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Immobilier 2026 : Ces 9 villes québécoises dominent le top 10 canadien de l’abordabilité
Crédit: lanature.ca (image IA)

Un marché dominé par la Belle Province

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L’accession à la propriété au Canada en 2026 peut sembler être un défi financier insurmontable pour de nombreux ménages. Pourtant, une analyse récente suggère que ce projet n’est pas nécessairement une mission impossible, à condition de savoir où regarder. Un nouveau classement met en lumière les municipalités les plus abordables du pays, et le constat est sans appel : la province de Québec domine largement ce palmarès national.

Ces données proviennent de la plus récente analyse des marchés immobiliers et locatifs canadiens publiée par la firme hypothécaire Nesto, le 5 février dernier. Pour établir ce classement, l’étude s’appuie sur plusieurs sources croisées, notamment un palmarès des 100 villes canadiennes les plus abordables diffusé par le Globe and Mail. Les analystes ont également intégré le prix moyen des maisons ainsi que le revenu médian des ménages, des chiffres compilés par la plateforme Rentals.ca.

Les résultats indiquent une tendance claire : les grands centres urbains sont distancés en matière d’accessibilité. Ce sont les villes de taille plus modeste qui offrent les meilleures opportunités. Sur les dix meilleures villes canadiennes pour l’abordabilité résidentielle en 2026, neuf sont situées au Québec. Voici le détail de ce top 10, dominé par une municipalité des Laurentides.

1. Mont-Laurier, Québec

Au sommet de ce classement national se trouve la ville de Mont-Laurier. Située dans la région des Laurentides, cette municipalité décroche la première place pour son accessibilité financière prévue en 2026. Contrairement aux idées reçues sur l’éloignement, elle offre un compromis géographique et économique attractif pour les futurs acheteurs.

Les données financières rapportées par Nesto sont précises. Le prix moyen d’une maison à Mont-Laurier s’établit à 305 686 $. En parallèle, le revenu médian des ménages dans ce secteur est de 71 441 $, ce qui place la ville en tête des options les plus viables pour l’accession à la propriété.

2. Thetford Mines, Québec

La deuxième position du palmarès est occupée par Thetford Mines. Cette ville, ancrée dans la région de Chaudière-Appalaches, se distingue par un coût d’acquisition immobilier particulièrement bas par rapport à la moyenne nationale.

Pour s’installer à Thetford Mines, il faut compter un prix moyen de 221 606 $ pour une maison. Ce montant est à mettre en perspective avec le revenu médian des ménages locaux, qui atteint 73 734 $, offrant ainsi un ratio favorable aux résidents.

3. Rivière-du-Loup, Québec

Rivière-du-Loup complète le podium de ce classement. Située dans la région du Bas-Saint-Laurent, la ville représente une option solide pour les acheteurs potentiels cherchant à éviter la surchauffe des grands centres.

Le marché immobilier y affiche un prix moyen de 317 540 $ pour une propriété. Les ménages de ce secteur disposent d’un revenu médian de 76 185 $, consolidant la position de la ville parmi les plus abordables au pays.

4. Tracadie, Nouveau-Brunswick

La seule ville du top 10 qui ne se trouve pas au Québec est Tracadie. Localisée dans la Péninsule acadienne au Nouveau-Brunswick, elle se hisse à la quatrième place grâce à des valeurs immobilières extrêmement compétitives.

Tracadie affiche le prix moyen le plus bas de ce classement, soit 163 858 $ pour une maison. Le revenu médian des ménages y est de 74 594 $, ce qui en fait une exception notable hors du territoire québécois dans ce palmarès de l’abordabilité.

5. Alma, Québec

Le classement retourne au Québec pour la cinquième position avec la ville d’Alma. C’est la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean qui est ici représentée, confirmant l’attractivité des régions éloignées des métropoles pour l’achat immobilier.

À Alma, le prix moyen d’une maison est évalué à 264 424 $. Les données indiquent également un revenu médian des ménages de 78 009 $, assurant un équilibre budgétaire intéressant pour les propriétaires.

6. Sainte-Marie, Québec

Sainte-Marie, située dans la région de Chaudière-Appalaches, occupe le sixième rang. Bien que le prix des propriétés y soit légèrement plus élevé que dans d’autres villes du top 5, les revenus y sont également plus importants.

Le prix moyen pour acquérir une maison à Sainte-Marie est de 340 037 $. En contrepartie, le revenu médian des ménages grimpe à 88 710 $, le montant le plus élevé parmi les dix villes citées dans ce rapport.

7. Saint-Félicien, Québec

La région du Saguenay–Lac-Saint-Jean place une seconde ville dans ce palmarès avec Saint-Félicien, qui arrive en septième position. Cette municipalité offre des conditions similaires à sa voisine régionale, Alma.

Les futurs acheteurs doivent prévoir un prix moyen de 264 762 $ pour une maison. Le revenu médian des ménages à Saint-Félicien se situe quant à lui à 75 801 $, maintenant la ville dans une zone d’abordabilité très compétitive.

8. Shawinigan, Québec

La région de la Mauricie fait son entrée dans le classement à la huitième place grâce à la ville de Shawinigan. Cette ancienne cité industrielle se repositionne comme un lieu de choix pour l’accession à la propriété à coût raisonnable.

Le prix moyen d’une maison y est fixé à 271 953 $. Bien que le revenu médian des ménages, établi à 67 343 $, soit légèrement inférieur à celui des villes précédentes, le ratio demeure avantageux pour les acheteurs.

9. La Tuque, Québec

Toujours en Mauricie, la ville de La Tuque s’empare de la neuvième position. Située plus au nord, elle propose des valeurs immobilières parmi les plus basses du Québec pour l’année 2026.

Il est possible d’y acheter une maison pour un prix moyen de 229 259 $. Le revenu médian des ménages à La Tuque est de 69 173 $, ce qui renforce son attractivité pour ceux qui cherchent à minimiser leur endettement hypothécaire.

10. Montmagny, Québec

Pour clore ce top 10, nous retrouvons Montmagny, une autre représentante de la région de Chaudière-Appalaches. Cette ville sur la rive sud du Saint-Laurent maintient le Québec en position de force dans ce classement national.

Le prix moyen d’une propriété à Montmagny est de 279 700 $. Les ménages y disposent d’un revenu médian de 72 770 $, confirmant la tendance observée : les villes intermédiaires québécoises sont les championnes de l’abordabilité.

Une domination expliquée par les chiffres

Pourquoi le Québec domine-t-il ainsi le classement canadien? L’analyse du rapport apporte une réponse chiffrée : les marchés immobiliers de la province affichent des prix en moyenne près de 2,5 fois inférieurs au prix moyen national pour l’achat d’une maison. Cet écart substantiel explique la prépondérance des villes québécoises dans le palmarès.

Pour les ménages qui cherchent à devenir propriétaires en 2026, le message est clair. Les opportunités réelles se trouvent principalement à l’extérieur des grands centres urbains comme Montréal et Québec. C’est dans les régions que le pouvoir d’achat immobilier est le mieux préservé.

Selon Nesto, la Belle Province est d’ailleurs la plus abordable au pays pour l’accession à la propriété. Elle se démarque non seulement pour l’achat, mais aussi pour la location, avec plusieurs villes où les prix demeurent systématiquement sous la moyenne nationale.

Selon la source : narcity.com

Créé par des humains, assisté par IA.

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