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Une femme de 23 ans abattue par son père après une dispute liée à Trump, révèle l’enquête
Crédit: Cheshire Police

Un voyage qui vire au drame familial

Lucy, 23 ans, rendait visite à son père, Kris, au Texas (Facebook).

C’est une tragédie qui a secoué la ville de Warrington, dans le Cheshire, au Royaume-Uni. Lucy Harrison, une jeune femme de 23 ans travaillant comme acheteuse dans le secteur de la mode, a perdu la vie alors qu’elle séjournait aux États-Unis. En janvier de l’année dernière, elle s’était rendue à Prosper, au Texas, pour rendre visite à son père, Kris Harrison, dans sa maison familiale. Elle avait effectué ce voyage outre-Atlantique accompagnée de son petit ami, Sam Littler.

Le drame s’est noué le 10 janvier 2024, précisément le jour où le couple devait prendre l’avion pour retourner au Royaume-Uni. Au lieu d’un départ, c’est une scène fatale qui s’est déroulée dans la résidence texane, aboutissant à la mort par balle de la jeune femme. Les détails de cette journée ont récemment été exposés lors d’une enquête menée par le tribunal du coroner du Cheshire.

L’audience a permis de lever le voile sur les circonstances immédiates ayant précédé le coup de feu. Selon les témoignages recueillis, le climat était particulièrement tendu entre le père et la fille peu avant l’incident, une altercation verbale ayant éclaté au sein du domicile familial.

Une dispute centrée sur Donald Trump

shutterstock

Lors de l’enquête, Sam Littler, le compagnon de Lucy, a allégué que peu de temps avant la fusillade fatale, la jeune femme avait eu « une assez grosse dispute » avec son père, Kris. Selon les informations rapportées par Sky News, le différend portait spécifiquement sur l’ancien président américain Donald Trump. Sam Littler a précisé que le père et la fille étaient souvent en désaccord sur certaines divergences politiques, notamment la question de la possession d’armes à feu.

Toutefois, ce jour-là, la confrontation verbale aurait pris une tournure particulièrement personnelle. Au cours de l’argumentation, Sam Littler affirme que Lucy a interrogé son père sur ce qu’il ressentirait si elle venait à être agressée sexuellement. La réponse présumée de Kris Harrison a été rapportée à l’audience : il aurait déclaré qu’il ne serait pas si bouleversé que cela, faisant apparemment référence au fait qu’il avait deux autres filles vivant avec lui.

Ce commentaire aurait profondément affecté la jeune femme. Sam Littler s’est souvenu de l’échange houleux survenu le jour de sa mort, expliquant que cela avait poussé Lucy à « courir à l’étage » en raison de son état de détresse émotionnelle suite aux propos tenus.

La chronologie des instants fatals

lanature.ca (image IA)

La suite des événements, telle que décrite par Sam Littler, s’est déroulée très rapidement. Après que Lucy soit montée à l’étage, son petit ami affirme que Kris Harrison l’a prise par la main pour l’emmener dans sa chambre, située au rez-de-chaussée de la maison. C’est dans cette pièce que la situation a basculé de manière irréversible.

Environ 15 secondes plus tard, Sam Littler a déclaré avoir entendu une forte détonation, suivie des cris de Kris appelant sa femme. Le témoignage du jeune homme décrit une scène de chaos immédiat : « Je me souviens avoir couru dans la pièce et Lucy était allongée sur le sol près de l’entrée de la salle de bain, et Kris criait juste, juste une sorte de non-sens. »

Les secours n’ont rien pu faire pour sauver la jeune femme. En juin de l’année dernière, un grand jury a statué sur les suites judiciaires de cette affaire. Il a été résolu que personne ne serait poursuivi pour la mort de Lucy, le grand jury refusant d’inculper Kris Harrison. Aucune affaire criminelle n’a donc été engagée contre lui.

La version du père

Bien que Kris Harrison n’ait pas assisté à l’audience du coroner, sa version des faits a été transmise. Selon la BBC, il est rapporté que le père a admis devant le tribunal avoir « brièvement rechuté » dans son addiction à l’alcool le jour de la fusillade, expliquant qu’il était émotif à l’idée du départ imminent de sa fille.

Dans sa déclaration, Kris Harrison affirme que lui et sa fille regardaient un reportage sur la criminalité liée aux armes à feu. Il aurait alors proposé de lui montrer son pistolet semi-automatique qui se trouvait dans sa chambre. Il explique qu’au moment où il a « soulevé l’arme pour la lui montrer », il a « soudainement entendu une forte détonation » et n’a « pas compris ce qui s’était passé ».

Ses avocats ont publié une déclaration en son nom, dans laquelle il détaille « accepter pleinement les conséquences de [ses] actes ». Il y exprime sa douleur persistante : « Il n’y a pas un jour où je ne ressens pas le poids de cette perte – un poids que je porterai pour le reste de ma vie, et je sais que rien de ce que je dis ne peut apaiser le chagrin que cette tragédie a causé. »

Hommages et mémoire

Dans sa réflexion sur les événements, Kris Harrison a ajouté qu’il « ne peut pas défaire ce qui s’est passé ». Il a toutefois exprimé sa volonté d’avancer : « je peux honorer Lucy en étant le meilleur père possible pour ses sœurs et en portant sa mémoire dans tout ce que [nous] faisons ».

Il a conclu sa déclaration par des mots d’excuse envers l’entourage de la victime : « Je suis profondément désolé pour la douleur que les autres ressentent à cause de cette tragédie. L’esprit de Lucy – sa chaleur, son humour, sa gentillesse – vivra en chacun de nous qui l’avons aimée. »

De son côté, la mère de Lucy, Jane Coates, a pris la parole pour rendre hommage à sa fille disparue. Elle a souligné à quel point sa fille « se souciait » des autres et était « passionnée par les choses », aimant avoir des « débats sur des sujets qui comptaient beaucoup pour elle ». Jane Coates a décrit Lucy comme ayant été une « véritable force de la vie ».

Selon la source : news.sky.com

Créé par des humains, assisté par IA.

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