Une affaire étrange au Canada : un homme condamné après avoir creusé un tunnel vers l’appartement de sa voisine
Auteur: Simon Kabbaj
Une intrusion digne d’un scénario de film
C’est une histoire qui semble tout droit sortie d’une fiction un peu loufoque, et pourtant, c’est bien la réalité qui s’est jouée dans un tribunal de Calgary. Ben Maize, un homme de 47 ans, a été reconnu coupable ce lundi d’introduction par effraction après avoir littéralement creusé un tunnel depuis son appartement vers celui de sa voisine du dessus.
L’incident, qui remonte à l’été 2025, avait mené à son arrestation pour méfait et effraction. Fait assez rare pour être souligné, M. Maize a choisi de se représenter lui-même lors de ce procès qui n’a duré qu’une seule journée. Je suppose qu’il pensait pouvoir expliquer l’inexplicable.
Sa voisine du dessus a témoigné avoir vécu une expérience traumatisante lorsqu’elle est rentrée chez elle le 5 septembre. Elle a trouvé sa porte verrouillée de l’intérieur, ce qui est déjà, en soi, un signe avant-coureur que quelque chose ne tourne pas rond.
Un trou dans le mur et des objets déplacés

Une fois qu’elle a pu pénétrer dans son logement, la scène qu’elle a découverte était surréaliste. Il y avait des trous dans les cloisons sèches, juste à côté de sa cheminée, qui menaient directement à l’unité du dessous. Le juge Eric Tolppanen a rapporté les détails lundi : « Elle a décrit avoir vu de la poussière et des débris autour de sa cheminée et elle a témoigné que, bien que des choses aient été déplacées, rien dans son appartement n’a été endommagé. »
Cependant, l’intrusion a pris une tournure un peu plus inquiétante par la nature des objets manipulés. À l’intérieur de l’appartement, l’homme a bougé des éléments assez disparates : un rideau de douche, la porte du garde-manger… mais plus perturbant encore, il a touché à des chaussettes et de la lingerie dans les tiroirs de sa commode.
Pour couronner le tout, une échelle était restée dans le trou, reliant physiquement les deux appartements comme un passage secret improvisé. On peut imaginer la frayeur de la résidente face à cette invasion de son intimité.
Le verdict et les suites judiciaires
La cour a appris qu’il existait un problème grandissant entre les deux voisins, une sorte de conflit d’escalade, bien qu’aucun détail spécifique n’ait été donné sur l’origine de cette dispute. Pour le juge Tolppanen, il ne fait aucun doute que ce crime a interféré avec l’usage légitime et la jouissance de sa propriété par la femme.
Le magistrat a admis que les preuves étaient en grande partie circonstancielles, mais il a estimé que la Couronne avait prouvé son cas au-delà de tout doute raisonnable. « Non seulement il n’y a aucune preuve contraire, mais la conclusion de cette intention est étayée par le méfait réel qui a été commis », a-t-il déclaré.
Le verdict est donc tombé sans appel : « M. Maize, je vous déclare coupable d’introduction par effraction et de méfait sur des biens d’une valeur ne dépassant pas 5 000 $. » Toutefois, le juge Tolppanen a ordonné une suspension des procédures (un arrêt des poursuites) pour l’accusation de méfait. Cela signifie concrètement que Ben Maize, qui est en détention depuis septembre, ne sera condamné que pour le chef d’introduction par effraction. Une date pour l’audience de détermination de la peine devrait être fixée ce vendredi.
Créé par des humains, assisté par IA.