Un drame routier le jour de la Saint-Valentin
C’est une tragédie qui a transformé la fête des amoureux en un jour de deuil pour toute une famille. Le décès brutal d’un couple de sexagénaires, survenu lors d’une collision frontale à Saint-Bernard-de-Lacolle, a provoqué une véritable onde de choc parmi leurs proches. L’accident s’est produit précisément le jour de la Saint-Valentin, marquant une fin abrupte pour deux vies unies depuis des décennies.
Les victimes, Nicole Amyot et son conjoint Mario Ménard, étaient tous deux âgés de 61 ans. Ce drame routier a mis un terme à leur histoire commune samedi, en fin d’après-midi, alors qu’ils circulaient sur la route. La nouvelle de leur disparition soudaine a rapidement plongé leur entourage dans la consternation.
Ce couple, décrit comme fusionnel et profitant pleinement de sa retraite, laisse derrière lui une famille et une communauté sous le choc. Les circonstances de cet événement fatidique, survenu à une date symbolique, ajoutent une dimension particulièrement douloureuse à cette perte.
Les circonstances de la collision frontale
Les faits se sont déroulés sur la route 202, alors que le duo circulait en direction est à bord d’une Volkswagen de modèle Coccinelle. Selon les explications fournies par Valérie Beauchamp, porte-parole de la Sûreté du Québec (SQ), une voiture arrivant à contresens a soudainement dévié de sa voie. Cette manœuvre a provoqué un face-à-face inévitable avec le véhicule du couple.
Alertés par un témoin de la scène, les policiers ont été dépêchés sur les lieux aux alentours de 15 h. La violence de l’impact a nécessité l’intervention de moyens lourds pour secourir les victimes. L’agente Beauchamp a précisé qu’une pince de désincarcération a dû être utilisée par les services d’urgence pour extraire les occupants de l’habitacle.
Dans l’autre véhicule impliqué se trouvaient deux personnes dans la trentaine. Bien qu’ils aient subi des blessures considérées comme graves lors de la collision, leur état a été jugé stable dimanche après-midi, d’après les informations communiquées par la Sûreté du Québec.
Un retour de vacances qui tourne au cauchemar
Le contexte de ce déplacement rend l’événement d’autant plus poignant pour la famille. Nathalie Dubé, âgée de 52 ans et cousine de la défunte, a accepté de témoigner sur les derniers moments du couple. Elle a expliqué : «Ils avaient pris leur retraite dans les dernières années, ce n’étaient pas des gens pressés. Ils revenaient tout juste d’une semaine en Floride et ils étaient en route pour récupérer une de leurs voitures quand c’est arrivé».
Depuis qu’ils avaient cessé leurs activités professionnelles, Nicole Amyot et Mario Ménard profitaient d’une grande liberté de mouvement. Nathalie Dubé a raconté qu’ils étaient souvent sur la route, multipliant les voyages ou les séjours en camping. Ce mode de vie actif correspondait à leur désir de profiter de leur temps libre.
Leur retour de vacances en Floride devait marquer la fin d’une parenthèse ensoleillée avant de retrouver leur quotidien. Le destin en a décidé autrement sur cette route de Saint-Bernard-de-Lacolle, alors qu’ils effectuaient une simple liaison logistique pour récupérer un véhicule.
Une vie à deux brisée net
L’histoire de Nicole Amyot et Mario Ménard s’inscrivait dans la durée. En couple depuis la fin de leur adolescence, ils avaient construit une vie solide ensemble. Ils étaient installés dans la ville de Candiac depuis plus de 25 ans, où ils avaient leurs habitudes et leur cercle social. Nicole était une ex-éducatrice spécialisée, tandis que Mario avait fait carrière dans le secteur de la construction.
La nouvelle de leur décès a immédiatement mobilisé le clan familial. André Desormeaux, le conjoint de Nathalie Dubé, a rapporté que les trois frères de Madame Amyot se sont rendus auprès des deux filles et des petits-enfants du couple pour les soutenir dans cette épreuve. La solidarité familiale s’organise autour des descendants directs des victimes.
Dans leur communauté, ils laissent l’image de personnes généreuses. «C’était des gens avec un grand cœur», a souligné André Desormeaux. Plusieurs voisins ont également décrit le couple comme étant de bons vivants, toujours prêts à donner un coup de main à leur entourage, témoignant de leur intégration et de leur bienveillance.
L’onde de choc et l’enquête en cours
L’émotion est palpable dans le voisinage du couple à Candiac. Un jeune garçon résidant à quelques portes de leur domicile, accompagné de ses parents au moment d’apprendre la nouvelle, a tenu à s’exprimer. «Elle était super gentille», a-t-il assuré au sujet de l’ancienne éducatrice, avant d’éclater en sanglots, submergé par l’émotion.
Hilda Siroos, 52 ans, une voisine proche, a également partagé son incrédulité face à ce drame soudain. «Je ne peux pas y croire. Ils étaient de si bonnes personnes, toujours joyeuses», a-t-elle soufflé. Ces témoignages concordants dépeignent des sexagénaires qui, selon les mots de Nathalie Dubé, «savaient profiter de la vie».
Sur le plan judiciaire et technique, une enquête est actuellement en cours pour déterminer les causes exactes de l’accident. Des reconstitutionnistes de la police se sont rendus sur les lieux samedi afin de faire la lumière sur les circonstances de la collision. Pour les besoins de cette investigation, la route 202 a dû être bloquée dans les deux sens pendant plusieurs heures.
Selon la source : journaldemontreal.com
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