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Un volcan aux conséquences potentiellement mondiales montre des signes de réveil
Crédit: lanature.ca (image IA)

Alerte scientifique : des signes d’activité détectés sur un volcan historique au Mexique

L’éruption d’El Chichón a été l’une des plus meurtrières de l’histoire moderne (NASA).

Les scientifiques du monde entier ont les yeux rivés sur un volcan mexicain dont le potentiel destructeur est immense, au point d’être parfois qualifié de menace capable de « mettre fin à une civilisation ». Après des années d’un calme relatif, ce géant endormi montre de nouveaux signes d’activité qui mettent les experts en état d’alerte. Il s’agit du volcan El Chichón, situé au Mexique, qui n’est pas entré en éruption depuis plus de quatre décennies.

Cette surveillance accrue s’explique par le lourd passé de ce site géologique. Sa dernière éruption majeure remonte à 1982 et reste gravée dans les mémoires comme l’une des catastrophes volcaniques les plus meurtrières de l’histoire du pays. À l’époque, le réveil du volcan avait provoqué la mort tragique d’au moins 1 900 personnes.

Au-delà du bilan humain dramatique, les dégâts matériels furent considérables. Neuf villages entiers avaient été totalement rayés de la carte lors de ce désastre. Aujourd’hui, alors que des changements internes sont détectés, la communauté scientifique mobilise ses ressources pour anticiper tout nouveau scénario catastrophe.

Le souvenir tragique de 1982 : une leçon pour l’avenir

lanature.ca (image IA)

L’importance historique de ce volcan ne doit pas être sous-estimée. Le volcanologue et blogueur Erik Klemetti a souligné par le passé que l’éruption d’El Chichón constituait « l’un des événements volcaniques les plus importants du XXe siècle ». Lors de cet événement, le paysage local avait été littéralement dévasté par le feu et les chutes de cendres, modifiant durablement la topographie de la région.

Cependant, cet événement reste parfois méconnu du grand public international. Erik Klemetti précise à ce sujet : « L’éruption d’El Chichón est négligée par rapport à d’autres éruptions historiques comme le mont Saint Helens en 1980 ou l’éruption du Pinatubo en 1991, pourtant elle nous enseigne un certain nombre de leçons importantes sur la façon dont nous pouvons être mieux préparés aux catastrophes volcaniques et sur l’influence potentielle des volcans sur le climat de la Terre. »

Cette catastrophe, bien qu’ayant eu lieu il y a plus de 40 ans, continue de servir de référence pour les chercheurs. Elle rappelle la nécessité d’une vigilance constante face à ces structures géologiques imprévisibles, dont l’impact peut dépasser les frontières locales.

Changement de couleur et hausse des températures : les observations de l’UNAM

C’est une série d’observations récentes qui a réactivé l’attention des chercheurs. Une équipe de l’Université nationale autonome du Mexique (UNAM) a mené un processus de surveillance rigoureux entre juin et décembre 2025. Durant cette période, ils ont remarqué un certain nombre de changements internes significatifs au niveau du volcan.

L’un des signes les plus visibles concerne le lac du cratère. Sa couleur a évolué, passant du vert habituel à une substance d’apparence grisâtre. Selon les experts, cette modification visuelle pourrait potentiellement indiquer une teneur plus élevée en sulfate et en silice dans l’eau, ainsi qu’une augmentation des températures.

Même si ces changements peuvent s’avérer « inoffensifs » in fine, tout mouvement de cette nature exige que les experts surveillent le site de très près. Compte tenu de l’impact catastrophique que le volcan a eu par le passé, aucune anomalie ne peut être ignorée par les équipes en charge de la sécurité géologique.

Gaz et sphères de soufre : des anomalies chimiques sous la loupe

lanature.ca (image IA)

L’analyse chimique des environs du cratère a également révélé des fluctuations notables. Les scientifiques ont constaté que du sulfure d’hydrogène et du dioxyde de carbone s’étaient accumulés à proximité du cratère. Bien que la présence de ces gaz ne signifie pas nécessairement qu’une éruption est imminente — ils sont en effet courants dans les systèmes hydrothermaux — c’est le fait qu’une augmentation ait été enregistrée qui justifie la vigilance actuelle.

Un autre phénomène a retenu l’attention des chercheurs : la formation de sphères de soufre. Ces formations particulières sont apparues dans des bassins de soufre liquide situés près du cratère. Ce phénomène constitue une sorte d’anomalie que les experts gardent désormais à l’œil.

Ces indices cumulés dessinent un tableau complexe de l’activité souterraine. Ils ne sont pas des preuves définitives d’un danger immédiat, mais des marqueurs que la machinerie interne du volcan est en mouvement et réagit à des pressions ou des échanges thermiques profonds.

L’analyse des experts : processus hydrothermaux et mesures de sécurité

Le volcan n’est pas entré en éruption depuis plus de 40 ans (Google Maps).

Face à ces données, la communauté scientifique tient à nuancer les risques pour éviter la panique. La volcanologue Patricia Jácome Paz, de l’UNAM, a tenu à rassurer les esprits en déclarant que les dernières découvertes ne suggèrent pas spécifiquement qu’une éruption se profile à l’horizon. Selon elle, les probabilités d’activité sont davantage liées au mélange d’eaux souterraines surchauffées avec de la roche chaude.

Plutôt que la montée de « magma frais », le Dr Paz a expliqué que « le comportement observé est cohérent avec des processus hydrothermaux ou des explosions mineures entraînées par la vapeur ». Cette distinction est cruciale pour évaluer le niveau de menace réelle pour les populations environnantes.

La sécurité reste néanmoins la priorité absolue. Selon un rapport de l’UNAM, le « Secrétariat de la protection civile du Chiapas maintient une communication constante avec les communautés locales, y compris les guides touristiques, pour renforcer les mesures de sécurité et diffuser des informations claires et accessibles sur les risques volcaniques ». Une préparation qui se veut exhaustive pour ne rien laisser au hasard.

Selon la source : newsweek.com

Créé par des humains, assisté par IA.

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