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La NASA confirme que l’astronaute Mike Fincke a nécessité une évacuation médicale depuis la Station spatiale
Crédit: NASA/Isaac Watson

Un retour sur Terre qui interrogeait

En janvier, la mission Crew-11 a regagné la Terre plus tôt que prévu. À quelques semaines seulement des six mois escomptés à bord de la Station Spatiale Internationale (ISS), ce retour anticipé a marqué les esprits. C’était en effet la première fois qu’une mission était écourtée pour des raisons médicales. Dans un premier temps, le silence avait prévalu : ni la NASA ni les astronautes n’avaient communiqué sur la nature de l’incident, ni sur l’identité de la personne concernée.

Le voile est désormais levé. Hier, l’agence spatiale américaine a annoncé que l’astronaute ayant nécessité cette évacuation était Mike Fincke, un véritable vétéran des vols spatiaux. Cette confirmation met fin aux spéculations et permet de mieux comprendre la chaîne d’événements qui a conduit à cette décision inédite.

L’incident du 7 janvier : un événement soudain

Mike Fincke n’est pas un novice. Avec 549 jours passés dans l’espace au cours de multiples missions, son expérience est considérable. Il est certifié comme spécialiste de mission sur la navette spatiale, copilote sur le Soyouz russe, et pilote pour le Crew Dragon de SpaceX et le Starliner de Boeing. Son palmarès inclut également neuf sorties extravéhiculaires, totalisant 48 heures et 37 minutes passées dans le vide spatial. C’est juste avant d’entreprendre sa dixième sortie que tout a basculé.

Dans une déclaration partagée par la NASA, l’astronaute a lui-même décrit la situation. « Le 7 janvier, alors que j’étais à bord de la Station Spatiale Internationale, j’ai connu un événement médical qui a nécessité l’attention immédiate de mes incroyables coéquipiers. Grâce à leur réaction rapide et aux conseils de nos médecins de vol de la NASA, mon état s’est rapidement stabilisé », a-t-il expliqué.

Une décision de prudence, pas une urgence

La stabilisation de son état n’a pas mis fin au protocole. La NASA a dû prendre une décision cruciale pour la santé de son astronaute. Mike Fincke précise la nature de ce choix : « Après une évaluation plus approfondie, la NASA a déterminé que la solution la plus sûre était un retour anticipé pour Crew-11 – non pas une urgence, mais un plan soigneusement coordonné pour pouvoir profiter de l’imagerie médicale avancée non disponible sur la station spatiale. »

Cette situation met en lumière la préparation des équipages pour de telles éventualités. Les astronautes sont formés pour gérer les urgences médicales en apesanteur. Des vidéos ont déjà montré comment ils effectueraient une réanimation cardio-pulmonaire, et la station est équipée pour la télémédecine, avec des tests incluant même un médecin holographique. Lors de la conférence de presse suivant son retour, Mike Fincke a d’ailleurs souligné le rôle essentiel joué par l’appareil à ultrasons durant cette crise.

Un amerrissage réussi et de vifs remerciements

Le plan s’est déroulé comme prévu. « Le 15 janvier, nous avons amerrit au large des côtes de San Diego après une mission incroyable de cinq mois et demi », a rapporté Mike Fincke. L’opération a été un succès, et l’astronaute a tenu à exprimer sa profonde gratitude envers tous ceux qui ont contribué à ce dénouement positif.

Il a nommément remercié ses collègues de l’Expédition 74 : Zena Cardman, Kimiya Yui, Oleg Platonov, Chris Williams, Sergey Kud-Sverchkov et Sergei Mikayev. Ses remerciements se sont étendus à « l’ensemble de l’équipe de la NASA, à SpaceX et aux professionnels de la santé de l’hôpital Scripps Memorial La Jolla près de San Diego ». Il a conclu en saluant leur « professionnalisme et leur dévouement [qui] ont assuré un résultat positif ».

Un secret médical préservé et un astronaute en forme

La nature exacte de l’urgence médicale n’a pas été divulguée. L’agence spatiale et l’astronaute conservent une discrétion totale sur ce point, et il appartiendra à Mike Fincke de partager ou non cette information s’il le juge nécessaire à l’avenir. L’essentiel reste son état de santé actuel, qu’il décrit comme très bon.

Aujourd’hui, il poursuit sa convalescence et sa réadaptation sur Terre. « Je vais très bien et je continue les reconditionnements post-vol standards au Johnson Space Center de la NASA à Houston », a-t-il déclaré. Il termine sa communication sur une note philosophique, rappelant la fragilité humaine face à l’immensité de l’espace : « Le vol spatial est un privilège incroyable, et parfois il nous rappelle à quel point nous sommes humains. Merci à tous pour votre soutien. »

Selon la source : iflscience.com

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