Kelly Osbourne répond aux commentaires « cruels » et « déshumanisants » sur son apparence
Auteur: Simon Kabbaj
Une soirée d’hommage assombrie par la critique

La cérémonie des BRIT Awards, qui s’est tenue le samedi 28 février à Manchester, en Angleterre, a vu défiler sur son tapis rouge des grands noms de la musique comme Dua Lipa, Mark Ronson ou encore Olivia Dean. Mais pour Kelly Osbourne, présente aux côtés de sa mère Sharon, l’événement revêtait une importance toute particulière : rendre hommage à son père, la légende du rock Ozzy Osbourne.
Pourtant, au lendemain de cette soirée empreinte d’émotion, l’attention s’est détournée de l’hommage pour se concentrer sur l’apparence physique de Kelly. La femme de 41 ans est alors devenue la cible de nombreuses spéculations et commentaires en ligne, la poussant à prendre la parole pour dénoncer une situation qu’elle juge cruelle et déshumanisante.
Ozzy Osbourne, une légende enfin récompensée

Le point d’orgue de la soirée pour la famille Osbourne était la remise d’un prix d’honneur posthume à Ozzy pour l’ensemble de sa carrière et ses décennies de succès avec le groupe Black Sabbath. Sur le tapis rouge, sa veuve Sharon a souligné le caractère poignant de cette reconnaissance tardive. Elle a rappelé qu’en cinquante ans de carrière, Ozzy n’avait jamais remporté un seul BRIT Award, bien qu’il ait présenté la cérémonie en 2008.
L’ancien leader de Black Sabbath est décédé en juillet de l’année précédente, à l’âge de 76 ans. Il venait tout juste de donner son concert d’adieu, intitulé « Back To The Beginning », dans sa ville natale de Birmingham. Lors de la cérémonie des BRITs, c’est le chanteur Robbie Williams qui a interprété plusieurs de ses titres, sous le regard ému de Kelly et Sharon.
La riposte face aux rumeurs et à la « cruauté »
Pendant que l’industrie musicale célébrait son père, de nombreux internautes se focalisaient sur la silhouette de Kelly Osbourne, spéculant sur une éventuelle perte de poids due à des médicaments de type GLP-1. Face à ces commentaires, la chanteuse de « Changes » a utilisé ses stories Instagram pour livrer une réponse sans détour.
« Il y a une forme de cruauté particulière à faire du mal à quelqu’un qui traverse manifestement une épreuve », a-t-elle écrit. « Me frapper alors que je suis à terre, douter de ma douleur, répandre mes difficultés comme des ragots et me tourner le dos quand j’ai le plus besoin de soutien et d’amour. »
Elle a poursuivi avec force : « Rien de tout cela ne prouve la force ; cela ne révèle qu’une profonde absence de compassion et de caractère. Je traverse actuellement la période la plus difficile de ma vie. Je ne devrais même pas avoir à me défendre. Mais je ne resterai pas assise ici à me laisser déshumaniser de la sorte ! »
Un harcèlement récurrent en pleine période de deuil
Ce n’est pas la première fois que Kelly Osbourne doit faire face à de telles attaques. Sa perte de poids visible depuis le décès de son père avait déjà suscité des vagues de commentaires. Sa mère, Sharon, avait alors expliqué que sa fille n’arrivait tout simplement pas à manger en raison de son immense chagrin.
En décembre dernier, Kelly avait déjà réagi dans une vidéo, depuis supprimée de son compte Instagram. Elle s’adressait alors directement à ses détracteurs : « Tous ces gens, allez vous faire ». Elle précisait sa pensée, visiblement à bout : « Aux gens qui continuent de penser qu’ils sont drôles et méchants en écrivant des commentaires comme ‘Es-tu malade ?’ ou ‘Arrête l’Ozempic, tu n’as pas l’air bien’, mon père vient de mourir, et je fais de mon mieux, et la seule chose pour laquelle je dois vivre en ce moment, c’est ma famille. »
Plus jugée pour son poids que pour ses addictions passées

Cette lutte contre le jugement sur son apparence est un combat de longue date pour Kelly Osbourne, qui a souvent été sous le feu des projecteurs pour des raisons très différentes. Dans une interview accordée au magazine People, elle avait mis en perspective la violence des critiques qu’elle subit.
Elle y confiait sans fard : « J’ai été toxicomane, alcoolique… J’ai été un vrai désastre, irrespectueuse envers les gens, horrible. » Pourtant, elle concluait avec un constat amer, qui résonne particulièrement aujourd’hui : « Mais on m’a plus critiquée pour être grosse que pour tout le reste. C’est insensé. » Une déclaration qui replace le débat bien au-delà d’une simple question de silhouette.
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