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L’Iran présente des excuses après l’avertissement de Donald Trump “se rendre ou périr”
Crédit: shuterstock / Masoud_Pezeshkian Khamenei.ir via wikimedia CC BY 4.0

Une semaine de guerre, des excuses inattendues

Side-by-side fusion: « January 2025 Official Presidential Portrait of Donald J. Trump.jpg » by Daniel Torok (Public domain) via Wikimedia Commons + « Portrait of Ali Khamenei, October 2016.jpg » by khamenei.ir licensed under CC BY 4.0 via Wikimedia Commons

Le conflit au Moyen-Orient, qui dure maintenant depuis une semaine, vient de prendre un tournant surprenant. Le président iranien a présenté ses excuses à ses voisins pour les avoir impliqués dans des frappes de drones. Cette guerre a débuté le 28 février par une attaque américano-israélienne contre l’Iran, provoquant une onde de choc et des perturbations majeures dans toute la région.

En représailles, l’Iran a lancé des frappes qui ont semé le chaos aux Émirats Arabes Unis, au Qatar, à Bahreïn et au Koweït. Des cibles en Arabie Saoudite, à Oman et en Azerbaïdjan ont également été visées. Ces actions ont logiquement attisé l’hostilité envers Téhéran. Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed al Ansari, a d’ailleurs déclaré à la presse que « toutes les lignes rouges ont déjà été franchies ».

La justification du président Pezeshkian

Masoud_Pezeshkian Khamenei.ir via wikimedia CC BY 4.0

C’est dans ce contexte explosif que le président iranien, Masoud Pezeshkian, est intervenu à la télévision d’État pour délivrer un message d’apaisement. « Je juge nécessaire de présenter mes excuses aux pays voisins qui ont été attaqués », a-t-il affirmé, promettant qu’aucune nouvelle attaque n’aurait lieu, sauf en cas de nouvelle agression.

Ces frappes de rétorsion iraniennes faisaient suite à la mort du Guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, tué dans les bombardements du premier jour du conflit. Le président Pezeshkian a qualifié la situation de « problème de communication », expliquant : « Nos forces armées, lorsque leurs commandants ont disparu, ont mené les opérations qui étaient nécessaires ».

Il a ensuite insisté sur la nouvelle doctrine de son pays. « Nous n’avons pas l’intention d’envahir les pays voisins », a-t-il assuré. « À partir de maintenant, n’attaquez pas les pays voisins, sauf si vous êtes attaqués en premier. Le conseil intérimaire a approuvé cette décision hier ». L’impact de ce changement de politique sur le transport aérien dans la région reste pour l’instant incertain.

Une stratégie à double visage ?

Pourtant, le discours présidentiel semble en décalage avec les déclarations d’autres responsables. Un porte-parole des forces armées iraniennes a en effet affirmé que les frappes contre les actifs américains et israéliens dans la région allaient « se poursuivre ». De récentes interceptions de missiles au-dessus du Qatar et des Émirats Arabes Unis témoignent de cette continuité des opérations.

Plus précisément, le Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) a confirmé avoir ciblé une base aérienne près d’Abu Dhabi lors d’une « frappe majeure ». Cette dualité des messages soulève des questions : s’agit-il d’une divergence au sein du pouvoir iranien ou d’une stratégie complexe visant à la fois à rassurer les voisins tout en maintenant la pression sur ses principaux adversaires ?

Donald Trump exige une « reddition inconditionnelle »

shutterstock

L’apaisement n’est visiblement pas à l’ordre du jour à Washington. Le dirigeant américain Donald Trump, âgé de 79 ans, a posé un ultimatum des plus clairs. Sur le réseau social Truth Social, il a écrit en majuscules : « Il n’y aura pas d’accord avec l’Iran, sauf une REDDITION INCONDITIONNELLE ».

Cette publication fait suite à des propos tenus à la Maison-Blanche, où il a suggéré que ceux qui refuseraient de se rendre feraient face à une « mort garantie ». S’adressant directement aux forces iraniennes, il a déclaré : « Je demande une fois de plus à tous les membres des Gardiens de la révolution iraniens, de l’armée et de la police de déposer les armes ».

Il leur a ensuite présenté un choix radical : « Vous serez parfaitement en sécurité avec une immunité totale, ou vous ferez face à une mort absolument garantie, et je ne veux pas voir ça ».

Téhéran rejette l’ultimatum : « Un rêve qu’ils emporteront dans leur tombe »

La réponse du président iranien à cette demande de reddition a été immédiate et sans équivoque. Masoud Pezeshkian a balayé les exigences américaines, les qualifiant de « rêve qu’ils devraient emporter dans leur tombe ». Une fin de non-recevoir cinglante qui témoigne de la détermination de Téhéran à ne pas céder face à la pression.

Le président iranien a conclu par une mise en garde adressée aux puissances qui seraient tentées de profiter de la situation actuelle. « Ceux qui envisagent d’exploiter ce moment pour attaquer l’Iran ne doivent pas devenir les marionnettes de l’impérialisme », a-t-il ajouté. Entre les excuses aux voisins et le défi lancé aux États-Unis, la situation reste plus volatile que jamais.

Selon la source : theweek.in

Créé par des humains, assisté par IA.

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