégations sans preuves. Et ce, alors même que toutes les enquêtes fédérales et les décisions de justice ont, jusqu’à présent, confirmé l’intégrité du scrutin de 2020. Une chose est sûre, le climat politique ne risque pas de s’apaiser de sitôt.
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