Pourquoi se coucher tard augmente de 16 % les risques de problèmes cardiaques ? ce qu’il faut vraiment surveiller
Auteur: Adam David
Une question de rythme ou d’habitudes ?

On connaît tous quelqu’un, ou peut-être est-ce vous, qui affirme ne jamais être aussi productif qu’une fois la nuit tombée. Mais se coucher tard est-il vraiment anodin pour notre cœur ? C’est la question un peu inquiétante qu’une très large étude britannique vient de soulever, et les conclusions méritent qu’on s’y attarde. Il semblerait que les couche-tard s’exposent davantage aux accidents cardiovasculaires, comme les infarctus du myocarde ou les AVC. C’est sérieux.
Mais attendez, ne jetez pas tout de suite votre réveil par la fenêtre. Ce n’est pas uniquement l’heure affichée sur l’horloge qui pose problème. En réalité, c’est tout un écosystème d’habitudes de vie, souvent un peu chaotiques, qui accompagne ces veillées nocturnes. Ces résultats, qui nous rappellent à quel point le sommeil est un pilier de notre santé, mettent en lumière des mécanismes fascinants sur la prévention des maladies cardiovasculaires.
300 000 personnes suivies : des chiffres qui interpellent

Pour en avoir le cœur net, des chercheurs de l’université de Birmingham ont vu les choses en grand. Publiée fin janvier dans le très respecté Journal of the American Heart Association, leur étude est colossale : ils ont épluché les données de plus de 300 000 adultes. Et ce n’était pas une observation de quelques semaines, non, ils les ont suivis pendant près de 14 ans. L’objectif ? Comprendre le lien entre notre chronotype — êtes-vous du matin ou du soir ? — et la santé de nos artères.
Dans ce vaste échantillon, environ 8 % des participants se définissaient clairement comme « du soir », avec des heures de coucher tournant autour de 2 heures du matin. Pour eux, le constat est assez brutal, je dois l’avouer : le risque de subir un accident cardiovasculaire grimpe de 16 % par rapport aux personnes ayant un rythme intermédiaire. C’est loin d’être négligeable.
Les scientifiques ne se sont pas arrêtés là. Ils ont calculé un score de santé cardiaque global en mélangeant tout un tas de critères comme le tabac, le poids, le cholestérol ou la tension. Résultat ? Les couche-tard avaient 79 % plus de risques d’avoir un score médiocre. À l’inverse, ceux qui filent sous la couette vers 21 heures s’en sortent mieux, surtout les femmes. C’est fou comme quelques heures peuvent sembler changer la donne, n’est-ce pas ?
Le vrai coupable : ce que l’on fait quand on ne dort pas
Maintenant, respirons un coup. Est-ce que le simple fait d’être éveillé à minuit abîme le cœur ? Pas tout à fait. La bonne nouvelle, c’est que l’horaire tardif n’explique pas tout. Les auteurs de l’étude estiment même qu’environ 75 % de ce sur-risque est en fait lié à notre mode de vie. C’est logique, quand on y pense : quand on vit la nuit, on a rarement envie d’une salade verte et d’un footing.
Les profils « du soir » cumulent souvent les mauvaises cartes :
- Un tabagisme plus fréquent ;
- Une activité physique qui laisse à désirer ;
- Une alimentation souvent moins équilibrée (les grignotages nocturnes, on connaît) ;
- Un sommeil irrégulier ou trop court ;
- Et malheureusement, plus de problèmes de surpoids.
Comme l’explique Kristen Knutson, membre de l’American Heart Association, « le risque accru de maladies cardiaques chez les personnes du soir est en partie dû à des comportements modifiables ». En gros, ce n’est pas une fatalité génétique, c’est comportemental.
Reprendre le contrôle, même en étant un oiseau de nuit

Alors, que faire si vous êtes irrémédiablement attiré par la nuit ? Faut-il se forcer à dormir avec les poules ? Pas forcément. Être du soir n’est pas une condamnation pour votre cœur, tant que vous compensez ailleurs. Les spécialistes sont formels : on peut réduire les risques. Il s’agit surtout de remettre un peu d’ordre dans la machine.
Les leviers sont connus, mais il est bon de se les rappeler : maintenir des horaires de sommeil réguliers (c’est la clé !), viser une durée de repos suffisante, et bien sûr, surveiller les suspects habituels que sont la tension, le cholestérol et la glycémie. Arrêter de fumer et bouger un peu plus feront le reste du travail.
En somme, la qualité de votre hygiène de vie pèse aussi lourd, sinon plus, que l’heure à laquelle vous éteignez la lumière. Des changements simples peuvent protéger efficacement le cœur, même chez les couche-tard invétérés. C’est plutôt rassurant de se dire qu’on a encore les cartes en main, non ?
Selon la source : passeportsante.net
Créé par des humains, assisté par IA.