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Des outils dignes de la science-fiction : quand les ingénieurs de l’ÉTS viennent au chevet du réseau de la santé
Crédit: lanature.ca (image IA)

Au-delà des ponts et des chaussées

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On a souvent cette image d’Épinal de l’ingénieur, casque sur la tête, en train de superviser la construction d’un pont, de creuser une mine ou de concevoir la prochaine pièce d’aérospatiale. C’est le cliché classique, surtout ici au Québec. Mais franchement, il serait temps de changer de lunettes, car le génie s’invite désormais là où on ne l’attendait pas forcément : au cœur de nos hôpitaux. C’est exactement le pari que font des ingénieurs de l’École de technologie supérieure (ÉTS).

Ils sont en train de développer, en ce moment même, des technologies qui semblent tout droit sorties d’un film de science-fiction – vous savez, le genre de truc qu’on regarde en se disant « ce n’est pas pour demain ». Et pourtant. Leur objectif est très concret : soigner les patients québécois plus vite, et surtout, plus efficacement. Comme le souligne Clarisse Bascans, la directrice administrative d’une toute nouvelle structure nommée itechsanté, « on associe généralement le génie aux ponts, aux mines ou à l’aérospatial au Québec, mais il est aussi utile en santé ». C’est une petite révolution qui se prépare en coulisses.

Un nouvel institut et des prouesses technologiques concrètes

credit : lanature.ca (image IA)

C’est en novembre dernier, donc tout récemment, que ce projet ambitieux a vu le jour. L’Institut de recherche et d’innovation en technologies pour la santé, ou itechsanté pour les intimes, a été lancé pour réunir sous une même bannière les cerveaux de l’ÉTS qui planchent sur le médical. Et croyez-moi, ils ne chôment pas. Les exemples donnent presque le vertige. Prenez le génie mécanique, par exemple. Les chercheurs utilisent cette discipline pour concevoir des capsules futuristes. L’idée ? Ces capsules traversent les intestins – un peu comme le voyage fantastique, si vous avez la référence – en récoltant au passage des échantillons de bactéries et d’enzymes. C’est fascinant, car cela permettrait de révéler les secrets bien gardés des maladies intestinales.

Mais ce n’est pas tout, loin de là. On change de registre avec le génie logiciel et les TI. Ici, on s’en sert pour plonger les patients dans la réalité virtuelle afin d’accélérer leur réadaptation physique. C’est quand même plus motivant que les exercices traditionnels, non ? Et puis, il y a le génie électrique. Eux, ils travaillent sur l’invisible. Ils s’affairent à déceler des signaux physiologiques irréguliers, extrêmement subtils, que le corps génère. Pourquoi ? Pour repérer les signes précurseurs de maladies graves comme le Parkinson ou l’Alzheimer, et ce, bien avant que les symptômes visibles n’apparaissent. C’est de la prévention de haut vol.

Faire face aux défis d’un système qui craque

credit : lanature.ca (image IA)

Il ne faut pas se voiler la face, et Nicola Hagemeister, la directrice scientifique d’itechsanté, ne le fait certainement pas. Elle reconnaît sans détour que notre système de santé fait face à des défis… disons, grandissants, pour rester poli. Entre le vieillissement inéluctable de la population, l’augmentation constante des maladies chroniques et ce fameux manque de main-d’œuvre dont on entend parler tous les jours aux nouvelles, le réseau pèse lourd et craque de partout. C’est une réalité un peu sombre, mais c’est là que l’ingénierie entre en jeu.

« Les besoins sont énormes », admet Mme Hagemeister, avant d’ajouter avec espoir : « mais nous voulons aider à optimiser les façons de faire ». C’est là toute la mission de ces ingénieurs : venir en renfort, pas pour remplacer les soignants, mais pour leur donner les outils pour survivre à la tempête. Clarisse Bascans renchérit d’ailleurs sur ce point en expliquant qu’il y a « des technologies qu’on peut créer pour améliorer les soins, les diagnostics ou même prévenir les maladies ». L’idée est vraiment d’agir en amont et en soutien, ce qui semble assez logique quand on y pense.

Un pôle unique pour connecter médecine et génie

credit : lanature.ca (image IA)

Au final, la force de frappe d’itechsanté réside dans sa capacité à rassembler. En regroupant sous un même toit tous les ingénieurs qui s’intéressaient déjà à ce domaine un peu éparpillé, l’institut espère devenir un « pôle incontournable ». L’ambition est claire : être la référence autant pour les chercheurs que pour les médecins et les entreprises privées. C’est une sorte de guichet unique de l’innovation médicale.

« Que les médecins viennent nous voir avec leurs idées […], le milieu de la santé peut nous faire part de ses besoins », lance Mme Bascans. C’est une invitation ouverte, presque un appel à l’aide mutuelle. Elle souhaite qu’itechsanté devienne la porte d’entrée naturelle pour quiconque a besoin d’expertise en génie médical. Et ça prend forme ! Déjà, l’institut rassemble plus d’une cinquantaine de professeurs de l’ÉTS et une centaine d’étudiants. Ce n’est pas rien. D’ailleurs, pour prouver qu’ils sont sérieux dans leur démarche de rapprochement, plusieurs de leurs laboratoires sont carrément installés dans le Centre de recherche du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM). Difficile de faire plus près du terrain.

Selon la source : tvanouvelles.ca

Créé par des humains, assisté par IA.

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