Trump menace l’Iran de « fureur » quelques heures après avoir déclaré la guerre « terminée »
Auteur: Adam David
Une menace de « mort, feu et fureur » sur les réseaux sociaux
Quelques heures seulement après avoir affirmé que le conflit au Moyen-Orient était terminé, Donald Trump a lancé une mise en garde d’une violence saisissante à l’encontre de l’Iran. Via le réseau social Truth Social, le président américain, âgé de 79 ans, a formulé une menace directe, conditionnée à une éventuelle fermeture du détroit d’Hormuz par les dirigeants iraniens.
Dans son message, il a promis que l’Iran « sera frappé par les États-Unis d’Amérique VINGT FOIS PLUS FORT qu’il ne l’a été jusqu’à présent ». Cette escalade verbale contraste radicalement avec ses propos tenus plus tôt, où il qualifiait la guerre de « très terminée ».
Le président a évoqué un déferlement de « mort, feu et fureur » sur les Iraniens. Paradoxalement, il a tempéré sa propre déclaration en ajoutant qu’il « espère et prie » pour que ce scénario ne se produise pas.
Le détroit d’Hormuz, un enjeu stratégique mondial
Le point de friction au cœur de cette menace est le détroit d’Hormuz. Situé entre le golfe Persique et le golfe d’Oman, ce passage maritime est l’unique voie d’accès de la région vers l’océan. Il représente l’un des points de passage les plus critiques pour l’approvisionnement mondial en pétrole.
Donald Trump a détaillé la nature de ses intentions, jurant de « sortir des cibles facilement destructibles qui rendront pratiquement impossible pour l’Iran de se reconstruire un jour ». Il a ensuite présenté ces menaces comme « un cadeau des États-Unis d’Amérique à la Chine et à toutes les nations qui utilisent abondamment le détroit d’Hormuz ».
Cette déclaration souligne l’importance géopolitique de cette étroite bande de mer. Toute perturbation du trafic pourrait avoir des conséquences économiques majeures pour de nombreux pays dépendant des exportations d’hydrocarbures de la région.
Une guerre « terminée » ? Le grand écart sémantique
La virulence des menaces présidentielles surprend d’autant plus qu’elles suivent de près une interview accordée à CBS News. Lors de cet entretien, Donald Trump avait adopté un ton résolument différent, semblant clore le chapitre du conflit. « Je pense que la guerre est très terminée, à peu près », avait-il déclaré à la chaîne d’information.
Il avait alors dressé un bilan sans appel de la situation militaire adverse : « Ils n’ont pas de marine, pas de communications, ils n’ont pas d’armée de l’air. Conclure tout ça est dans mon esprit ». Ces propos suggéraient une victoire rapide et totale, laissant peu de place au doute.
Pourtant, lors d’une conférence de presse ultérieure, un journaliste a confronté le président à cette apparente contradiction. Il a souligné que le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, venait d’affirmer que « ce n’est que le début ». Interrogé directement – « Alors, qu’en est-il ? » – Donald Trump a livré une réponse pour le moins évasive : « On pourrait dire les deux ».
Téhéran réplique et annonce un nouveau Guide suprême
La réponse iranienne à cette cacophonie de déclarations ne s’est pas fait attendre. Le Corps des Gardiens de la révolution islamique a réagi aux affirmations de Donald Trump par une phrase lapidaire, revendiquant la maîtrise du calendrier : « C’est nous qui déterminerons la fin de la guerre ».
Ce bras de fer verbal s’est déroulé dans un contexte de transition au sommet du pouvoir iranien. Le dimanche 8 mars au soir, Téhéran a officiellement annoncé que l’Ayatollah Mojtaba Khamenei remplacerait son père au poste de Guide suprême de la Révolution islamique.
Interrogé sur le message qu’il souhaitait adresser à ce nouveau dirigeant, le président américain a été catégorique. Sa réponse fut brève et sans équivoque : « aucun message », a-t-il insisté, avant de marteler : « absolument aucun ».
Au sein de l’exécutif, des nuances sur le conflit
La ligne dure affichée par Donald Trump ne ferait pas l’unanimité au sein même de son administration. Selon le président lui-même, le vice-président JD Vance serait « moins enthousiaste » à l’égard de la guerre en cours. Un sentiment que Donald Trump attribue à son passé de vétéran de la guerre en Irak.
Le président a toutefois tenu à minimiser toute divergence. « Nous nous entendons très bien là-dessus. Il était, je dirais, philosophiquement un peu différent de moi », a-t-il commenté. Il a ensuite précisé sa pensée sur la position de son second : « Je pense qu’il était peut-être moins enthousiaste à l’idée d’y aller, mais il était assez enthousiaste ».
Finalement, Donald Trump a assumé l’entière responsabilité de la décision d’engager les forces américaines. Il a conclu en justifiant son choix par un sentiment de nécessité impérieuse. « Mais j’ai pensé que c’était quelque chose que nous devions faire. Je n’avais pas l’impression que nous avions le choix ».
Selon la source : ladbible.com